Dans son discours prononcé lors de la cérémonie de commémoration à Ziguinchor, le maire de la ville, Djibril Sonko, a d’abord rendu hommage aux personnes disparues dans la catastrophe du 26 septembre 2002. « Je rends grâce au Tout-Puissant Allah de nous avoir donné, une fois de plus, l’occasion malheureuse de nous retrouver en ce lieu de mémoire et hautement symbolique, pour nous recueillir, avec émotion et gravité, et pour rendre un hommage appuyé à la mémoire de chacune des personnes disparues, arrachées à notre affection par le catastrophique naufrage du bateau Le Joola », a-t-il déclaré.
Selon le bilan officiel cité par le maire, au moins 1 863 passagers et membres de l’équipage ont péri. Pour Djibril Sonko, le temps écoulé n’a en rien atténué la portée de la tragédie. « Vingt-quatre ans après, le temps n’a pas effacé la douleur et il n’a pas non plus altéré le souvenir. Le Joola demeure présent dans notre mémoire collective, dans nos consciences et dans l’histoire de notre Nation », a-t-il souligné.
Cette année, la commémoration est placée sous le thème des « reliques du Joola pour le mémorial-musée ». Une question sur laquelle le maire de Ziguinchor estime qu’une réponse ne peut plus être différée. Selon lui, les familles attendent notamment de pouvoir retrouver les restes de leurs proches ou des objets leur ayant appartenu. « Ces familles endeuillées ne demandent pas l’impossible. Elles ne réclament ni privilège ni faveur. Elles expriment une demande simple, profondément humaine : retrouver les restes de leurs proches ou des objets leur appartenant, afin de constituer les conditions minimales de faire leur deuil », a expliqué Djibril Sonko.
Le maire interpelle directement l’État sur cette attente qui perdure depuis vingt-quatre ans. « Elle nous interpelle donc tous, mais elle engage au premier chef l’État du Sénégal », a-t-il soutenu. Il plaide ainsi explicitement pour une opération sur l’épave : « C’est pourquoi, le renflouement du Joola pour le recueillement des ossements doit aujourd’hui s’inscrire parmi les priorités de l’action publique. »
À ses yeux, l’État, les collectivités territoriales, les familles, les associations de victimes et les rescapés doivent conjuguer leurs efforts pour faire avancer ce dossier. Les leçons du Joola « pas encore » toutes tirées. Djibril Sonko a également profité de la cérémonie pour attirer l’attention sur la persistance de certains comportements dans le secteur des transports. « Vingt-quatre ans après, force est de constater aussi que le peuple sénégalais n’a pas encore, semble-t-il, tiré toutes les leçons du naufrage du bateau Le Joola », a-t-il estimé.
Le maire pointe notamment « les pratiques de surcharge » et « le non-respect des réglementations dans certains secteurs de transport ». Il appelle, face à la récurrence des accidents, à « un changement de comportement et à une prise de conscience citoyenne collective ».
Un appel pour le désenclavement et la relance économique de la Casamance
Au-delà de la commémoration, Djibril Sonko a profité de la présence du Premier ministre pour porter plusieurs préoccupations relatives à la Casamance. Il demande notamment au gouvernement de renforcer l’accompagnement des familles déplacées revenues dans leurs villages d’origine et d’accélérer le désenclavement de la région. « Je voudrais lancer un appel solennel au Gouvernement du Sénégal afin qu’il renforce le dispositif d’accompagnement et de soutien aux familles déplacées de retour dans leurs villages d’origine, qu’il poursuive et intensifie les efforts engagés en faveur du désenclavement routier, aérien et maritime de la Casamance », a déclaré le maire.
Il plaide parallèlement pour la relance des activités économiques et sociales, notamment à travers l’installation d’unités de transformation des produits agricoles et des fruits locaux ainsi que l’accélération du projet d’agropole. Djibril Sonko réclame également la poursuite et l’intensification des opérations de déminage afin de sécuriser les zones concernées et de favoriser le retour durable des populations.
Pont Émile Badiane : « Le temps presse »
Autre dossier sur lequel le maire a fortement interpellé le gouvernement : l’état du pont Émile Badiane. Tout en reconnaissant les difficultés qui pèsent sur les finances publiques, Djibril Sonko considère que la reconstruction de cet ouvrage doit être érigée en priorité. « Certes, le pays traverse une zone de forte turbulence en matière de finances publiques et notre rapport aux marchés financiers extérieurs ne peut être plus compliqué mais, Monsieur le Premier Ministre, l’état de dégradation désormais très avancé du pont constitue un risque permanent qui justifie de considérer sa reconstruction parmi les priorités d’intervention de l’État dans la région », a-t-il lancé.
Pour le maire, il s’agit désormais d’une urgence : « La Casamance ne saurait supporter davantage une catastrophe du fait d’un manque d’anticipation, de prévention. L’État doit dans l’urgence trouver une solution efficace et viable. »
Rappelant le rôle joué pendant près d’un demi-siècle par cet ouvrage dans la continuité territoriale et les échanges avec le reste du Sénégal, mais également avec la Gambie et la Guinée-Bissau, Djibril Sonko insiste : « Aujourd’hui, le temps presse. Chaque jour qui passe accentue les effets de la dégradation progressive et irréversible de cet ouvrage stratégique. »
Selon le bilan officiel cité par le maire, au moins 1 863 passagers et membres de l’équipage ont péri. Pour Djibril Sonko, le temps écoulé n’a en rien atténué la portée de la tragédie. « Vingt-quatre ans après, le temps n’a pas effacé la douleur et il n’a pas non plus altéré le souvenir. Le Joola demeure présent dans notre mémoire collective, dans nos consciences et dans l’histoire de notre Nation », a-t-il souligné.
Cette année, la commémoration est placée sous le thème des « reliques du Joola pour le mémorial-musée ». Une question sur laquelle le maire de Ziguinchor estime qu’une réponse ne peut plus être différée. Selon lui, les familles attendent notamment de pouvoir retrouver les restes de leurs proches ou des objets leur ayant appartenu. « Ces familles endeuillées ne demandent pas l’impossible. Elles ne réclament ni privilège ni faveur. Elles expriment une demande simple, profondément humaine : retrouver les restes de leurs proches ou des objets leur appartenant, afin de constituer les conditions minimales de faire leur deuil », a expliqué Djibril Sonko.
Le maire interpelle directement l’État sur cette attente qui perdure depuis vingt-quatre ans. « Elle nous interpelle donc tous, mais elle engage au premier chef l’État du Sénégal », a-t-il soutenu. Il plaide ainsi explicitement pour une opération sur l’épave : « C’est pourquoi, le renflouement du Joola pour le recueillement des ossements doit aujourd’hui s’inscrire parmi les priorités de l’action publique. »
À ses yeux, l’État, les collectivités territoriales, les familles, les associations de victimes et les rescapés doivent conjuguer leurs efforts pour faire avancer ce dossier. Les leçons du Joola « pas encore » toutes tirées. Djibril Sonko a également profité de la cérémonie pour attirer l’attention sur la persistance de certains comportements dans le secteur des transports. « Vingt-quatre ans après, force est de constater aussi que le peuple sénégalais n’a pas encore, semble-t-il, tiré toutes les leçons du naufrage du bateau Le Joola », a-t-il estimé.
Le maire pointe notamment « les pratiques de surcharge » et « le non-respect des réglementations dans certains secteurs de transport ». Il appelle, face à la récurrence des accidents, à « un changement de comportement et à une prise de conscience citoyenne collective ».
Un appel pour le désenclavement et la relance économique de la Casamance
Au-delà de la commémoration, Djibril Sonko a profité de la présence du Premier ministre pour porter plusieurs préoccupations relatives à la Casamance. Il demande notamment au gouvernement de renforcer l’accompagnement des familles déplacées revenues dans leurs villages d’origine et d’accélérer le désenclavement de la région. « Je voudrais lancer un appel solennel au Gouvernement du Sénégal afin qu’il renforce le dispositif d’accompagnement et de soutien aux familles déplacées de retour dans leurs villages d’origine, qu’il poursuive et intensifie les efforts engagés en faveur du désenclavement routier, aérien et maritime de la Casamance », a déclaré le maire.
Il plaide parallèlement pour la relance des activités économiques et sociales, notamment à travers l’installation d’unités de transformation des produits agricoles et des fruits locaux ainsi que l’accélération du projet d’agropole. Djibril Sonko réclame également la poursuite et l’intensification des opérations de déminage afin de sécuriser les zones concernées et de favoriser le retour durable des populations.
Pont Émile Badiane : « Le temps presse »
Autre dossier sur lequel le maire a fortement interpellé le gouvernement : l’état du pont Émile Badiane. Tout en reconnaissant les difficultés qui pèsent sur les finances publiques, Djibril Sonko considère que la reconstruction de cet ouvrage doit être érigée en priorité. « Certes, le pays traverse une zone de forte turbulence en matière de finances publiques et notre rapport aux marchés financiers extérieurs ne peut être plus compliqué mais, Monsieur le Premier Ministre, l’état de dégradation désormais très avancé du pont constitue un risque permanent qui justifie de considérer sa reconstruction parmi les priorités d’intervention de l’État dans la région », a-t-il lancé.
Pour le maire, il s’agit désormais d’une urgence : « La Casamance ne saurait supporter davantage une catastrophe du fait d’un manque d’anticipation, de prévention. L’État doit dans l’urgence trouver une solution efficace et viable. »
Rappelant le rôle joué pendant près d’un demi-siècle par cet ouvrage dans la continuité territoriale et les échanges avec le reste du Sénégal, mais également avec la Gambie et la Guinée-Bissau, Djibril Sonko insiste : « Aujourd’hui, le temps presse. Chaque jour qui passe accentue les effets de la dégradation progressive et irréversible de cet ouvrage stratégique. »