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Moustapha Diakhaté charge le procureur : « Il lui reste encore 998 mandats de dépôt s’il veut me faire taire »

Mardi 5 Août 2025

Moustapha Diakhaté charge le procureur : « Il lui reste encore 998 mandats de dépôt s’il veut me faire taire »
 Après cinquante jours de détention à la prison de Rebeuss, l’ancien député Moustapha Diakhaté est de retour sur le devant de la scène, plus combatif que jamais. Face à la presse ce mardi après-midi, l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar a livré un plaidoyer virulent contre ce qu’il qualifie de « guerre juridique » orchestrée par le tribunal de grande instance de Dakar, avec à sa tête le procureur de la République Ibrahima Ndoye.

« Ce qui s’est passé avec mon arrestation est inacceptable », a lancé M. Diakhaté, affirmant que le parquet serait instrumentalisé à des fins politiques. « Je tiens à signaler au procureur qu’il lui reste encore 998 mandats de dépôt s’il veut me faire taire, parce que jusqu’à 1000, je ne me lasserai pas de dénoncer l’injustice et les défaillances de l’actuel régime. »

Accusations graves contre le procureur et le parquet
Moustapha Diakhaté ne mâche pas ses mots. Il accuse directement le procureur Ibrahima Ndoye de double standard : « C’est un parquet à deux vitesses. Il est intransigeant avec l’opposition, mais indulgent avec les responsables de Pastef. Quand on voit ce genre d’action, c’est que ces magistrats-là trahissent la loi. »

Selon lui, son arrestation pour offense au chef de l’État n’est qu’un prétexte : « Moi qui défends la République, on me dit que je l’ai offensé ? C’est honteux, c’est ridicule. » Il évoque même une déclaration du président du tribunal de Dakar lors du procès de Djiby Ndiaye, selon laquelle « il faudrait attaquer davantage le procureur ». Une preuve, selon lui, de la politisation de la justice.

Un combat pour la liberté d’expression
L’ancien parlementaire insiste : « Dans une démocratie, il ne peut pas y avoir de limite sur le droit du citoyen à critiquer ceux qui les gouvernent. » Pour lui, critiquer le président ou le procureur n’est pas une infraction, mais un droit fondamental. Il se dit prêt à retourner en prison si nécessaire : « Si ma vie doit y rester, elle y restera. »

Des accusations contre le régime de Pastef
Moustapha Diakhaté n’épargne pas le pouvoir en place. Il accuse le parti présidentiel d’avoir trahi ses engagements : « Le Pastef avait promis de supprimer l’article 80, l’article 254… Ils ne l’ont pas fait. Ils ont menti aux Sénégalais. » Pour lui, les arrestations pour délit d’offense ne sont que les conséquences directes de ces reniements.

Des conditions de détention dénoncées
Souffrant d’asthme chronique, M. Diakhaté a également dénoncé les conditions inhumaines de sa détention : « J’étais privé de traitement. Comment peut-on confisquer un médicament vital à quelqu’un qui peut en avoir besoin à tout moment ? » Il accuse même le commissaire du port, où il a été détenu au départ, de tentative d’assassinat : « Ce commissaire est un voyou, un assassin. » Selon lui, cette tentative d’étouffement pourrait avoir des conséquences graves, et l’État devra en assumer la responsabilité.
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