Mory Gueye répond à Momar Diongue: «Idrissa Seck, que vous pensez "s'obscurcir" me parait totalement superficiel et ne peut nullement résister à l'analyse »

Mercredi 2 Octobre 2019

Mon cher Momar, loin de vous faire une leçon en analyse politique, je n'en ai pas la prétention, ou une critique dictée par la fibre libérale militante qui vit en moi, permettez-moi juste, humblement, de vous signaler que votre argumentaire sur l'avenir politique du Président Idrissa Seck, que vous pensez "s'obscurcir" me parait totalement superficiel et ne peut nullement résister à l'analyse.

D'abord, vous avez évoqué deux faits politiques "majeurs" pour étayer votre argumentaire: la réconciliation de Massalikoul Jinaane et la libération de Khalifa Ababacar Sall. 
L'avenir politique d'une personnalité de la trempe du Président Idrissa Seck ne peut pas être tributaire de phénomènes sociologiques n'ayant aucun rapport avec les mécanismes juridiques et constitutionnels qui encadrent l'accession à la magistrature suprême.

Vous semblez, dans le même registre, mettre en exergue, l'importance du statut du chef de l'opposition comme élément déterminant de la course présidentielle. Or, dans une démocratie avancée, il est notoire que ce poste constitutionnel n'est pas garant d'une transition systématique d'une position d'opposition une posture de pouvoir. Ce qui fait la différence, c'est le concours circonstanciel des éléments du moment.

La libération de Khalifa Ababacar Sall est une très bonne nouvelle pour la démocratie sénégalaise et la consolidation de notre État de droit. Il a été injustement emprisonné et le Rewmi a porté le combat de sa libération. 


De grâce, n'opposons pas Khalifa Ababacar Sall au Président Idrissa Seck ! Ils sont deux valeureux fils du Sénégal, conscients des enjeux de l'heure et qui ont fait don de leur propre personne pour l'intérêt supérieur du pays en se basant sur des valeurs idéologiques et doctrinales complémentaires.

En fin de compte, votre syllogisme s'est effondré, car s'étant appuyé sur deux fausses prémisses. La réconciliation de Massalikoul Jinaane et la libération de Khalifa Ababacar Sall ne peuvent pas assombrir l'avenir du Président Idrissa Seck, vu que, ces 30 dernières années, toutes les prédictions et analyses politiques superficielles ont été déjouées par celui qui a fait accéder Me Wade au pouvoir en 2000.

Fraternellement.

Mory GUEYE 
Secrétaire National de la jeunesse de Rewmi.
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