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Moody’s dégrade le Sénégal : Barthélémy Dias fustige « un gouvernement sans boussole »

Mardi 14 Octobre 2025

La dégradation de la note souveraine du Sénégal par Moody’s inquiète Le Mouvement «Senegaal Bi Ñu Bokk», qui parle d’un gouvernement sans boussole. Un réquisitoire contre le régime de Pastef.


La dégradation de la note souveraine du Sénégal par Moody’s enflamme la classe politique. Le Mouvement Sene­gaal Bi Ñu Bokk, dirigé par Barthélemy Dias, dit avoir «pris acte de la décision de l’agence de notation» avec perspective négative. «Cette dégradation, la troisième en moins d’un an, est un signal de méfiance clair envoyé par les marchés internationaux. Cette décision n’est pas un simple indicateur économique : elle traduit une gouvernance budgétaire sans cap, un Etat qui a perdu la confiance de ses partenaires et un Peuple qui en subit chaque jour les conséquences», explique le mouvement. Il ajoute à cette mesure que le Fmi, «qui a suspendu son programme avec le Sénégal, pointant des erreurs systémiques dans les chiffres transmis par le gouvernement».


Et le constat est alarmant : «Les conséquences sont implacables : le pays est désormais classé parmi les débiteurs à haut risque, paie ses emprunts à des taux supérieurs à 7%, tandis que le ratio dette/Pib s’envole à près de 119%, un record historique. Chaque point d’intérêt supplémentaire représente moins de lits d’hôpitaux, moins d’écoles et moins d’emplois pour nos jeunes.»


Barth’ rappelle que cette «crise est née d’une déclaration irresponsable et inopportune». «En 2024, le Premier ministre affirmait l’existence d’une dette cachée de plusieurs milliers de milliards. Cette déclaration a ébranlé la crédibilité du Sénégal sur les marchés, semé le doute auprès des bailleurs et brisé une confiance bâtie depuis des années», insiste l’ex-maire de Dakar. D’après Senegaal Bi Ñu Bokk, «depuis, le pays s’enfonce dans une spirale de confusion : les chiffres changent, les ministres se contredisent, les engagements ne sont plus tenus». Or, en économie, il est possible d’emprunter de l’argent, mais jamais la confiance, insiste Barth’.


Le Secrétariat exécutif provisoire de Senegaal Bi Ñu Bokk parle de «gouvernement sans boussole». «Pendant que nos voisins renforcent la rigueur et la transparence, le Sénégal s’enlise dans l’improvisation ; préférant les slogans aux solutions, la communication à la planification, et les attaques politiques à la réforme économique», note-t-il.


Aujourd’hui, les conséquences sont visibles : Le Fmi gèle ses décaissements ; les investissements ne se matérialisent toujours pas. Surtout que, ajoute-t-il, que «les impôts augmentent pour combler les déficits, asphyxiant les familles et les petites entreprises, une pression fiscale déséquilibrée : les plus modestes paient pendant que les privilégiés sont protégés». «L’incompétence devient une menace sanitaire. A cette crise économique, s’ajoute désormais une crise sanitaire majeure», pense Senegaal Bi Ñu Bokk.


«Face à cette dérive», le Mouvement Senegaal Bi Ñu Bokk appelle le gouvernement à rompre avec la fuite en avant. «Il est temps de passer des discours aux actes concrets : publier le rapport du cabinet Mazars sur la dette publique -les Sénégalais ont droit à la vérité, centraliser la dette publique dans un compte unique du Trésor afin de disposer d’une vision consolidée des engagements de l’Etat et d’éviter les dépôts dispersés dans des structures parallèles, publier mensuellement les statistiques budgétaires, à l’image du Rwanda, qui présente chaque mois ses recettes, ses dépenses et le service de la dette, réformer le système fiscal pour le rendre équitable, juste et orienté vers le développement, et non vers la survie d’un régime», assure-t-il.

Pour Barth’ et Cie, le «Sénégal n’a pas besoin de discours triomphants : il a besoin de transparence, de justice, de courage politique et d’actions». Ainsi, le Peuple doit savoir que «chaque dégradation de note, chaque hausse de taux, chaque retard de décaissement du Fmi… se traduit concrètement dans la vie quotidienne. Des prix plus élevés dans les marchés, des taxes nouvelles sur les produits de base, des investissements publics retardés, des emplois perdus. Il ne s’agit pas d’une sanction technique, mais bien d’une sanction économique, sociale et politique».
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