Mondial 2026 : à Seattle, le « match des fiertés » entre l'Égypte et l'Iran s'est déroulé dans un climat de revendications

Samedi 27 Juin 2026

Le match nul (1-1) entre l'Égypte et l'Iran, disputé vendredi au Lumen Field de Seattle, a dépassé le simple cadre sportif. Présentée par le comité local d'organisation comme le « match des fiertés », une appellation que la FIFA a refusé d'officialiser, cette rencontre s'est déroulée dans une ambiance marquée par de nombreuses revendications politiques et sociétales, sans incident majeur.


Bien avant le coup d'envoi, les rues de Pioneer Square, quartier situé aux abords du stade, ont été le théâtre de plusieurs rassemblements. En pleine « Pride Week » de Seattle, des militants des droits des personnes LGBTQ+ arboraient des drapeaux arc-en-ciel, tandis que d'autres groupes manifestaient contre la République islamique d'Iran, brandissant l'ancien drapeau iranien.

À cette mosaïque de revendications se sont ajoutés des soutiens à la Palestine et au Liban, des opposants à la politique israélienne, des manifestants hostiles à l'administration Trump ainsi que des prédicateurs évangéliques distribuant des messages religieux aux abords du stade.

Malgré ce contexte particulier, la rencontre s'est déroulée sans débordement. Les supporters égyptiens et iraniens ont largement dominé les tribunes, côtoyant des spectateurs arborant des symboles arc-en-ciel. Comme l'avait précisé la FIFA avant la rencontre, les drapeaux LGBTQ+ étaient autorisés à l'intérieur du Lumen Field, où plusieurs ont été aperçus.

Le seul moment de tension est intervenu avant le coup d'envoi, lorsque l'hymne officiel de la République islamique d'Iran a été copieusement hué par une partie du public. Une fois le match lancé, les encouragements des deux camps ont rapidement pris le dessus.

Sur le terrain, l'Iran est passé tout près d'un succès dans les dernières minutes. Les Iraniens ont vu un but leur être refusé dans le temps additionnel avant de trouver la barre transversale quelques instants plus tard, laissant échapper une victoire qui aurait pu changer leur destin dans le tournoi.

À la sortie du stade, une image résumait l'atmosphère de cette soirée singulière : un manifestant tenait une pancarte sur laquelle on pouvait lire un message simple mais évocateur : « Faites plus de sport, moins de guerres ». Une formule qui a trouvé un écho particulier dans une rencontre où le football s'est retrouvé, une nouvelle fois, au croisement des enjeux sportifs, politiques et sociétaux.
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