Selon Liberation, la Division des investigations criminelles (Dic) a interpellé trois personnes, déférées au parquet le 28 juillet pour association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des deniers publics, blanchiment de capitaux, exploitation illégale de jeux en ligne, accès illégal dans un système informatique et fraude fiscale.
L'enquête a été déclenchée par deux plaintes déposées tour à tour par l'Agent judiciaire de l'État (Aje), pour le compte de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), et la Sonatel contre la plateforme de jeux en ligne Mégapari, qui agit en toute illégalité au Sénégal.
En effet, les investigations sommaires menées en interne par la Lonase ont permis de déceler l'utilisation par cette mafia de procédés de communication frauduleux, notamment des images générées par l'intelligence artificielle afin d'accréditer l'existence d'un partenariat avec la société nationale des jeux.
Plus grave, la Lonase est dans l'incapacité d'évaluer le montant du préjudice subi sur les taxes et impôts, surtout avec la nouvelle loi qui fixe le taux à 20 % sur les revenus des jeux.
La Sonatel, pour sa part, a reçu une alerte technique faisant état d'un volume anormalement élevé de tentatives d'annulation de transactions effectuées via le service Orange Money.
Ainsi, les investigations approfondies qui ont été menées par les services techniques de la Sonatel ont permis de relever l'existence de milliers de tentatives répétées d'annulation de transactions. Ces opérations s'inscrivaient dans le cadre d'un usage détourné du service Orange Money, impliquant Mégapari.
Les vérifications effectuées ont confirmé que ces tentatives d'annulation échouent le plus souvent, car les mises reçues, principalement sur certains numéros liés à la plateforme, étaient systématiquement transférées vers la Côte d'Ivoire pour la majeure partie, ou sur le compte de trois numéros sénégalais.
Les montants amassés sont énormes. Rien que sur trois numéros marchands affiliés à la plateforme Mégapari, les enquêteurs de la Dic ont retracé des flux d'un montant global de 3 213 623 400 FCFA, 2 622 572 480 FCFA et 1 300 578 000 FCFA.
En pistant les numéros, les enquêteurs ont interpellé deux Sénégalais puis intercepté à l'Aibd une ressortissante camerounaise du nom de Sidonie Flore Oyane qui tentait de quitter le pays.
Interrogée sur ses liens avec Mégapari, elle a informé qu'elle connaît cette plateforme de jeux en ligne ainsi que d'autres comme « Nosa », « Pandapo », « Jerejef », dont le propriétaire se nomme Ntale Jean Martial Ndongo, un ressortissant camerounais basé en Russie.
D'après ses affirmations, c'est ce dernier qui dirige, coordonne et centralise toutes les activités de Mégapari.
Concernant son rôle dans cette structure, elle a soutenu que le propriétaire de Mégapari, qui serait son ex-petit ami, lui avait demandé, juste après son arrivée au Sénégal courant avril 2026, d'acheter une puce téléphonique avec son passeport camerounais et d'ouvrir deux comptes Wave et Orange Money pour lui permettre d'y transiter les fonds issus des mises des parieurs à partir de sa plateforme.
Elle a ajouté que suivant les instructions de Ntale Jean Martial Ndongo, qui travaille avec le Sénégalais Moussa Diop établi lui aussi en Russie, elle transférait les fonds qu'elle recevait des employés de ce dernier, vers des comptes Wave ou Orange Money dont les titulaires sont basés entre le Mali, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire.
D'après ses dires, les fonds étaient ensuite réinvestis par Ntale Jean Martial Ndongo dans l'achat de cryptomonnaies.
Les investigations de la Dic ont établi que Mégapari, une vraie structure fantôme, ne dispose ni de comptes bancaires, ni de siège social au Sénégal. Elle est aussi inconnue du répertoire des entreprises de l'Apix.
L'enquête a été déclenchée par deux plaintes déposées tour à tour par l'Agent judiciaire de l'État (Aje), pour le compte de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), et la Sonatel contre la plateforme de jeux en ligne Mégapari, qui agit en toute illégalité au Sénégal.
En effet, les investigations sommaires menées en interne par la Lonase ont permis de déceler l'utilisation par cette mafia de procédés de communication frauduleux, notamment des images générées par l'intelligence artificielle afin d'accréditer l'existence d'un partenariat avec la société nationale des jeux.
Plus grave, la Lonase est dans l'incapacité d'évaluer le montant du préjudice subi sur les taxes et impôts, surtout avec la nouvelle loi qui fixe le taux à 20 % sur les revenus des jeux.
La Sonatel, pour sa part, a reçu une alerte technique faisant état d'un volume anormalement élevé de tentatives d'annulation de transactions effectuées via le service Orange Money.
Ainsi, les investigations approfondies qui ont été menées par les services techniques de la Sonatel ont permis de relever l'existence de milliers de tentatives répétées d'annulation de transactions. Ces opérations s'inscrivaient dans le cadre d'un usage détourné du service Orange Money, impliquant Mégapari.
Les vérifications effectuées ont confirmé que ces tentatives d'annulation échouent le plus souvent, car les mises reçues, principalement sur certains numéros liés à la plateforme, étaient systématiquement transférées vers la Côte d'Ivoire pour la majeure partie, ou sur le compte de trois numéros sénégalais.
Les montants amassés sont énormes. Rien que sur trois numéros marchands affiliés à la plateforme Mégapari, les enquêteurs de la Dic ont retracé des flux d'un montant global de 3 213 623 400 FCFA, 2 622 572 480 FCFA et 1 300 578 000 FCFA.
En pistant les numéros, les enquêteurs ont interpellé deux Sénégalais puis intercepté à l'Aibd une ressortissante camerounaise du nom de Sidonie Flore Oyane qui tentait de quitter le pays.
Interrogée sur ses liens avec Mégapari, elle a informé qu'elle connaît cette plateforme de jeux en ligne ainsi que d'autres comme « Nosa », « Pandapo », « Jerejef », dont le propriétaire se nomme Ntale Jean Martial Ndongo, un ressortissant camerounais basé en Russie.
D'après ses affirmations, c'est ce dernier qui dirige, coordonne et centralise toutes les activités de Mégapari.
Concernant son rôle dans cette structure, elle a soutenu que le propriétaire de Mégapari, qui serait son ex-petit ami, lui avait demandé, juste après son arrivée au Sénégal courant avril 2026, d'acheter une puce téléphonique avec son passeport camerounais et d'ouvrir deux comptes Wave et Orange Money pour lui permettre d'y transiter les fonds issus des mises des parieurs à partir de sa plateforme.
Elle a ajouté que suivant les instructions de Ntale Jean Martial Ndongo, qui travaille avec le Sénégalais Moussa Diop établi lui aussi en Russie, elle transférait les fonds qu'elle recevait des employés de ce dernier, vers des comptes Wave ou Orange Money dont les titulaires sont basés entre le Mali, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire.
D'après ses dires, les fonds étaient ensuite réinvestis par Ntale Jean Martial Ndongo dans l'achat de cryptomonnaies.
Les investigations de la Dic ont établi que Mégapari, une vraie structure fantôme, ne dispose ni de comptes bancaires, ni de siège social au Sénégal. Elle est aussi inconnue du répertoire des entreprises de l'Apix.