Matam : pourquoi Thierno Mouhamadou Lamine Ly a refusé de diriger la prière mortuaire d’un jeune

Lundi 10 Aout 2026

Le décès accidentel d’un jeune originaire de Ndouloumadji, survenu à Doumga Ouro Alpha, dans la commune de Bokidiawé, département de Matam, a suscité une réaction du guide religieux Thierno Mouhamadou Lamine Ly. Alors que les premières informations faisaient état d’un refus d’inhumation selon le rite musulman, les dernières informations recoupées par Exclusif.net apportent une précision importante : il ne s’agirait pas d’un refus d’inhumer le défunt, mais plutôt d’un refus du guide religieux de diriger la prière mortuaire.

Selon les informations rapportées initialement, le marabout s’était opposé à ce que le jeune soit pris en charge selon les rites musulmans, en raison notamment de son comportement et de ce qu’il considère comme un non-respect des prescriptions religieuses.



Pour Thierno Mouhamadou Lamine Ly, cette décision constitue avant tout un message adressé à la jeunesse et à l’ensemble de la communauté. Le guide religieux dénonce certains comportements qu’il juge contraires aux valeurs religieuses et sociales, notamment ceux liés à la consommation de drogue.

Il appelle les jeunes à davantage de vigilance et de responsabilité, estimant que certaines dérives doivent être combattues avec fermeté.


Dans son intervention, le religieux interpelle également les parents. Il les invite à renforcer l’éducation et l’encadrement de leurs enfants afin de prévenir la consommation de drogue et d’autres comportements qu’il juge préoccupants.

Selon lui, cette responsabilité ne doit pas incomber uniquement aux autorités. Les familles ont également un rôle central à jouer dans la prévention et l’accompagnement des jeunes.

Une précision importante sur les faits

Aux dernières nouvelles, selon les informations recoupées par Exclusif.net, il ne s’agit donc pas d’un refus d’inhumation. Le jeune défunt devait bien être inhumé, mais Thierno Mouhamadou Lamine Ly aurait refusé de diriger la prière mortuaire.

Cette précision permet de distinguer le refus de participer à la prière funéraire d’un éventuel refus d’inhumer le défunt selon le rite musulman.

La décision du guide religieux continue néanmoins de susciter des réactions dans la communauté et relance le débat sur l’éducation des jeunes, la consommation de drogue, le rôle des familles et la place des guides religieux dans de telles situations.
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