Interpellé à Nioro sur la base d’un avis d’arrestation émis par la Brigade de recherches (BR) de Keur Massar, le TikTokeur Saliou Mbaye, plus connu sous le nom de Zale Mbaye, se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une affaire sensible. Mais au-delà des soupçons actuels, son nom reste étroitement lié à un précédent dossier marqué par de graves accusations liées au VIH.
En mars dernier, aux côtés de la TikTokeuse Nogaye Dieng, alias Nogaye Kara, il avait été condamné à un an de prison, dont trois mois ferme, pour collecte illicite de données personnelles et injures publiques visant Laya Diallo. Le parquet avait requis deux ans, dont trois mois ferme, mais le tribunal avait prononcé une peine plus clémente.
Au cœur de cette affaire : un live diffusé sur TikTok, dans lequel les deux influenceurs s’en étaient pris à Laya Diallo après un différend portant sur l’organisation de l’anniversaire d’une certaine Fanta Mboup. Selon la plaignante, le désaccord n’avait pas été accepté par les mis en cause.
Dans une séquence largement relayée sur les réseaux sociaux, Zale Mbaye et sa coaccusée l’avaient traitée de prostituée. Plus grave encore, Zale Mbaye avait publié la photo et le numéro de téléphone de la jeune femme en la présentant comme atteinte du VIH. Ces accusations, jugées diffamatoires et attentatoires à la vie privée, avaient valu aux deux influenceurs une condamnation pénale.
L’affaire avait profondément choqué l’opinion, notamment en raison de la stigmatisation associée au VIH et de la diffusion publique de données personnelles. Le tribunal avait retenu la gravité des propos et la portée des publications, dans un contexte de forte viralité sur les réseaux sociaux.
La récente arrestation de Zale Mbaye ravive également le souvenir d’un autre épisode judiciaire : l’affaire dite de Kaolack, en décembre 2015, lorsque onze hommes avaient été interpellés pour une supposée célébration de mariage homosexuel au lycée Ibrahima Diouf. Parmi eux figurait Zale Mbaye. Après trois jours de garde à vue, le dossier avait été classé sans suite, faute de preuves.