L'offensive coordonnée menée par les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM) et les combattants du Front de libération de l'Azawad (FLA) continue de secouer le nord du Mali. Si le calme est progressivement revenu dans plusieurs localités visées depuis le 4 juillet, les combats se poursuivent autour d'Anéfis, où les forces armées maliennes (FAMa), appuyées par les combattants russes d'Africa Corps, tentent de contenir une offensive qui menace l'un des principaux verrous stratégiques de la région de Kidal.
Selon plusieurs sources, les affrontements se sont intensifiés dimanche sur l'axe reliant Gao à Anéfis. L'état-major malien a confirmé que les combats étaient toujours en cours, évoquant l'arrivée de renforts ennemis en hommes et en matériel.
Au cours de cette offensive, une colonne composée de militaires maliens, de combattants russes d'Africa Corps et d'éléments du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA) est tombée dans une embuscade entre Tarkint et Tabankort, à moins de 100 kilomètres d'Anéfis. Le convoi se dirigeait vers cette ville pour renforcer les positions gouvernementales.
Les combats, particulièrement violents, ont duré plusieurs heures. Un hélicoptère russe de type Mi-24 a été abattu au cours des affrontements. Des vidéos montrant le crash de l'appareil ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, diffusées notamment par des responsables et des soutiens du Front de libération de l'Azawad.
Selon des informations concordantes, le JNIM et le FLA ont mobilisé d'importants moyens militaires, notamment des drones kamikazes, des véhicules piégés et des engins explosifs improvisés, infligeant de lourdes pertes matérielles au convoi. Plusieurs blindés auraient été détruits. Aucun bilan humain officiel n'a toutefois été communiqué.
Face à l'intensité des combats, le convoi gouvernemental aurait finalement rebroussé chemin dans la soirée pour regagner Gao.
Anéfis, un enjeu stratégique majeur
Située à une centaine de kilomètres de Kidal, Anéfis constitue aujourd'hui l'un des principaux points de friction du conflit. Après la prise de Kidal par le FLA, avec l'appui du JNIM, lors de l'offensive d'avril dernier, cette localité est devenue une position essentielle pour les deux camps.
L'objectif des groupes armés est de consolider leur contrôle de la région de Kidal en s'emparant d'Anéfis et d'Aguelhok, tout en ouvrant un corridor vers Gao. De leur côté, les autorités maliennes cherchent à préserver cette position stratégique afin d'empêcher une nouvelle progression des groupes armés et de préparer une éventuelle reconquête.
Selon plusieurs sources, plusieurs soldats maliens auraient été capturés au cours des premiers affrontements. Malgré la pression, le camp militaire d'Anéfis resterait toujours sous le contrôle des FAMa et d'Africa Corps.
Africa Corps rejette les rumeurs de négociations
Parallèlement aux combats, des informations faisant état de discussions entre les forces russes et les groupes armés pour obtenir un couloir de repli ont circulé ces derniers jours.
Africa Corps a fermement démenti ces informations dans un message publié sur les réseaux sociaux, promettant de poursuivre les opérations contre les groupes jihadistes. Le mouvement affirme également avoir éliminé plusieurs chefs du JNIM, une information qui n'a pas pu être confirmée de manière indépendante.
Bamako assume désormais la présence d'Africa Corps
Cette nouvelle offensive marque également un tournant dans la communication officielle des autorités maliennes. Pour la première fois, l'état-major des FAMa a reconnu publiquement la participation d'Africa Corps aux opérations militaires. Jusqu'à présent, Bamako évoquait seulement l'appui de « partenaires étrangers » sans citer explicitement les forces russes.
L'armée malienne affirme avoir anticipé cette offensive grâce à des renseignements obtenus en amont et assure avoir renforcé la sécurité dans plusieurs villes stratégiques, notamment Gao et Sévaré. Malgré ces mesures, la situation demeure particulièrement volatile et de nouveaux affrontements restent redoutés dans les prochains jours autour d'Anéfis.
Selon plusieurs sources, les affrontements se sont intensifiés dimanche sur l'axe reliant Gao à Anéfis. L'état-major malien a confirmé que les combats étaient toujours en cours, évoquant l'arrivée de renforts ennemis en hommes et en matériel.
Au cours de cette offensive, une colonne composée de militaires maliens, de combattants russes d'Africa Corps et d'éléments du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA) est tombée dans une embuscade entre Tarkint et Tabankort, à moins de 100 kilomètres d'Anéfis. Le convoi se dirigeait vers cette ville pour renforcer les positions gouvernementales.
Les combats, particulièrement violents, ont duré plusieurs heures. Un hélicoptère russe de type Mi-24 a été abattu au cours des affrontements. Des vidéos montrant le crash de l'appareil ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, diffusées notamment par des responsables et des soutiens du Front de libération de l'Azawad.
Selon des informations concordantes, le JNIM et le FLA ont mobilisé d'importants moyens militaires, notamment des drones kamikazes, des véhicules piégés et des engins explosifs improvisés, infligeant de lourdes pertes matérielles au convoi. Plusieurs blindés auraient été détruits. Aucun bilan humain officiel n'a toutefois été communiqué.
Face à l'intensité des combats, le convoi gouvernemental aurait finalement rebroussé chemin dans la soirée pour regagner Gao.
Anéfis, un enjeu stratégique majeur
Située à une centaine de kilomètres de Kidal, Anéfis constitue aujourd'hui l'un des principaux points de friction du conflit. Après la prise de Kidal par le FLA, avec l'appui du JNIM, lors de l'offensive d'avril dernier, cette localité est devenue une position essentielle pour les deux camps.
L'objectif des groupes armés est de consolider leur contrôle de la région de Kidal en s'emparant d'Anéfis et d'Aguelhok, tout en ouvrant un corridor vers Gao. De leur côté, les autorités maliennes cherchent à préserver cette position stratégique afin d'empêcher une nouvelle progression des groupes armés et de préparer une éventuelle reconquête.
Selon plusieurs sources, plusieurs soldats maliens auraient été capturés au cours des premiers affrontements. Malgré la pression, le camp militaire d'Anéfis resterait toujours sous le contrôle des FAMa et d'Africa Corps.
Africa Corps rejette les rumeurs de négociations
Parallèlement aux combats, des informations faisant état de discussions entre les forces russes et les groupes armés pour obtenir un couloir de repli ont circulé ces derniers jours.
Africa Corps a fermement démenti ces informations dans un message publié sur les réseaux sociaux, promettant de poursuivre les opérations contre les groupes jihadistes. Le mouvement affirme également avoir éliminé plusieurs chefs du JNIM, une information qui n'a pas pu être confirmée de manière indépendante.
Bamako assume désormais la présence d'Africa Corps
Cette nouvelle offensive marque également un tournant dans la communication officielle des autorités maliennes. Pour la première fois, l'état-major des FAMa a reconnu publiquement la participation d'Africa Corps aux opérations militaires. Jusqu'à présent, Bamako évoquait seulement l'appui de « partenaires étrangers » sans citer explicitement les forces russes.
L'armée malienne affirme avoir anticipé cette offensive grâce à des renseignements obtenus en amont et assure avoir renforcé la sécurité dans plusieurs villes stratégiques, notamment Gao et Sévaré. Malgré ces mesures, la situation demeure particulièrement volatile et de nouveaux affrontements restent redoutés dans les prochains jours autour d'Anéfis.