La situation militaire connaît un nouveau développement dans le nord du Mali. Le Front de Libération de l’Azawad (FLA) a annoncé, ce mardi 6 octobre, un « repli stratégique et maîtrisé » de ses forces de la localité de Kidal, au moment où les Forces armées maliennes (FAMa) annoncent avoir engagé, avec leurs partenaires russes, des opérations aéroterrestres d’envergure dans la région.
Dans un communiqué signé par son porte-parole Mohamed Elmaouloud Ramadane, le FLA justifie son retrait par l'intensification des opérations aériennes conduites par les forces maliennes et leurs alliés russes. Le mouvement affirme que cette décision vise principalement à préserver les populations civiles ainsi que ses capacités humaines et logistiques.
Selon le FLA, il s’agit d’une « mesure opérationnelle temporaire ». Le mouvement soutient également que son retrait de Kidal s’est effectué de manière méthodique, sans combat terrestre direct avec les forces adverses.
Le FLA accuse par ailleurs les opérations aériennes d’avoir détruit une partie importante des infrastructures publiques et civiles. Des accusations qui émanent du mouvement armé et qui ne sont pas documentées dans le communiqué diffusé parallèlement par l’armée malienne.
Les FAMa confirment une opération d’envergure
De leur côté, les Forces armées maliennes confirment le lancement d’importantes opérations dans la région de Kidal. Dans une communication publiée par FAMa Actu, l’armée indique avoir engagé, avec ses « partenaires russes », des opérations aéroterrestres dans le cadre de la réadaptation du dispositif de l’opération
DOUGOUKOLOKO.
L’état-major fixe trois objectifs : « traquer et neutraliser les groupes armés terroristes » présents dans la région, détruire leurs sanctuaires et réseaux d’approvisionnement et, enfin, rétablir durablement la sécurité ainsi que la libre circulation des personnes et des biens. Les autorités militaires appellent parallèlement les habitants de la région au calme et à la vigilance, tout en leur demandant de signaler aux forces de défense et de sécurité tout mouvement ou comportement suspect.
Deux récits opposés autour de Kidal
Les deux communiqués donnent ainsi des lectures radicalement différentes des événements. Là où le FLA parle d’un retrait tactique temporaire destiné à préserver ses forces et les civils, les FAMa présentent leurs opérations comme une offensive destinée à neutraliser les groupes armés et à sécuriser durablement la région.
Le FLA assure toutefois que son départ de Kidal ne signifie pas la fin de ses opérations. Le mouvement affirme qu’il poursuivra sa « lutte » et son combat politique autour de la question de l’Azawad. Ces annonces simultanées laissent désormais planer la question du contrôle effectif de Kidal et de l'évolution du rapport de forces dans cette zone stratégique du nord du Mali.
Dans un communiqué signé par son porte-parole Mohamed Elmaouloud Ramadane, le FLA justifie son retrait par l'intensification des opérations aériennes conduites par les forces maliennes et leurs alliés russes. Le mouvement affirme que cette décision vise principalement à préserver les populations civiles ainsi que ses capacités humaines et logistiques.
Selon le FLA, il s’agit d’une « mesure opérationnelle temporaire ». Le mouvement soutient également que son retrait de Kidal s’est effectué de manière méthodique, sans combat terrestre direct avec les forces adverses.
Le FLA accuse par ailleurs les opérations aériennes d’avoir détruit une partie importante des infrastructures publiques et civiles. Des accusations qui émanent du mouvement armé et qui ne sont pas documentées dans le communiqué diffusé parallèlement par l’armée malienne.
Les FAMa confirment une opération d’envergure
De leur côté, les Forces armées maliennes confirment le lancement d’importantes opérations dans la région de Kidal. Dans une communication publiée par FAMa Actu, l’armée indique avoir engagé, avec ses « partenaires russes », des opérations aéroterrestres dans le cadre de la réadaptation du dispositif de l’opération
DOUGOUKOLOKO.
L’état-major fixe trois objectifs : « traquer et neutraliser les groupes armés terroristes » présents dans la région, détruire leurs sanctuaires et réseaux d’approvisionnement et, enfin, rétablir durablement la sécurité ainsi que la libre circulation des personnes et des biens. Les autorités militaires appellent parallèlement les habitants de la région au calme et à la vigilance, tout en leur demandant de signaler aux forces de défense et de sécurité tout mouvement ou comportement suspect.
Deux récits opposés autour de Kidal
Les deux communiqués donnent ainsi des lectures radicalement différentes des événements. Là où le FLA parle d’un retrait tactique temporaire destiné à préserver ses forces et les civils, les FAMa présentent leurs opérations comme une offensive destinée à neutraliser les groupes armés et à sécuriser durablement la région.
Le FLA assure toutefois que son départ de Kidal ne signifie pas la fin de ses opérations. Le mouvement affirme qu’il poursuivra sa « lutte » et son combat politique autour de la question de l’Azawad. Ces annonces simultanées laissent désormais planer la question du contrôle effectif de Kidal et de l'évolution du rapport de forces dans cette zone stratégique du nord du Mali.


