La Coalition des forces pour la République (CFR), constituée d'opposants en exil et menée par l'imam Mahmoud Dicko, appelle depuis sa création à discuter avec les groupes armés maliens. Après les attaques coordonnées du 25 avril, menées par les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim), liés à al-Qaïda, et par les indépendantistes du Front de libération de l'Azawad (FLA), la coalition renouvelle son appel à la négociation pour mettre fin aux affrontements.
La Coalition des forces pour la République (CFR) souhaite qu'un nouveau régime civil de transition engage des discussions avec les groupes armés maliens, conformément aux recommandations des multiples consultations nationales et autres dialogues inter-maliens organisés ces dernières années.
Après les attaques massives menées conjointement au Mali par les jihadistes du Jnim et par les indépendantistes du FLA le 25 avril, la volonté affichée par ces groupes armés de poursuivre leur progression et le nouveau positionnement du Jnim, qui tente de lisser son discours et de se présenter en acteur politique – tout en maintenant des populations civiles sous blocus –, incite la CFR à préciser leur offre.
Appel à une Constitution
L'objectif est de mettre fin à la guerre en organisant un dialogue politique, à rebours du « tout militaire » proposé par le régime de Transition. « Pour ce qui concerne le FLA, la discussion pourrait envisager de prendre tout ce qui est en rapport avec leurs revendications et le mettre dans une Constitution », explique Etienne Fakaba Sissoko, porte-parole de la CFR, comme ce fut le cas pour l'accord de paix de 2015.
Rompu par les autorités de transition, cet accord, à la mise en œuvre laborieuse, avait instauré une décentralisation avancée. « Cela peut être une décentralisation avancée, un fédéralisme, il faudrait en tout cas donner plus de pouvoir aux collectivités territoriales pour se prendre en charge », poursuit Etienne Fakaba Sissoko.
Le rôle des religieux dans la gouvernance
« Avec le Jnim, poursuit Etienne Fakaba Sissoko, il s'agit de voir le modèle qui est déjà mis en œuvre dans beaucoup de régions. À Gao, à Tombouctou, à Kidal, les cadis (juges islamiques, NDLR) ont un rôle important dans toutes les questions de justice, dans toutes les affaires civiles. Il s'agit, au lieu que tout cela se passe dans un désordre ambiant, que nous puissions l'inscrire dans une Constitution qui permettrait de régler, une bonne fois pour toutes, les questions de revendications territoriales et les questions liées au rôle des religieux dans le dispositif de gouvernance nationale. »
« Tout cela doit se faire dans un cadre où l'esprit de la République est sauvegardé, où la démocratie renaît, où l'intégrité territoriale est préservée. Ce sont des lignes rouges pour nous », tente enfin de rassurer l'universitaire et chrétien pratiquant, devenu opposant politique en exil après avoir été emprisonné pour des propos critiques des autorités de transition.
La Coalition des forces pour la République (CFR) souhaite qu'un nouveau régime civil de transition engage des discussions avec les groupes armés maliens, conformément aux recommandations des multiples consultations nationales et autres dialogues inter-maliens organisés ces dernières années.
Après les attaques massives menées conjointement au Mali par les jihadistes du Jnim et par les indépendantistes du FLA le 25 avril, la volonté affichée par ces groupes armés de poursuivre leur progression et le nouveau positionnement du Jnim, qui tente de lisser son discours et de se présenter en acteur politique – tout en maintenant des populations civiles sous blocus –, incite la CFR à préciser leur offre.
Appel à une Constitution
L'objectif est de mettre fin à la guerre en organisant un dialogue politique, à rebours du « tout militaire » proposé par le régime de Transition. « Pour ce qui concerne le FLA, la discussion pourrait envisager de prendre tout ce qui est en rapport avec leurs revendications et le mettre dans une Constitution », explique Etienne Fakaba Sissoko, porte-parole de la CFR, comme ce fut le cas pour l'accord de paix de 2015.
Rompu par les autorités de transition, cet accord, à la mise en œuvre laborieuse, avait instauré une décentralisation avancée. « Cela peut être une décentralisation avancée, un fédéralisme, il faudrait en tout cas donner plus de pouvoir aux collectivités territoriales pour se prendre en charge », poursuit Etienne Fakaba Sissoko.
Le rôle des religieux dans la gouvernance
« Avec le Jnim, poursuit Etienne Fakaba Sissoko, il s'agit de voir le modèle qui est déjà mis en œuvre dans beaucoup de régions. À Gao, à Tombouctou, à Kidal, les cadis (juges islamiques, NDLR) ont un rôle important dans toutes les questions de justice, dans toutes les affaires civiles. Il s'agit, au lieu que tout cela se passe dans un désordre ambiant, que nous puissions l'inscrire dans une Constitution qui permettrait de régler, une bonne fois pour toutes, les questions de revendications territoriales et les questions liées au rôle des religieux dans le dispositif de gouvernance nationale. »
« Tout cela doit se faire dans un cadre où l'esprit de la République est sauvegardé, où la démocratie renaît, où l'intégrité territoriale est préservée. Ce sont des lignes rouges pour nous », tente enfin de rassurer l'universitaire et chrétien pratiquant, devenu opposant politique en exil après avoir été emprisonné pour des propos critiques des autorités de transition.