Un an après son arrestation à Bamako, l’officier français de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), Yann V., a bénéficié d’une grâce présidentielle accordée par le président de la transition malienne, Assimi Goïta.
Condamné le 5 juin dernier à 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté extérieure de l’État », l’agent français va désormais être éloigné du territoire malien. Dans un communiqué, la présidence malienne précise que cette mesure constitue une « mesure de grâce, qui ne remet pas en cause les faits établis par un jugement contradictoire rendu au cours d’un procès, lors duquel tous les droits de la défense ont été respectés ».
La grâce présidentielle est accompagnée de « l’éloignement immédiat de l’intéressé du territoire national ». Bamako évoque également les « bons offices » d’un « pays frère », sans préciser l’identité de cet État ayant contribué à faciliter cette issue.
Arrêté en août 2025
Yann V. avait été arrêté le 14 août 2025, dans le cadre d’une opération menée par les autorités maliennes contre plusieurs personnes soupçonnées de participer à un projet de déstabilisation des institutions de la République. Lieutenant-colonel de la DGSE, il était officiellement en poste comme deuxième secrétaire à l’ambassade de France à Bamako et bénéficiait d’une accréditation auprès des autorités maliennes. Après son arrestation, l’agent français avait été placé sous la responsabilité des services de renseignement maliens, la Sécurité d’État, dirigée par Modibo Koné. Il avait notamment été détenu dans des locaux situés au niveau de la base aérienne 101 de Bamako.
Paris avait rejeté les accusations
Les autorités françaises avaient constamment contesté les accusations portées contre leur ressortissant, les qualifiant de « sans fondement ». Son arrestation était intervenue dans un contexte de fortes tensions entre Bamako et Paris, marqué par la dégradation des relations diplomatiques et militaires entre les deux pays.
La grâce accordée à Yann V. met ainsi fin à une affaire qui avait contribué à raviver les tensions entre le Mali et la France.
Pour l’heure, le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères n’a pas officiellement réagi à l’annonce de la présidence malienne.
Les généraux maliens Néma Sagara et Abass Dembélé, arrêtés lors de la même vague d’interpellations en août 2025, restent quant à eux détenus dans l’attente de leur procès.
Condamné le 5 juin dernier à 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté extérieure de l’État », l’agent français va désormais être éloigné du territoire malien. Dans un communiqué, la présidence malienne précise que cette mesure constitue une « mesure de grâce, qui ne remet pas en cause les faits établis par un jugement contradictoire rendu au cours d’un procès, lors duquel tous les droits de la défense ont été respectés ».
La grâce présidentielle est accompagnée de « l’éloignement immédiat de l’intéressé du territoire national ». Bamako évoque également les « bons offices » d’un « pays frère », sans préciser l’identité de cet État ayant contribué à faciliter cette issue.
Arrêté en août 2025
Yann V. avait été arrêté le 14 août 2025, dans le cadre d’une opération menée par les autorités maliennes contre plusieurs personnes soupçonnées de participer à un projet de déstabilisation des institutions de la République. Lieutenant-colonel de la DGSE, il était officiellement en poste comme deuxième secrétaire à l’ambassade de France à Bamako et bénéficiait d’une accréditation auprès des autorités maliennes. Après son arrestation, l’agent français avait été placé sous la responsabilité des services de renseignement maliens, la Sécurité d’État, dirigée par Modibo Koné. Il avait notamment été détenu dans des locaux situés au niveau de la base aérienne 101 de Bamako.
Paris avait rejeté les accusations
Les autorités françaises avaient constamment contesté les accusations portées contre leur ressortissant, les qualifiant de « sans fondement ». Son arrestation était intervenue dans un contexte de fortes tensions entre Bamako et Paris, marqué par la dégradation des relations diplomatiques et militaires entre les deux pays.
La grâce accordée à Yann V. met ainsi fin à une affaire qui avait contribué à raviver les tensions entre le Mali et la France.
Pour l’heure, le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères n’a pas officiellement réagi à l’annonce de la présidence malienne.
Les généraux maliens Néma Sagara et Abass Dembélé, arrêtés lors de la même vague d’interpellations en août 2025, restent quant à eux détenus dans l’attente de leur procès.