L’Assemblée nationale a rejeté, hier, jeudi, la motion de censure déposée par le Groupe parlementaire Yewwi contre le nouveau gouvernement d’Amadou Bâ.
Après près de 4 heures de débats suivis du vote, l’Assemblée, avec sa majorité, a décidé de voter contre cette motion de censure pour la destitution du gouvernement d’Amadou Ba. Le décompte des votes n’est pas en faveur de Yewwi Askan Wi. Le groupe parlementaire initiateur de la motion de censure n’a recueilli que 55 votes. Et, il en fallait 83 pour réussir à destituer le gouvernement d’Amadou Bâ. Le dépouillement n’a pris en compte que les votes qui sont pour la motion de censure. Il a passé sous silence les autres tendances. Il reste que ce sont 110 députés qui ont, soit, rejeté la motion de censure, soit, qui se sont abstenus de s’exprimer. L’Assemblée nationale a procédé à un vote public par des bulletins nominatifs. Les députés, qui sont pour la motion de censure, devaient mettre dans l’urne un bulletin blanc. Les parlementaires, qui sont contre la procédure, devaient utiliser le bulletin bleu et le bulletin blanc rayé de bleu était destiné à l’abstention.
Les arguments fallacieux de Wallu qui a voté contre la motion
Si Birame Souleye Diop et Cie n’ont pas pu renverser le Gouvernement, c’est parce qu’ils n’ont pas eu le soutien des députés de Wallu qui se sont abstenus lors du vote, parce que, disent-ils, ils n’ont pas été associés à la procédure. « Les collègues du groupe parlementaire de Yewwi Askan Wi (Yaw) nous ont avisé de la motion de censure le jour même où nous devions la déposer. Nous avons estimé que cela ne marche pas comme ça. Les groupes sont autonomes, mais pour une action politique, si nous voulons la faire ensemble on doit en parler. C’est pour cette raison que nous avons jugé nécessaire de s’abstenir », a expliqué le président dudit groupe, Mamadou Lamine Thiam.
Il précise que les députés de la coalition Wallu Sénégal sont un groupe assez représentatif et implanté à l’Assemblée nationale depuis 1978 et nous n’avons pas trouvé cela élégant. A en croire, Mamadou Lamine Thiam, « lorsqu’une partie de l’opposition entreprend une mesure de la taille d’une motion de censure, nous devons en discuter et travailler ensemble sur le contenu que nous devons mettre sur l’exposé des motifs et y aller ensemble ».
Pour lui, « l’opposition, c’est une unité d’action. Ce sont des alliances tactiques. Ils n’ont pas mis les formes qu’il faut pour nous rallier à cela ». Mamadou Lamine Thiam a toutefois réaffirmé l’ancrage de son groupe dans l’opposition. « Nous avons toujours eu des comportements d’opposition. Nous avons rejeté plusieurs budgets et fait des critiques au gouvernement », a-t-il assumé.
Yewwi expose ses motifs
Birame Souleye Diop a présenté les motifs de la motion de censure introduite contre le gouvernement d’Amadou Bâ. Le président du groupe parlementaire de Yewwi Askan Wi (Yaw) fonde l’introduction de la motion de la censure sur l’article 86 de la Constitution du Sénégal. En effet, cet article stipule que « le refus de confiance entraîne la démission collective du Gouvernement ».
Il a, de ce fait, soulevé la non soumission du Premier ministre au vote de confiance. « Vous avez refusé de poser la question du vote de confiance à la suite de votre déclaration de politique générale donc, probablement, on peut l’assimiler à une volonté politique de bloquer la démocratie par une attitude de défiance au suffrage universel » a expliqué Birame Soulèye Diop, lors de la présentation de la motion. Le président du groupe parlementaire de Yaw condamne, par cette motion de censure, les « résultats » du parti au pouvoir sur la politique, l’économie et le social. Des résultats pourtant décriés par l’opposition, mais que le Premier ministre a continué de faire l’éloge ».
Ce qui démontre pour Birame Souleye Diop qu’Amadou Bâ n’est pas à l’écoute des populations. Il note également les insuffisances dans la lutte contre la corruption, le bilan de la lutte contre les fraudes fiscales. Ce sont autant de facteurs qui ont poussé le groupe parlementaire de Yewwi Askan Wi à introduire cette motion pour censurer le gouvernement.
Aminata Touré et Mamadou Lamine Diallo ont voté pour la motion
La parlementaire du côté des non-inscrits dans cette 14e législature a voté pour la motion de censure. Idem pour le député Mamadou Lamine Diallo. Mimi Touré a justifié sa position concernant la motion de censure portée par la coalition Yewwi Askan Wi et qui a été finalement rejetée avec l’approbation de plus de 80 députés contre 55 qui ont soutenu l’initiative. « Je ne pouvais que soutenir cette motion parce que je ne suis pas satisfaite de sa position sur la question de la candidature du Président Macky Sall. Je lui ai dit de prendre son courage à deux mains et de dire ouvertement au Président qu’il ne pourra pas faire un troisième mandat. Mais jusqu’à présent sa réponse n’est pas claire, car il a simplement dit qu’il le soutiendra jusqu’au bout. Évidemment, le soutenir jusqu’au bout peut bien signifier jusqu’en février 2024 », rapporte la députée.
Amadou Bâ parle de « distorsion »
À l’issue des débats, le Premier ministre a pris la parole pour répondre aux interpellations respectives, mais aussi pour évaluer la teneur de la motion de censure introduite par le groupe parlementaire de l’opposition Yewwi Askan Wi. Amadou Bâ a d’abord critiqué la qualification de la motion de censure qu’il trouve inadéquate. Selon lui, la motion se fonde « sur la volonté de transformer en obligation ce que l’article 55 de notre Constitution considère comme une faculté laissée à l’appréciation du Premier ministre ».
Cet article 55 précise que : « Après sa nomination, le Premier ministre fait sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale. Cette déclaration est suivie d’un débat qui peut, à la demande du Premier ministre, donner lieu à un vote de confiance ». Le Premier ministre a aussi noté dans l’exposé des motifs de la motion de censure « une véritable distorsion du langage ». « Les rédacteurs de ce texte ont transformé une faculté en obligation, ce qui révèle leur niveau de compréhension de l’article 55 de la Constitution, mais au-delà, ils procèdent à une lecture de pensée en ce qu’ils expriment eux, ce que le Premier ministre a décidé de faire, interprétation qui est bien évidemment totalement erronée » », a relevé Amadou Bâ.
Après près de 4 heures de débats suivis du vote, l’Assemblée, avec sa majorité, a décidé de voter contre cette motion de censure pour la destitution du gouvernement d’Amadou Ba. Le décompte des votes n’est pas en faveur de Yewwi Askan Wi. Le groupe parlementaire initiateur de la motion de censure n’a recueilli que 55 votes. Et, il en fallait 83 pour réussir à destituer le gouvernement d’Amadou Bâ. Le dépouillement n’a pris en compte que les votes qui sont pour la motion de censure. Il a passé sous silence les autres tendances. Il reste que ce sont 110 députés qui ont, soit, rejeté la motion de censure, soit, qui se sont abstenus de s’exprimer. L’Assemblée nationale a procédé à un vote public par des bulletins nominatifs. Les députés, qui sont pour la motion de censure, devaient mettre dans l’urne un bulletin blanc. Les parlementaires, qui sont contre la procédure, devaient utiliser le bulletin bleu et le bulletin blanc rayé de bleu était destiné à l’abstention.
Les arguments fallacieux de Wallu qui a voté contre la motion
Si Birame Souleye Diop et Cie n’ont pas pu renverser le Gouvernement, c’est parce qu’ils n’ont pas eu le soutien des députés de Wallu qui se sont abstenus lors du vote, parce que, disent-ils, ils n’ont pas été associés à la procédure. « Les collègues du groupe parlementaire de Yewwi Askan Wi (Yaw) nous ont avisé de la motion de censure le jour même où nous devions la déposer. Nous avons estimé que cela ne marche pas comme ça. Les groupes sont autonomes, mais pour une action politique, si nous voulons la faire ensemble on doit en parler. C’est pour cette raison que nous avons jugé nécessaire de s’abstenir », a expliqué le président dudit groupe, Mamadou Lamine Thiam.
Il précise que les députés de la coalition Wallu Sénégal sont un groupe assez représentatif et implanté à l’Assemblée nationale depuis 1978 et nous n’avons pas trouvé cela élégant. A en croire, Mamadou Lamine Thiam, « lorsqu’une partie de l’opposition entreprend une mesure de la taille d’une motion de censure, nous devons en discuter et travailler ensemble sur le contenu que nous devons mettre sur l’exposé des motifs et y aller ensemble ».
Pour lui, « l’opposition, c’est une unité d’action. Ce sont des alliances tactiques. Ils n’ont pas mis les formes qu’il faut pour nous rallier à cela ». Mamadou Lamine Thiam a toutefois réaffirmé l’ancrage de son groupe dans l’opposition. « Nous avons toujours eu des comportements d’opposition. Nous avons rejeté plusieurs budgets et fait des critiques au gouvernement », a-t-il assumé.
Yewwi expose ses motifs
Birame Souleye Diop a présenté les motifs de la motion de censure introduite contre le gouvernement d’Amadou Bâ. Le président du groupe parlementaire de Yewwi Askan Wi (Yaw) fonde l’introduction de la motion de la censure sur l’article 86 de la Constitution du Sénégal. En effet, cet article stipule que « le refus de confiance entraîne la démission collective du Gouvernement ».
Il a, de ce fait, soulevé la non soumission du Premier ministre au vote de confiance. « Vous avez refusé de poser la question du vote de confiance à la suite de votre déclaration de politique générale donc, probablement, on peut l’assimiler à une volonté politique de bloquer la démocratie par une attitude de défiance au suffrage universel » a expliqué Birame Soulèye Diop, lors de la présentation de la motion. Le président du groupe parlementaire de Yaw condamne, par cette motion de censure, les « résultats » du parti au pouvoir sur la politique, l’économie et le social. Des résultats pourtant décriés par l’opposition, mais que le Premier ministre a continué de faire l’éloge ».
Ce qui démontre pour Birame Souleye Diop qu’Amadou Bâ n’est pas à l’écoute des populations. Il note également les insuffisances dans la lutte contre la corruption, le bilan de la lutte contre les fraudes fiscales. Ce sont autant de facteurs qui ont poussé le groupe parlementaire de Yewwi Askan Wi à introduire cette motion pour censurer le gouvernement.
Aminata Touré et Mamadou Lamine Diallo ont voté pour la motion
La parlementaire du côté des non-inscrits dans cette 14e législature a voté pour la motion de censure. Idem pour le député Mamadou Lamine Diallo. Mimi Touré a justifié sa position concernant la motion de censure portée par la coalition Yewwi Askan Wi et qui a été finalement rejetée avec l’approbation de plus de 80 députés contre 55 qui ont soutenu l’initiative. « Je ne pouvais que soutenir cette motion parce que je ne suis pas satisfaite de sa position sur la question de la candidature du Président Macky Sall. Je lui ai dit de prendre son courage à deux mains et de dire ouvertement au Président qu’il ne pourra pas faire un troisième mandat. Mais jusqu’à présent sa réponse n’est pas claire, car il a simplement dit qu’il le soutiendra jusqu’au bout. Évidemment, le soutenir jusqu’au bout peut bien signifier jusqu’en février 2024 », rapporte la députée.
Amadou Bâ parle de « distorsion »
À l’issue des débats, le Premier ministre a pris la parole pour répondre aux interpellations respectives, mais aussi pour évaluer la teneur de la motion de censure introduite par le groupe parlementaire de l’opposition Yewwi Askan Wi. Amadou Bâ a d’abord critiqué la qualification de la motion de censure qu’il trouve inadéquate. Selon lui, la motion se fonde « sur la volonté de transformer en obligation ce que l’article 55 de notre Constitution considère comme une faculté laissée à l’appréciation du Premier ministre ».
Cet article 55 précise que : « Après sa nomination, le Premier ministre fait sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale. Cette déclaration est suivie d’un débat qui peut, à la demande du Premier ministre, donner lieu à un vote de confiance ». Le Premier ministre a aussi noté dans l’exposé des motifs de la motion de censure « une véritable distorsion du langage ». « Les rédacteurs de ce texte ont transformé une faculté en obligation, ce qui révèle leur niveau de compréhension de l’article 55 de la Constitution, mais au-delà, ils procèdent à une lecture de pensée en ce qu’ils expriment eux, ce que le Premier ministre a décidé de faire, interprétation qui est bien évidemment totalement erronée » », a relevé Amadou Bâ.