Un collectif d'une trentaine de personnalités d'origine africaine s'adresse dans le média français Libération au président sénégalais pour lui demander « un moratoire » sur l'application de la nouvelle loi sur l'homosexualité, face au « climat de peur, de haine et de violence » qui « s'est installé dans le pays ».
« Un jeune homme, perçu comme homosexuel – à tort ou à raison –, a été poignardé en pleine rue », tandis que d'autres « sont battus, emprisonnés, ou rejetés par leur famille et leur communauté », écrivent les signataires dans leur lettre ouverte au président Bassirou Diomaye Faye, publiée dimanche par le quotidien.
« Dans le même temps, des personnes vivant avec le VIH, y compris hétérosexuelles, n'osent plus se rendre dans les centres de santé pour se faire dépister ou soigner », et les « associations qui accompagnaient les personnes les plus exposées ne peuvent plus le faire », indiquent-ils.
Pour les signataires, « ce climat de haine et de violence contre les homosexuels est en contradiction avec le panafricanisme de gauche », revendiqué par le président sénégalais lors de son élection.
« Certains affirment que l’homosexualité serait étrangère à l’Afrique. Cette idée ne résiste pas à l’analyse. Tous les historiens et ethnologues africains le savent », écrivent-ils.
Les signataires s'inquiètent également de la « montée de courants fondamentalistes et violents » qui « fragilisent les sociétés et menacent l’unité africaine en diffusant des idéologies de haine, de division et d’exclusion ».
« Nous faisons toutes et tous partie d’une même famille panafricaine (...) C’est par la palabre, sous le baobab ou ailleurs, que ces désaccords peuvent être discutés », indiquent-ils.
La tribune est signée notamment par l'avocate Alice Nkom, l'ancien rapporteur spécial de l'ONU pour les nouvelles formes de discrimination Doudou Diène, l'essayiste Matthieu Niango, l'animateur de radio et entraîneur de football Brahim Naït-Balk, ainsi que le cinéaste Jean-Claude Barny.
Des parlementaires de la Martinique et de la Guadeloupe (Victorin Lurel, sénateur de la Guadeloupe, Marcellin Nadeau, député de la Martinique, Olivier Serva, député de la Guadeloupe) et le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, sont également signataires.
AFP
« Un jeune homme, perçu comme homosexuel – à tort ou à raison –, a été poignardé en pleine rue », tandis que d'autres « sont battus, emprisonnés, ou rejetés par leur famille et leur communauté », écrivent les signataires dans leur lettre ouverte au président Bassirou Diomaye Faye, publiée dimanche par le quotidien.
« Dans le même temps, des personnes vivant avec le VIH, y compris hétérosexuelles, n'osent plus se rendre dans les centres de santé pour se faire dépister ou soigner », et les « associations qui accompagnaient les personnes les plus exposées ne peuvent plus le faire », indiquent-ils.
Pour les signataires, « ce climat de haine et de violence contre les homosexuels est en contradiction avec le panafricanisme de gauche », revendiqué par le président sénégalais lors de son élection.
« Certains affirment que l’homosexualité serait étrangère à l’Afrique. Cette idée ne résiste pas à l’analyse. Tous les historiens et ethnologues africains le savent », écrivent-ils.
Les signataires s'inquiètent également de la « montée de courants fondamentalistes et violents » qui « fragilisent les sociétés et menacent l’unité africaine en diffusant des idéologies de haine, de division et d’exclusion ».
« Nous faisons toutes et tous partie d’une même famille panafricaine (...) C’est par la palabre, sous le baobab ou ailleurs, que ces désaccords peuvent être discutés », indiquent-ils.
La tribune est signée notamment par l'avocate Alice Nkom, l'ancien rapporteur spécial de l'ONU pour les nouvelles formes de discrimination Doudou Diène, l'essayiste Matthieu Niango, l'animateur de radio et entraîneur de football Brahim Naït-Balk, ainsi que le cinéaste Jean-Claude Barny.
Des parlementaires de la Martinique et de la Guadeloupe (Victorin Lurel, sénateur de la Guadeloupe, Marcellin Nadeau, député de la Martinique, Olivier Serva, député de la Guadeloupe) et le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, sont également signataires.
AFP