Le président Bassirou Diomaye Faye s’est prononcé sur les raisons qui l’ont conduit à se séparer de son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko. Pour la première fois, le chef de l’État évoque clairement des « divergences persistantes » ayant progressivement débouché sur une « rupture de confiance » entre les deux hommes. Une séparation qu’il assume au nom des prérogatives que lui confère la Constitution.
Plusieurs mois après le limogeage d’Ousmane Sonko de la Primature, Bassirou Diomaye Faye livre sa lecture de la rupture qui a mis fin au tandem arrivé au pouvoir en 2024.
Le chef de l’État reconnaît que des désaccords s’étaient installés durablement entre lui et son ancien Premier ministre.
« Nous avons eu des divergences persistantes sur certains sujets », a déclaré Bassirou Diomaye Faye.
Les tensions entre les deux hommes avaient déjà éclaté publiquement avant le départ d’Ousmane Sonko. En mars 2026, alors encore Premier ministre, le président de Pastef avait notamment déclaré être prêt à retirer son parti du gouvernement en cas de rupture avec la ligne politique de sa formation.
« Quand cette rupture de confiance a persisté… »
Bassirou Diomaye Faye place surtout sa décision sur le terrain institutionnel. Il rappelle que la nomination du Premier ministre relève des pouvoirs du président de la République.
« Le Président de la République que je suis l’avait choisi comme Premier ministre en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la Constitution », explique-t-il.
Mais les divergences auraient fini par affecter la relation de confiance indispensable, selon lui, au fonctionnement de l’exécutif.
« Quand cette rupture de confiance a persisté, je me suis choisi un autre Premier ministre et le Sénégal avance », poursuit le président de la République.
Ousmane Sonko avait lui-même livré, début juin, sa propre version des événements. Il avait affirmé que Bassirou Diomaye Faye l’avait convoqué au Palais pour lui signifier qu’il considérait que leur compagnonnage à la tête de l’exécutif ne pouvait plus se poursuivre. Sonko avait alors déclaré avoir demandé au président d’« assumer » la décision de le limoger.
Des divergences devenues politiques
La rupture n’était toutefois pas survenue brutalement. Dès les premiers mois de 2026, les désaccords entre les deux principales figures du pouvoir s’étaient progressivement affichés sur la place publique.
En mai, avant le limogeage, Bassirou Diomaye Faye avait déjà assumé publiquement l’existence de divergences avec Ousmane Sonko et Pastef.
Après le départ de Sonko, la fracture s’est prolongée sur le terrain politique. Pastef a refusé de participer au nouveau gouvernement, tandis qu’Ousmane Sonko a depuis pris la présidence de l’Assemblée nationale.
Dans sa première explication directe des raisons du limogeage de son ancien Premier ministre, Bassirou Diomaye Faye cherche néanmoins à présenter cette rupture comme un épisode désormais dépassé dans le fonctionnement des institutions.
« Et la République est à l’heure, et c’est la seule qui soit », affirme le chef de l’État.
Une formule par laquelle le président insiste sur la continuité de l’État malgré la fin d’une alliance politique qui avait été déterminante dans l’alternance de mars 2024.
Le limogeage d’Ousmane Sonko avait été suivi de la nomination d’un nouveau Premier ministre Alhamine LO et de la formation d’un nouvel exécutif, ouvrant une nouvelle phase de la présidence de Bassirou Diomaye Faye.
Plusieurs mois après le limogeage d’Ousmane Sonko de la Primature, Bassirou Diomaye Faye livre sa lecture de la rupture qui a mis fin au tandem arrivé au pouvoir en 2024.
Le chef de l’État reconnaît que des désaccords s’étaient installés durablement entre lui et son ancien Premier ministre.
« Nous avons eu des divergences persistantes sur certains sujets », a déclaré Bassirou Diomaye Faye.
Les tensions entre les deux hommes avaient déjà éclaté publiquement avant le départ d’Ousmane Sonko. En mars 2026, alors encore Premier ministre, le président de Pastef avait notamment déclaré être prêt à retirer son parti du gouvernement en cas de rupture avec la ligne politique de sa formation.
« Quand cette rupture de confiance a persisté… »
Bassirou Diomaye Faye place surtout sa décision sur le terrain institutionnel. Il rappelle que la nomination du Premier ministre relève des pouvoirs du président de la République.
« Le Président de la République que je suis l’avait choisi comme Premier ministre en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la Constitution », explique-t-il.
Mais les divergences auraient fini par affecter la relation de confiance indispensable, selon lui, au fonctionnement de l’exécutif.
« Quand cette rupture de confiance a persisté, je me suis choisi un autre Premier ministre et le Sénégal avance », poursuit le président de la République.
Ousmane Sonko avait lui-même livré, début juin, sa propre version des événements. Il avait affirmé que Bassirou Diomaye Faye l’avait convoqué au Palais pour lui signifier qu’il considérait que leur compagnonnage à la tête de l’exécutif ne pouvait plus se poursuivre. Sonko avait alors déclaré avoir demandé au président d’« assumer » la décision de le limoger.
Des divergences devenues politiques
La rupture n’était toutefois pas survenue brutalement. Dès les premiers mois de 2026, les désaccords entre les deux principales figures du pouvoir s’étaient progressivement affichés sur la place publique.
En mai, avant le limogeage, Bassirou Diomaye Faye avait déjà assumé publiquement l’existence de divergences avec Ousmane Sonko et Pastef.
Après le départ de Sonko, la fracture s’est prolongée sur le terrain politique. Pastef a refusé de participer au nouveau gouvernement, tandis qu’Ousmane Sonko a depuis pris la présidence de l’Assemblée nationale.
Dans sa première explication directe des raisons du limogeage de son ancien Premier ministre, Bassirou Diomaye Faye cherche néanmoins à présenter cette rupture comme un épisode désormais dépassé dans le fonctionnement des institutions.
« Et la République est à l’heure, et c’est la seule qui soit », affirme le chef de l’État.
Une formule par laquelle le président insiste sur la continuité de l’État malgré la fin d’une alliance politique qui avait été déterminante dans l’alternance de mars 2024.
Le limogeage d’Ousmane Sonko avait été suivi de la nomination d’un nouveau Premier ministre Alhamine LO et de la formation d’un nouvel exécutif, ouvrant une nouvelle phase de la présidence de Bassirou Diomaye Faye.


