Libye : Comment Saïf al-Islam Kadhafi aurait été éliminé dans une opération minutieusement planifiée

Samedi 7 Février 2026

Par Khaled Mahmoued, écrivain et journaliste égyptien


De nouveaux éléments jettent une lumière troublante sur les circonstances de la mort de Saïf al-Islam Kadhafi, deuxième fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Survenue à Zintan, cette opération est aujourd’hui présentée par certaines sources comme une exécution ciblée, reposant sur une planification rigoureuse et une exploitation précise de son environnement sécuritaire.

Selon ces révélations, l’opération aurait dépassé le cadre d’un acte criminel isolé. Elle s’apparenterait à une intervention soigneusement coordonnée, s’appuyant sur des renseignements détaillés concernant les habitudes, les déplacements et les dispositifs de protection de la victime.

Une photographie, rendue publique pour la première fois et datant de fin décembre — soit quelques semaines avant les faits — est citée comme l’un des derniers témoignages visuels de Saïf al-Islam avant sa mort.

Éléments clés avancés par les sources :
Une opération méthodique : l’intervention aurait été menée de manière à exclure toute possibilité de fuite, traduisant une volonté claire de neutralisation définitive.

Un tir décisif : les auteurs auraient visé à garantir une issue immédiate, conformément aux méthodes d’une exécution ciblée.

Exploitation des failles sécuritaires : malgré une stratégie de discrétion et des déplacements limités destinés à éviter toute exposition, ces précautions auraient été précisément contournées.

Un timing calculé : l’opération aurait été déclenchée durant une brève absence d’un agent chargé de la sécurité, créant une fenêtre d’intervention extrêmement courte.

Les derniers instants : Saïf al-Islam aurait été en communication avec des membres de son entourage politique au moment des faits, signalant une situation anormale peu avant la coupure brutale de l’appel.

Une fuite sans traces : les auteurs auraient quitté les lieux avant toute réaction possible, ce qui laisserait supposer une surveillance préalable et une parfaite connaissance des lieux.

Ces révélations relancent les interrogations autour des intérêts et des acteurs qui auraient pu bénéficier de la disparition de Saïf al-Islam Kadhafi, dans un contexte libyen toujours marqué par l’instabilité et les rivalités d’influence.

 


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