Le visage de Mouammar Kadhafi réapparaît en Libye sous une forme pour le moins inattendue. Les autorités libyennes ont annoncé la saisie, dimanche 13 septembre 2026, d’une importante cargaison d’ecstasy dont les comprimés portent l’effigie de l’ancien dirigeant libyen.
Les images diffusées par les services de sécurité à Tripoli montrent des pilules reproduisant le visage de Mouammar Kadhafi. Certains comprimés sont même moulés sous la forme de sa tête et de ses épaules, avec des détails rappelant ses traits et ses vêtements.
Selon les autorités, environ 100 000 comprimés d’ecstasy, communément désignés en Libye comme des « pilules hallucinogènes », ont été saisis lors de l’opération. La cargaison aurait été acheminée clandestinement depuis un pays européen avant d’arriver par voie maritime dans un port libyen dont le nom n’a pas été communiqué.
L’intervention a été déclenchée après la réception d’un renseignement faisant état d’un projet d’importation de drogue par un réseau de trafiquants. Les services de sécurité ont alors surveillé l’acheminement de la cargaison jusqu’à son arrivée en Libye.
Les comprimés ont finalement été découverts dissimulés à bord d’une camionnette. Plusieurs suspects ont été interpellés puis déférés devant le parquet, selon le communiqué des autorités.
Un clin d’œil troublant aux déclarations de Kadhafi en 2011
Le choix du portrait de Mouammar Kadhafi pour marquer ces comprimés rappelle un épisode de la révolution libyenne de 2011. Au début du soulèvement contre son régime, l’ancien dirigeant avait accusé à plusieurs reprises les jeunes manifestants d’agir sous l’effet de « pilules hallucinogènes ».
Quinze ans plus tard, son visage se retrouve ainsi imprimé sur des comprimés présentés par les autorités comme de l’ecstasy. Rien ne permet toutefois d’établir que les fabricants aient volontairement voulu faire référence aux déclarations de l’ancien dirigeant.
Le nom de Kadhafi est également associé depuis quelques années à une drogue surnommée « Kadhafi » signalée dans certains pays d’Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire.
La Libye confrontée au trafic de drogues de synthèse
Cette saisie intervient alors que la Libye est confrontée à une circulation importante de stupéfiants. Un rapport publié en janvier par le Bureau des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) présentait le pays comme une importante zone régionale de transit pour les drogues de synthèse et d’autres substances illicites.
Une partie des produits est destinée au marché libyen, tandis que d’autres cargaisons transitent vers différentes régions d’Afrique du Nord et du continent.
Selon le rapport cité, l’instabilité politique et sécuritaire ainsi que les divisions qui persistent en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 ont créé un environnement favorable à l'activité des réseaux de trafiquants.
Les images diffusées par les services de sécurité à Tripoli montrent des pilules reproduisant le visage de Mouammar Kadhafi. Certains comprimés sont même moulés sous la forme de sa tête et de ses épaules, avec des détails rappelant ses traits et ses vêtements.
Selon les autorités, environ 100 000 comprimés d’ecstasy, communément désignés en Libye comme des « pilules hallucinogènes », ont été saisis lors de l’opération. La cargaison aurait été acheminée clandestinement depuis un pays européen avant d’arriver par voie maritime dans un port libyen dont le nom n’a pas été communiqué.
L’intervention a été déclenchée après la réception d’un renseignement faisant état d’un projet d’importation de drogue par un réseau de trafiquants. Les services de sécurité ont alors surveillé l’acheminement de la cargaison jusqu’à son arrivée en Libye.
Les comprimés ont finalement été découverts dissimulés à bord d’une camionnette. Plusieurs suspects ont été interpellés puis déférés devant le parquet, selon le communiqué des autorités.
Un clin d’œil troublant aux déclarations de Kadhafi en 2011
Le choix du portrait de Mouammar Kadhafi pour marquer ces comprimés rappelle un épisode de la révolution libyenne de 2011. Au début du soulèvement contre son régime, l’ancien dirigeant avait accusé à plusieurs reprises les jeunes manifestants d’agir sous l’effet de « pilules hallucinogènes ».
Quinze ans plus tard, son visage se retrouve ainsi imprimé sur des comprimés présentés par les autorités comme de l’ecstasy. Rien ne permet toutefois d’établir que les fabricants aient volontairement voulu faire référence aux déclarations de l’ancien dirigeant.
Le nom de Kadhafi est également associé depuis quelques années à une drogue surnommée « Kadhafi » signalée dans certains pays d’Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire.
La Libye confrontée au trafic de drogues de synthèse
Cette saisie intervient alors que la Libye est confrontée à une circulation importante de stupéfiants. Un rapport publié en janvier par le Bureau des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) présentait le pays comme une importante zone régionale de transit pour les drogues de synthèse et d’autres substances illicites.
Une partie des produits est destinée au marché libyen, tandis que d’autres cargaisons transitent vers différentes régions d’Afrique du Nord et du continent.
Selon le rapport cité, l’instabilité politique et sécuritaire ainsi que les divisions qui persistent en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 ont créé un environnement favorable à l'activité des réseaux de trafiquants.