Les dérapages des anciens dirigeants politiciens sont la manifestation de la maladie de la défaite(Nicolas Silandibithe BASSÈNE)

Vendredi 30 Janvier 2026

Au Sénégal, depuis un certain temps, nous assistons à des dérapages verbaux et/ou actionnels des anciens dirigeants politiciens témoignant à suffisance le profond traumatisme de la maladie de la défaite.
 
Gagner des élections, être promu à un poste stratégique de responsabilité (président, ministre, député, maire…) donne des ailes aux bénéficiaires. Ces bénéficiaires croient ainsi que le peuple leur est tributaire. Pire, ils se voient comme des « dieux » dotés d’une supra-connaissance baignant dans une arrogance (se croire supérieur des autres), dans une insolence (manque de respect effronté avec souvent une réponse rebelle ou insultante) sans égale et un manque de socialité ou un isolement manifeste marqué par une réduction voire même un arrêt total des interactions et de connectivité aux autres.

Ce phénomène observé est d’autant plus vrai que ces anciens dirigeants politiciens ayant goûtées aux privilèges n’en peuvent pas se départir et vivent la perte du pouvoir comme un véritable traumatisme.

La perte du pouvoir, par ces politiciens, touche les fondements mêmes de l’identité et de l’équilibre biologique que ces politiciens dérapent chaque fois qu’ils ouvrent grandement leurs bouches ou lorsqu’ils prennent leurs plumes dégoulinent des paroles ineptes qui dégagent le venin de la haine viscérale contre leurs vainqueurs allant même jusqu’ à leur souhaiter le pire.

 En effet Comment comprendre cette attitude irresponsable et ingrate. Pour ce faire, il est bon à savoir que le pouvoir agit sur le cerveau comme une drogue. Ainsi, l'exercice de hautes fonctions stimule la sécrétion de dopamine (le circuit de la récompense) et de testostérone, procurant une sensation de toute-puissance et d'énergie inépuisable. Or, lorsque le pouvoir s'arrête, ces hormones qui faisaient de vous une super puissante chute. Cette chute provoque un état de manque similaire à celui d'un toxicomane, entraînant dépression, irritabilité et fatigue intense. Ainsi, tous micros ou plateaux offerts sont une occasion unique pour vomir amertume, haine, tristesse et rancœur contre le vainqueur à travers un mécanisme rodé de la calomnie, du mensonge, de l’atteinte physique et même à l’appel irresponsable, le plus souvent, à l’insurrection pour faire tomber son vainqueur. C’est la « maladie du pouvoir ».


Une maladie caractérisée par un orgueil démesuré et une déconnexion de la réalité.
Aujourd’hui les agissements de plusieurs anciens dignitaires des régimes passés se comprennent facilement. Ils sont sous le joug du "Syndrome d'Hubris" dont bon nombre d’entre eux ont développé et qui se traduit naturellement par les dérapages nauséabondes auxquels nous assistons.


En somme, la perte du pouvoir est un difficile exercice à surmonter. Cette phase draine des conséquences multiples pouvant aller de la perte de repères. Habitués à être entourés de courtisans et à voir leurs désirs exaucés instantanément, ils perdent leur capacité d'empathie. Du retour à la réalité. Redevenir un "citoyen ordinaire" est brutal car le politicien doit soudainement réapprendre à gérer les contraintes banales de la vie, sans l'appareil d'État pour le porter. Aussi de l'effondrement identitaire car pour de nombreux politiciens, leur fonction n'est pas seulement un métier, c'est leur identité profonde. De la mort sociale avec la perte de l'attention publique et du sentiment d'inutilité. À la perte du pouvoir entraine le sentiment d'impuissance car passer de décideur, de commandeur ou faiseur de roi à celui de commandé qui renforce le système d'inhibition comportementale, générant un stress chronique, une grande anxiété face à l'incertitude, une solitude et un sentiment de rejet.

Ce sentiment d'abandon, couplé au jugement de l'opinion publique ou de l'histoire, renforce le sentiment d'échec personnel. De sus, la perte du pouvoir crée un vide et une débilitation du politicien. Ce dernier n’a d’arme, pour tenter d’exister, des comportements et/ou des propos qui provoquent un profond dégoût moral en raison de leur bassesse, de leur cruauté ou de leur absence totale de dignité.
Alors chers citoyens, au peuple, à la justice et aux nouvelles autorités, évitons que ces perdants fassent vaciller notre pays, notre concorde et notre unité nationale.

Vive le Sénégal !
Vive la République debout !
 
Nicolas Silandibithe BASSÈNE
Coordinateur Mouvement Citoyen
Agir Maintenant pour une Émergence Nouvelle (AMEN)
 
 
 
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