Le général Pereira : "Le Wolof, le Peulh... ont tendance à écraser les autres langues"

Dimanche 24 Janvier 2021

Le général de Brigade aérienne, Alain Pereira, ambassadeur du Sénégal à l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), a publié " Mots, dictons, expressions proverbes Kriol de Caxa Mansa", un ouvrage publié chez l'harmattan qui éclaire d'une lumière nouvelle pour ce lusophone de la région. Avec un langage simple et plein d'humour, l'ancien Chef d'Etat major de l'armée de l'air explore les mécanisme d'une langue"succulente" qui, plus qu'un vocable, est avant tout le ciment d'une communauté.

Dans un entretien accordé à nos confrères du quotidien "Le Quotidien",  le général écrivain vante l'importance de la langue et la domination du portugais au Sud du pays. "Quand on parle créole, on parle d'un mélange de langue. Au moins 2, si n'est plus. Dans le cas  du Kriol de Caxa Mansa, peut étre la fondation c'est le portugais mais aussi il y a toutes les autres langues de la Casamance qu'on trouve à l'intérieur. De nombreux mots dont l'origine est Mandingue, Diola, où Bainouk. Évidement elle provient du Portugais  et elle a des proximités avec certaines langues de  la Guinée Bissau, mais pas toutes", a t-il précisé au cours de l'entretien avec "le quotidien".

Dans la région de Ziguinchor, le créole est de moins en moins parlé. "On entend parler Kril, mais pas autant que la wolof qui est venu passer dessus comme un rouleau compresseur. Le Wolof, le Peulh et le Mandingue, ils ont des particularités. Lorsqu'ils viennent, ils ont tendance à écraser les autres langues qui sont comme ça et c'est tout à leur honneur d'étre comme ça", a t-il mentionné.
Toutes fois, le général de Brigade aérienne, Alain Pereira, ambassadeur du Sénégal à l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), demande aux autres  de faire des efforts  pour que leur langue ne meurent pas.
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