Il y a des amnésies feintes qui insultent la conscience des Sénégalais. Dans son dernier déluge verbal, Ousmane Sonko a renoué avec son exercice favori : la victimisation, le défi théâtral et l'art consommé de la fuite en avant. Co-pilote d'un exécutif qui a mené le pays dans l'impasse pendant deux ans, le voilà qui tente aujourd'hui de se muer en opposant de l'extérieur.
Mais à la République des Valeurs, la rigueur des faits est implacable : ce naufrage économique a un nom, une co-gestion et des responsables identifiés. Oublie-t-on si vite le pacte originel ? Pendant deux ans, le parti PASTEF a codirigé, cosigné, piloté et régi les orientations de l'État. C'est leur empreinte macroéconomique, leurs arbitrages budgétaires hasardeux et leur incompétence managériale qui ont plombé la signature financière du Sénégal. Aujourd'hui, pris en otage par leur propre agenda présidentiel et obsédés par la perspective de 2029, Sonko tente de se défausser. Pour lui, tout est la faute de Kiiraay, cherchant à se blanchir et à rejeter l'entièreté du passif sur son allié d'hier. C'est l'histoire classique du pyromane qui se rêve en sapeur-pompier : on prend les rênes ensemble, mais on s'enfuit en courant dès que la maison brûle, surtout maintenant qu'il n’est plus à la primature.
Sur la question de la cherté de la vie et de la pression fiscale, Sonko persiste dans l'erreur fondamentale. Plutôt que d'opter pour un véritable plan de redressement économique axé sur la production, la relance et le soutien à l'investissement créateur de richesses, ils ont fait le choix d'un simple redressement fiscal à courte vue. En imposant des taxes tous azimuts et une ponction vorace sur le tissu formel, le régime a asphyxié les ménages et étranglé les entreprises. Les Sénégalais croulent sous le poids de ces prélèvements confiscatoires, et le tissu économique est aujourd'hui exsangue. Leurs gesticulations oratoires sur les plateaux ne cacheront jamais cet appauvrissement réel.
L’un des actes les plus destructeurs de cette gouvernance aura été la mise sous cloche méthodique du secteur du bâtiment, des travaux publics et de l'immobilier. Par pure inquisition politique et par amateurisme, ils ont cassé une machine qui faisait vivre des dizaines de milliers de jeunes Sénégalais. Maçons, ingénieurs, techniciens, petits commerçants : tout un écosystème a été sacrifié. Venir aujourd'hui pleurer sur le sort de la jeunesse après avoir brisé ses outils de travail relève du cynisme pur.
L’État ne se gère pas par des oukases, des provocations de tribun ou des simulacres de débats permanents. Face aux crises de trésorerie et aux impasses budgétaires, le Sénégal n'a pas besoin de l'amnésie sélective d'un homme pris au piège de ses ambitions pour 2029, mais de constance, de méthode et de vérité.
Le temps des bouc émissaires et des querelles de clans sur le dos du peuple est révolu. À ce delirium politicien, la République des Valeurs oppose la vérité implacable des faits et la défense intransigeante des intérêts des Sénégalais.
Assane Diop
Pôle Recherche Veille Analyse du Cercle des Cadres de la République des Valeurs
Mais à la République des Valeurs, la rigueur des faits est implacable : ce naufrage économique a un nom, une co-gestion et des responsables identifiés. Oublie-t-on si vite le pacte originel ? Pendant deux ans, le parti PASTEF a codirigé, cosigné, piloté et régi les orientations de l'État. C'est leur empreinte macroéconomique, leurs arbitrages budgétaires hasardeux et leur incompétence managériale qui ont plombé la signature financière du Sénégal. Aujourd'hui, pris en otage par leur propre agenda présidentiel et obsédés par la perspective de 2029, Sonko tente de se défausser. Pour lui, tout est la faute de Kiiraay, cherchant à se blanchir et à rejeter l'entièreté du passif sur son allié d'hier. C'est l'histoire classique du pyromane qui se rêve en sapeur-pompier : on prend les rênes ensemble, mais on s'enfuit en courant dès que la maison brûle, surtout maintenant qu'il n’est plus à la primature.
Sur la question de la cherté de la vie et de la pression fiscale, Sonko persiste dans l'erreur fondamentale. Plutôt que d'opter pour un véritable plan de redressement économique axé sur la production, la relance et le soutien à l'investissement créateur de richesses, ils ont fait le choix d'un simple redressement fiscal à courte vue. En imposant des taxes tous azimuts et une ponction vorace sur le tissu formel, le régime a asphyxié les ménages et étranglé les entreprises. Les Sénégalais croulent sous le poids de ces prélèvements confiscatoires, et le tissu économique est aujourd'hui exsangue. Leurs gesticulations oratoires sur les plateaux ne cacheront jamais cet appauvrissement réel.
L’un des actes les plus destructeurs de cette gouvernance aura été la mise sous cloche méthodique du secteur du bâtiment, des travaux publics et de l'immobilier. Par pure inquisition politique et par amateurisme, ils ont cassé une machine qui faisait vivre des dizaines de milliers de jeunes Sénégalais. Maçons, ingénieurs, techniciens, petits commerçants : tout un écosystème a été sacrifié. Venir aujourd'hui pleurer sur le sort de la jeunesse après avoir brisé ses outils de travail relève du cynisme pur.
L’État ne se gère pas par des oukases, des provocations de tribun ou des simulacres de débats permanents. Face aux crises de trésorerie et aux impasses budgétaires, le Sénégal n'a pas besoin de l'amnésie sélective d'un homme pris au piège de ses ambitions pour 2029, mais de constance, de méthode et de vérité.
Le temps des bouc émissaires et des querelles de clans sur le dos du peuple est révolu. À ce delirium politicien, la République des Valeurs oppose la vérité implacable des faits et la défense intransigeante des intérêts des Sénégalais.
Assane Diop
Pôle Recherche Veille Analyse du Cercle des Cadres de la République des Valeurs

