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« Le Congo ne saurait accueillir ceux qui piétinent les droits humains » : le Mouvement Républicain exige le renvoi d’Embaló

Jeudi 4 Décembre 2025

À Brazzaville, la polémique enfle autour de l’arrivée de l’ancien président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló. Le Mouvement Républicain affirme avoir découvert cette présence « avec étonnement », dénonçant un manque total de transparence. « À l’heure du numérique, un Gouvernement ne peut plus se comporter comme au moyen-âge dans la rétorsion de l’information », dénonce Daniel Lys Caleb Okon Assiami, porte-parole du Mouvement.

 

Le mouvement critique sévèrement l’attitude de l’exécutif, estimant que « pendant que le peuple congolais manque d’eau et d’électricité, le Gouvernement se donne le luxe d’affréter un avion pour aller exfiltrer un dirigeant dont la crédibilité pose problème ». Une démarche qu’il juge « insupportable » pour la population. « Le peuple congolais mérite respect et honneur, et à sa tête des dirigeants crédibles », souligne-t-il.

 

S’agissant du contexte politique bissau-guinéen, le Mouvement Républicain rappelle que l’opposant Fernando Dias da Costa réclame toujours la proclamation des résultats. « La CEDEAO doit agir et garantir la vérité des urnes », a-t-il insisté, demandant également la libération du leader de l’opposition Domingos Simões Pereira.
 

Le mouvement s’appuie aussi sur les propos de Goodluck Jonathan, cités par Afrikmag : « Ce qui s’est passé en Guinée-Bissau n’était pas un coup d’État… c’est le Président qui a annoncé le coup d’État », a dit l’ancien dirigeant, estimant que la version officielle manque de crédibilité.
 

Pour le Mouvement Républicain, la responsabilité du Congo est engagée : « La République du Congo ne peut devenir un refuge pour ceux qui piétinent les droits et libertés fondamentales », soutient Daniel Lys Caleb Okon Assiami. « La crédibilité internationale de notre pays est déjà mise à mal », poursuit-il.
 

En conséquence, l’organisation exige que le Gouvernement « examine sans délai les options appropriées », y compris « le retour de M. Embaló vers son pays » ou son transfert « vers un autre État disposé à l’accueillir ». « Sans cela, le Gouvernement serait considéré comme complice des actions antidémocratiques et anticonstitutionnelles », avertit le mouvement.
 

« Nos nations ne doivent plus tolérer des pratiques qui appartiennent à un passé révolu », conclut-il, réaffirmant « l’attachement indéfectible aux valeurs républicaines, à la transparence et au respect des peuples ».



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