La valeur d’un homme ne se mesure pas à son niveau de français !

Mardi 15 Septembre 2026

À ceux qui se moquent du ministre Abdou Lahad Ndiaye à cause de ses fautes ou de ses difficultés à s’exprimer en français, je voudrais rappeler une chose essentielle : la valeur d’un homme ne se mesure pas à son niveau de français.

Nous sommes au Sénégal, un pays où plusieurs langues coexistent et où le français n’est pas la langue maternelle de la majorité de nos concitoyens. Faire une faute de français ne retire ni les compétences, ni les convictions, ni la légitimité d’une personne.

On peut corriger une erreur sans humilier celui qui l’a commise. On peut critiquer les actes, les décisions et les résultats d’un ministre, mais transformer ses fautes de langage en objet de moquerie relève davantage de la petitesse que du débat politique.

Le français est une langue, pas un diplôme d’intelligence.

Avant de rire des fautes des autres, certains devraient surtout se demander s’ils ont eux-mêmes quelque chose de pertinent à dire.

Critiquons les idées. Évaluons le travail. Demandons des résultats. Mais cessons de confondre une faute de langage avec une faute de compétence.

Le respect du débat public commence aussi par le respect de la personne.
Par Khadim_bou_sonko_9304
Dans la même rubrique :