« La crédibilité du football africain est en jeu » : Motsepe s’exprime après la polémique

Jeudi 19 Mars 2026

Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a enfin réagi après la décision controversée de la commission d’appel concernant le recours du Maroc. Dans une déclaration sans détour, le dirigeant sud-africain a exprimé sa « profonde déception » face aux incidents qui ont marqué la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, soulignant que ces événements « jettent une ombre sur des années d’efforts pour crédibiliser notre football ».

Pour Motsepe, ces dérives ne sont pas anecdotiques. Elles ébranlent les principes d’intégrité, d’éthique et de bonne gouvernance que la CAF tente d’imposer. « Cela compromet le travail considérable accompli pour garantir des résultats crédibles », a-t-il averti, rappelant qu’un climat persistant de méfiance continue de peser sur le football africain.

Depuis son arrivée à la tête de l’instance continentale, Patrice Motsepe assure avoir fait de l’impartialité des arbitres et de l’indépendance des officiels une priorité. Si des progrès sont indéniables, les suspicions persistent, notamment lors des grandes compétitions où chaque décision est scrutée et contestée.

La polémique a également ravivé le débat sur l’indépendance des instances judiciaires de la CAF. Le président défend les réformes introduites pour la désignation des membres, désormais issus des propositions des associations et des zones régionales. Selon lui, ces commissions rassemblent « certains des juristes les plus respectés du continent », un gage essentiel pour légitimer leurs décisions.

Motsepe a souligné que la divergence entre la commission de discipline et la commission d’appel illustre le fonctionnement autonome de ces structures. Il a par ailleurs confirmé que le Sénégal pourrait saisir le Tribunal arbitral du sport, rappelant que chaque fédération dispose d’un droit de recours jusqu’aux juridictions sportives internationales les plus élevées.

« Aucun pays ne bénéficiera d’un traitement de faveur », a-t-il martelé. « Toutes les nations africaines seront traitées sur un pied d’égalité. » Un principe qu’il juge indispensable pour restaurer la confiance des supporters et garantir que les décisions arbitrales et judiciaires soient perçues comme justes et impartiales dans les 54 pays membres.

Face à la polémique, la CAF affirme avoir déjà engagé des mesures correctives pour combler les insuffisances constatées. Motsepe insiste : le chantier de la confiance est loin d’être terminé, et maintenir des standards élevés reste vital pour préserver la crédibilité du football africain.

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