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LICENCIEMENT ABUSIF: L'Etat fait du "wakhalé" avec le journliste Mohamed Gassama

Mardi 8 Novembre 2016

LICENCIEMENT ABUSIF: L'Etat fait du "wakhalé" avec  le journliste Mohamed Gassama
En mars dernier, l'ancien chef du bureau de presse de l'ambassade du Sénégal à Paris, Mohamed Gassama, s'est fait viré par son employeur, l'État du Sénégal. Motif invoqué: « des raisons économiques». Mais, le salarié, estimant ce licenciement «abusif», a porté l'affaire devant le conseil des prud'hommes pour demander réparation.

L'audience de conciliation entre les deux parties était fixée ce mardi 8 novembre 2016. Elle vient de se terminer devant cette juridiction. Conformément à la procédure, le but de ce premier face à face était de chercher une entente entre l'employeur et son ancien salarié, pour ne pas aller au jugement.

L'ambassade du Sénégal était représentée par son avocate française, Me Marie_Sophie Vincent. Auncun membre de l'ambassade n'était présent à ses côtés. En face, Mohamed Gassama, lui, était bien là, aux côtés de son conseil, Me Abdoulaye Tine.

Au cours de cette audience, la représentante de l'ambassade a accepté, au nom de son client, de concilier, pour éviter de s'enliser dans une longue procédure. Mais peut être aussi parce qu'elle estime que l'État du Sénégal ne pourrait pas remporter la bataille, vu la solidité des arguments du plaignant.

À lire également: Le chef du bureau de presse de l’Ambassade du Sénégal à Paris limogé : Mohamed Gassama n’exclue pas de porter plainte contre l'Etat pour licenciement abusif

Ainsi, l'avocate a demandé à Me Tine et son client de diminuer le montant des indemnités qu'ils demandent. En gros, elle a fait du «wakhalé» (marchandage  en langue Wolof, NDLR).

Le montant demandé avoisinerait «1 milliard de francs CFA», selon les propres termes révélés par Me Tine. Mais ce dernier et son client ont campé sur leur position: ils n'ont pas revu à la baisse leurs prétentions. Ce qui, conformément à la procédure, conduira les deux parties à solder leur contentieux devant le juge. Le rendez-vous est fixé au 14 avril 2017, à 13h, pour le jugement. Mais si entre temps l'État du Sénégal accepte l'exigence de son ancien salarié, qui fut en 2009 sur la base d'un contrat local à durée indéterminée, l'affaire serait alors close.

L'audience de ce matin a duré quinze minutes environ.

Plus de détails à suivre dans les prochaines minutes.

afriqueconnection.com

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