L’artiste guinéen Elie Kamano s’est invité dans le débat politique sénégalais. Dans une déclaration intitulée « Ousmane Sonko, tel un œuf qui veut éclore avant l’heure », il livre son analyse de la situation politique actuelle au Sénégal, marquée selon lui par un bras de fer entre l’exécutif et le législatif.
Suivant de près l’actualité sénégalaise, Elie Kamano affirme avoir déjà formulé des prédictions sur les événements susceptibles de secouer le pays. Il dit toutefois avoir été critiqué par certaines personnes qui lui reprochent de ne pas maîtriser la situation politique du Sénégal ni la culture démocratique de son peuple.
« Le temps nous édifiera », répond-il.
Selon l’artiste, les tensions actuelles traduisent une confrontation entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et Ousmane Sonko, désormais président de l’Assemblée nationale.
« Ce qui se passe présentement au Sénégal est un bras de fer entre l’exécutif et le législatif, autrement dit, entre Sonko et le président Diomaye », estime Elie Kamano. Il reconnaît cependant avoir observé un changement dans l’attitude d’Ousmane Sonko depuis son départ de la Primature. Selon lui, l’ancien Premier ministre paraît plus mesuré dans ses prises de parole.« Après son limogeage, j’avoue avoir vu un Ousmane Sonko plus pondéré dans ses prises de parole, au point de placer le Sénégal au-dessus de sa personne et de son leadership », affirme-t-il.
Pour Elie Kamano, cette posture pourrait être une manière pour Ousmane Sonko de répondre à ceux qui le présentent comme un homme politique porté vers la confrontation. « Je pense que c’est aussi une manière de démontrer à ceux qui le qualifient de va-t-en-guerre qu’il est capable de mettre son ego de côté pour l’intérêt supérieur de la Nation », ajoute-t-il.
L’artiste s’interroge toutefois sur le comportement adopté par Ousmane Sonko lorsqu’il occupait les fonctions de Premier ministre. Il se demande pourquoi cette attitude plus apaisée n’avait pas été observée à cette période. « Pourquoi semblait-il vouloir se placer en permanence dans une posture de confrontation verbale avec le président Bassirou Diomaye Faye ? Pourquoi tenait-il à convaincre l’opinion publique que Bassirou Diomaye Faye n’était qu’un président par procuration ? », s’interroge-t-il. Elie Kamano estime que, compte tenu de la majorité parlementaire détenue par Pastef, Ousmane Sonko aurait pu faire valoir ses désaccords par les voies institutionnelles plutôt que par des prises de position publiques contre le chef de l’État.
L’artiste va plus loin en accusant Ousmane Sonko d’avoir planifié son arrivée à la tête de l’Assemblée nationale afin d’y mener, selon lui, une stratégie politique contre le président Bassirou Diomaye Faye. « Son arrivée à la tête de l’Assemblée nationale et son coup de force constitutionnel visent à mettre du sable dans l’attiéké de celui qu’il considère comme sa propriété privée », déclare-t-il. Elie Kamano rappelle également qu’il existe une différence entre un parti politique et l’État. Pour lui, le Sénégal ne saurait être réduit au seul projet de Pastef. « Il ne faut pas perdre de vue qu’il y a, d’une part, Pastef et, d’autre part, la République du Sénégal. Aucun programme politique, aussi ambitieux soit-il, ne peut, à lui seul, conduire un pays à l’aboutissement de son émergence », soutient-il.
Revenant sur le slogan de campagne « Sonko moy Diomaye », l’artiste estime que cette formule ne peut s’appliquer à l’exercice du pouvoir présidentiel. « Sonko moy Diomaye, oui, pendant la campagne électorale. Mais dans l’exercice de la fonction présidentielle, Sonko dou Diomaye. Le président reste le président, avec toute l’autonomie et toute la légitimité que lui confère sa charge », affirme Elie Kamano.
Il critique enfin le ton employé, selon lui, par Ousmane Sonko à l’égard du président de la République dans ses dernières sorties publiques. « Même dans sa dernière sortie devant les médias, il utilise des termes péjoratifs et rabaissants pour qualifier le président de la République, une façon de dire au monde entier que les jours de Bassirou Diomaye Faye sont comptés à la tête du Sénégal », conclut-il, promettant d’y revenir.
Suivant de près l’actualité sénégalaise, Elie Kamano affirme avoir déjà formulé des prédictions sur les événements susceptibles de secouer le pays. Il dit toutefois avoir été critiqué par certaines personnes qui lui reprochent de ne pas maîtriser la situation politique du Sénégal ni la culture démocratique de son peuple.
« Le temps nous édifiera », répond-il.
Selon l’artiste, les tensions actuelles traduisent une confrontation entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et Ousmane Sonko, désormais président de l’Assemblée nationale.
« Ce qui se passe présentement au Sénégal est un bras de fer entre l’exécutif et le législatif, autrement dit, entre Sonko et le président Diomaye », estime Elie Kamano. Il reconnaît cependant avoir observé un changement dans l’attitude d’Ousmane Sonko depuis son départ de la Primature. Selon lui, l’ancien Premier ministre paraît plus mesuré dans ses prises de parole.« Après son limogeage, j’avoue avoir vu un Ousmane Sonko plus pondéré dans ses prises de parole, au point de placer le Sénégal au-dessus de sa personne et de son leadership », affirme-t-il.
Pour Elie Kamano, cette posture pourrait être une manière pour Ousmane Sonko de répondre à ceux qui le présentent comme un homme politique porté vers la confrontation. « Je pense que c’est aussi une manière de démontrer à ceux qui le qualifient de va-t-en-guerre qu’il est capable de mettre son ego de côté pour l’intérêt supérieur de la Nation », ajoute-t-il.
L’artiste s’interroge toutefois sur le comportement adopté par Ousmane Sonko lorsqu’il occupait les fonctions de Premier ministre. Il se demande pourquoi cette attitude plus apaisée n’avait pas été observée à cette période. « Pourquoi semblait-il vouloir se placer en permanence dans une posture de confrontation verbale avec le président Bassirou Diomaye Faye ? Pourquoi tenait-il à convaincre l’opinion publique que Bassirou Diomaye Faye n’était qu’un président par procuration ? », s’interroge-t-il. Elie Kamano estime que, compte tenu de la majorité parlementaire détenue par Pastef, Ousmane Sonko aurait pu faire valoir ses désaccords par les voies institutionnelles plutôt que par des prises de position publiques contre le chef de l’État.
L’artiste va plus loin en accusant Ousmane Sonko d’avoir planifié son arrivée à la tête de l’Assemblée nationale afin d’y mener, selon lui, une stratégie politique contre le président Bassirou Diomaye Faye. « Son arrivée à la tête de l’Assemblée nationale et son coup de force constitutionnel visent à mettre du sable dans l’attiéké de celui qu’il considère comme sa propriété privée », déclare-t-il. Elie Kamano rappelle également qu’il existe une différence entre un parti politique et l’État. Pour lui, le Sénégal ne saurait être réduit au seul projet de Pastef. « Il ne faut pas perdre de vue qu’il y a, d’une part, Pastef et, d’autre part, la République du Sénégal. Aucun programme politique, aussi ambitieux soit-il, ne peut, à lui seul, conduire un pays à l’aboutissement de son émergence », soutient-il.
Revenant sur le slogan de campagne « Sonko moy Diomaye », l’artiste estime que cette formule ne peut s’appliquer à l’exercice du pouvoir présidentiel. « Sonko moy Diomaye, oui, pendant la campagne électorale. Mais dans l’exercice de la fonction présidentielle, Sonko dou Diomaye. Le président reste le président, avec toute l’autonomie et toute la légitimité que lui confère sa charge », affirme Elie Kamano.
Il critique enfin le ton employé, selon lui, par Ousmane Sonko à l’égard du président de la République dans ses dernières sorties publiques. « Même dans sa dernière sortie devant les médias, il utilise des termes péjoratifs et rabaissants pour qualifier le président de la République, une façon de dire au monde entier que les jours de Bassirou Diomaye Faye sont comptés à la tête du Sénégal », conclut-il, promettant d’y revenir.