L’AGENDA DU CHAOS : Les fossoyeurs de la République démasqués (Par Lababa FAYE )

Vendredi 27 Février 2026

Le doute n’est plus permis. Ce que certains tentaient encore de faire passer pour une simple «liberté de ton» relève, désormais, d’une stratégie politique assumée : affaiblir l’Institution du Président de la République en pleine tempête nationale.


Alors que le Sénégal traverse une période de fortes tensions sociales (grèves à répétition, malaise universitaire, inquiétudes sanitaires et fragilités économiques), le pays a besoin de cohésion, de responsabilité et d’esprit d’État. Il a besoin que chaque élu mesure la gravité du moment. Or, une frange de députés semble avoir choisi une autre voie : celle de la rupture calculée, de la posture permanente et de la contestation systématique.

Refuser les cadres de concertation républicaine n’est pas un acte anodin. Dans toute démocratie, le débat est sain. Mais, lorsque le refus devient méthode, lorsque la défiance devient stratégie, et lorsque chaque initiative présidentielle est accueillie par une hostilité mécanique, il ne s’agit plus d’opposition constructive. Il s’agit d’un positionnement qui interroge sur ses véritables objectifs.

Dans un contexte où l’autorité de l’État doit être consolidée, donner le spectacle de divisions internes fragilise l’ensemble de l’édifice institutionnel. Faire croire à une instabilité au sommet, suggérer une crise permanente de leadership, alimenter l’idée d’un pouvoir isolé : voilà des postures qui, qu’on le veuille ou non, affaiblissent la crédibilité nationale, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Peut-on, en conscience, se réclamer du patriotisme tout en travaillant à installer le doute sur la solidité des institutions ? Peut-on prétendre défendre le peuple tout en pariant sur l’enlisement des crises sociales pour en tirer un bénéfice politique ? L’histoire jugera.

Le Président Bassirou Diomaye Faye incarne aujourd’hui, l’espoir de millions de Sénégalais. On peut critiquer ses choix, questionner ses méthodes, proposer des alternatives : c’est la respiration normale d’une démocratie. Mais, saboter son action par calcul, entretenir un climat de suspicion permanente et nourrir les fractures internes, relève d’une logique de déstabilisation, pas d’un débat républicain.

Dans les moments décisifs, la loyauté institutionnelle doit primer sur les ambitions personnelles. Le mandat populaire n’est pas un tremplin pour des stratégies individuelles ; il est un engagement au service de la stabilité et du progrès collectif.
Le peuple sénégalais mérite mieux que des querelles de positionnement. Il mérite des élus à la hauteur des sacrifices consentis et des attentes exprimées dans les urnes. Il mérite des responsables qui comprennent qu’affaiblir l’Institution du Président de la République, c’est fragiliser l’ensemble du système républicain.

Le Sénégal ne peut pas devenir le théâtre d’un bras de fer permanent entre calculs politiques et intérêt général. Ceux qui rêvent d’exister sur les ruines d’un échec national se trompent lourdement : aucune carrière ne prospère durablement sur les décombres d’un pays affaibli.


L’heure n’est pas aux agendas cachés, mais, à la consolidation de l’État. L’heure n’est pas à la surenchère verbale, mais, au travail. L’heure n’est pas aux divisions tactiques, mais, à la responsabilité historique. Le «Projet» pour lequel tant de citoyens se sont mobilisés ne doit pas être pris en otage par des rivalités internes. La République mérite mieux que des jeux d’ombre.

Le peuple observe. Il jugera.

Lababa FAYE 
Mouvement National des Cadres Patriotes
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