La naissance de KIIRAY – Les Patriotes Républicains ne doit pas, selon Abdoul Aziz Ndoye, reproduire les pratiques politiques que le mouvement entend combattre. Dans une contribution consacrée à l’avenir de la nouvelle formation, le responsable de KIIRAY à Hann Bel-Air appelle à privilégier la compétence, l’intégrité et le mérite face aux ralliements de circonstance. Il invite également son parti à construire sa propre doctrine plutôt qu’à définir son action en réaction à PASTEF.
Dans une contribution intitulée « KIIRAY : De la mécanique des ralliements à l'exigence de souveraineté doctrinale », il pose clairement le débat. « Entendons-nous bâtir un appareil de circonstances agrégeant des opportunismes individuels, ou ériger une formation politique d’avant-garde, fondée sur la rigueur programmatique et l'élévation morale de l'action publique ? » Abdoul Aziz Ndoye ne rejette pas l’arrivée de nouveaux militants. Il considère même l’élargissement de la base de KIIRAY comme une nécessité démocratique, à condition que les adhésions reposent sur une véritable adhésion au projet politique.
Il met toutefois en garde contre la reproduction des pratiques de transhumance et de clientélisme qui ont longtemps marqué la vie politique sénégalaise. « Nous devons rompre avec les travers de la transhumance et le clientélisme qui ont si longtemps hypothéqué la crédibilité de l'État. »
Pour lui, rejoindre KIIRAY ne doit surtout pas constituer un moyen d’obtenir une fonction ou des avantages. « L’adhésion à KIIRAY ne saurait constituer un blanc-seing pour l'attribution de charges publiques ou de prébendes partisanes. »
Le responsable politique défend particulièrement la reconnaissance du parcours des militants ayant accompagné le projet dès ses débuts. « L'engagement des militants de la première heure, forgé dans l'épreuve et le désintéressement, doit demeurer le socle moral de notre légitimité. » Il estime néanmoins que l’arrivée de nouvelles compétences peut constituer une richesse pour le mouvement. Mais l’accès aux responsabilités doit, selon lui, obéir à trois critères essentiels : l’intégrité, la compétence technique et le dévouement à l’intérêt général.
« S'émanciper du narratif PASTEF »
Abdoul Aziz Ndoye appelle également KIIRAY à éviter une autre tentation : construire son identité politique uniquement dans la confrontation avec PASTEF. Pour lui, ce choix constituerait une erreur stratégique. « L'erreur stratégique majeure consisterait à définir notre identité par négation ou par réaction aux discours de PASTEF. » Il considère qu’en répondant systématiquement aux prises de position du parti adverse, KIIRAY risquerait de lui abandonner la maîtrise du débat politique. « Entrer dans une dialectique de justification ou de surenchère polémique reviendrait à leur concéder le monopole de l'agenda politique. »
KIIRAY devrait donc, selon lui, développer son propre discours, son programme et sa doctrine en se concentrant davantage sur les préoccupations des Sénégalais que sur les querelles politiques. « KIIRAY n’a pas vocation à commenter le passé ni à s’enliser dans des querelles de légitimité rétrospectives. Laissons nos contradicteurs à l'exégèse de leurs propres contradictions ; notre mission est d'imposer un cap programmatique et de porter les aspirations profondes du peuple sénégalais. »
La légitimité devra venir des résultats
Abdoul Aziz Ndoye considère également que la véritable bataille se jouera sur le terrain des résultats. Selon lui, une formation exerçant des responsabilités ne peut durablement s'appuyer sur une rhétorique politique ou sur sa capacité de mobilisation. « À l’épreuve des responsabilités, la rhétorique contestataire cède le pas à l'impératif de résultats. »
Il poursuit : « L'histoire politique ne retiendra ni le volume de nos rassemblements ni la virulence des passes d'armes partisanes, mais l'efficacité tangible de notre gouvernance. » Pour asseoir sa crédibilité, KIIRAY devrait ainsi défendre une transformation structurelle du Sénégal reposant notamment sur l’industrialisation, la modernisation de l’agriculture, l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’énergie, ainsi que l’amélioration des systèmes éducatif et sanitaire.
Abdoul Aziz Ndoye insiste également sur « l’exemplarité institutionnelle » et une gestion rigoureuse des finances publiques. Le responsable de KIIRAY Hann Bel-Air estime enfin que l’avenir de la formation dépendra de sa capacité à construire des structures solides et à former ses militants. Jeunes, femmes, cadres techniques et acteurs territoriaux doivent, selon lui, être davantage impliqués dans un processus d’éducation civique et de formation doctrinale. « En substituant la culture du travail et du mérite aux logiques de cooptation éphémères, nous préparerons l'émergence d'une nouvelle génération de serviteurs de la Nation, guidés par le sens de l'État plutôt que par l'attrait de la fonction. »
Pour Abdoul Aziz Ndoye, le succès de KIIRAY ne devra donc pas être mesuré à l’aune du nombre de responsables politiques qui rejoindront ses rangs. « Le Sénégal n'évaluera pas KIIRAY au nombre de ses ralliements, mais à la profondeur de ses réalisations républicaines. » Et il lance un appel adressé à ses camarades : « Bâtissons le parti de l'action, de la compétence et de la dignité politique.
Dans une contribution intitulée « KIIRAY : De la mécanique des ralliements à l'exigence de souveraineté doctrinale », il pose clairement le débat. « Entendons-nous bâtir un appareil de circonstances agrégeant des opportunismes individuels, ou ériger une formation politique d’avant-garde, fondée sur la rigueur programmatique et l'élévation morale de l'action publique ? » Abdoul Aziz Ndoye ne rejette pas l’arrivée de nouveaux militants. Il considère même l’élargissement de la base de KIIRAY comme une nécessité démocratique, à condition que les adhésions reposent sur une véritable adhésion au projet politique.
Il met toutefois en garde contre la reproduction des pratiques de transhumance et de clientélisme qui ont longtemps marqué la vie politique sénégalaise. « Nous devons rompre avec les travers de la transhumance et le clientélisme qui ont si longtemps hypothéqué la crédibilité de l'État. »
Pour lui, rejoindre KIIRAY ne doit surtout pas constituer un moyen d’obtenir une fonction ou des avantages. « L’adhésion à KIIRAY ne saurait constituer un blanc-seing pour l'attribution de charges publiques ou de prébendes partisanes. »
Le responsable politique défend particulièrement la reconnaissance du parcours des militants ayant accompagné le projet dès ses débuts. « L'engagement des militants de la première heure, forgé dans l'épreuve et le désintéressement, doit demeurer le socle moral de notre légitimité. » Il estime néanmoins que l’arrivée de nouvelles compétences peut constituer une richesse pour le mouvement. Mais l’accès aux responsabilités doit, selon lui, obéir à trois critères essentiels : l’intégrité, la compétence technique et le dévouement à l’intérêt général.
« S'émanciper du narratif PASTEF »
Abdoul Aziz Ndoye appelle également KIIRAY à éviter une autre tentation : construire son identité politique uniquement dans la confrontation avec PASTEF. Pour lui, ce choix constituerait une erreur stratégique. « L'erreur stratégique majeure consisterait à définir notre identité par négation ou par réaction aux discours de PASTEF. » Il considère qu’en répondant systématiquement aux prises de position du parti adverse, KIIRAY risquerait de lui abandonner la maîtrise du débat politique. « Entrer dans une dialectique de justification ou de surenchère polémique reviendrait à leur concéder le monopole de l'agenda politique. »
KIIRAY devrait donc, selon lui, développer son propre discours, son programme et sa doctrine en se concentrant davantage sur les préoccupations des Sénégalais que sur les querelles politiques. « KIIRAY n’a pas vocation à commenter le passé ni à s’enliser dans des querelles de légitimité rétrospectives. Laissons nos contradicteurs à l'exégèse de leurs propres contradictions ; notre mission est d'imposer un cap programmatique et de porter les aspirations profondes du peuple sénégalais. »
La légitimité devra venir des résultats
Abdoul Aziz Ndoye considère également que la véritable bataille se jouera sur le terrain des résultats. Selon lui, une formation exerçant des responsabilités ne peut durablement s'appuyer sur une rhétorique politique ou sur sa capacité de mobilisation. « À l’épreuve des responsabilités, la rhétorique contestataire cède le pas à l'impératif de résultats. »
Il poursuit : « L'histoire politique ne retiendra ni le volume de nos rassemblements ni la virulence des passes d'armes partisanes, mais l'efficacité tangible de notre gouvernance. » Pour asseoir sa crédibilité, KIIRAY devrait ainsi défendre une transformation structurelle du Sénégal reposant notamment sur l’industrialisation, la modernisation de l’agriculture, l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’énergie, ainsi que l’amélioration des systèmes éducatif et sanitaire.
Abdoul Aziz Ndoye insiste également sur « l’exemplarité institutionnelle » et une gestion rigoureuse des finances publiques. Le responsable de KIIRAY Hann Bel-Air estime enfin que l’avenir de la formation dépendra de sa capacité à construire des structures solides et à former ses militants. Jeunes, femmes, cadres techniques et acteurs territoriaux doivent, selon lui, être davantage impliqués dans un processus d’éducation civique et de formation doctrinale. « En substituant la culture du travail et du mérite aux logiques de cooptation éphémères, nous préparerons l'émergence d'une nouvelle génération de serviteurs de la Nation, guidés par le sens de l'État plutôt que par l'attrait de la fonction. »
Pour Abdoul Aziz Ndoye, le succès de KIIRAY ne devra donc pas être mesuré à l’aune du nombre de responsables politiques qui rejoindront ses rangs. « Le Sénégal n'évaluera pas KIIRAY au nombre de ses ralliements, mais à la profondeur de ses réalisations républicaines. » Et il lance un appel adressé à ses camarades : « Bâtissons le parti de l'action, de la compétence et de la dignité politique.

