Jeux en ligne illégaux : la Lonase porte plainte contre plusieurs plateformes

Lundi 20 Juillet 2026

La Loterie nationale sénégalaise (Lonase) a décidé de durcir le ton face à la prolifération des plateformes de paris en ligne non autorisées. Après avoir publié la liste des opérateurs légalement habilités à exercer au Sénégal, l’entreprise publique a saisi la justice contre plusieurs sites accusés d’exploiter illégalement des jeux de hasard et de faire transiter d’importantes sommes d’argent hors de tout contrôle de l’État.

Dans un récent communiqué, la Lonase, qui détient le monopole des jeux de hasard, des pronostics et des activités assimilées, a rappelé que les seules plateformes autorisées sont Click Digital Marketing, Sunubet, Lonase.bet, Betclic, Bwinners, PMU Online, Lonase 22bet, Lonase Way, Lonase-Loto-Senegal, PMU Sénégal, Linebet, Mojabet, Melbet, Megalink, Betsama, LPbet et Service en ligne international (1xBet).

Elle a également précisé que toutes les plateformes ne figurant pas sur cette liste opèrent dans l’illégalité. Leurs responsables, ainsi que les opérateurs de paiement qui les accompagnent, s’exposent à des poursuites judiciaires conformément à la loi.

D’après le journal Libération, la Lonase est passée à l’action au début du mois de juillet 2026, à la suite d’un contrôle des jeux en ligne. Elle a ciblé les plateformes Mégapari, Paris Massif, Pesa, Afropari, Betpari, Wowo-bet, iwin, 888starz et 1Wxsj, ainsi que les sociétés Monetbil et Orange Finances Digitales.

Une enquête a alors été discrètement ouverte par la DSC pour « association de malfaiteurs, exploitation illégale de jeux de hasard, blanchiment de capitaux, fraude fiscale aggravée et complicité par fourniture de moyens de paiement ».

Dans sa plainte, la Lonase affirme que ces plateformes utilisent des agrégateurs de services de paiement et collectent les mises grâce aux services de monnaie électronique. Selon elle, ce dispositif aurait permis de faire circuler des milliards de francs CFA dans des circuits occultes, sans aucun contrôle de l’État.

La Lonase rappelle enfin avoir déjà adressé, dès février 2022, une mise en demeure à Orange Finances Mobiles Sénégal. Malgré cet avertissement, l’entreprise continuerait de collaborer avec les plateformes mises en cause, alors qu’elle saurait qu’elles ne disposent d’aucune autorisation.
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