Le procès de Jérôme Badiaky, alias « Sniper », et de Sakory Ka a été marqué ce mercredi par une déclaration pour le moins inhabituelle de l'ancien patron de Sniper Sécurité. Poursuivi notamment pour détention illégale d'armes et trafic illicite d'armes, Jérôme Badiaky a reconnu devant le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar sa fascination pour les armes, tout en contestant fermement les infractions qui lui sont reprochées.
Au cœur des débats figuraient les nombreuses armes saisies lors des perquisitions effectuées à ses domiciles de Dakar et de Mbour. Face au tribunal, le prévenu a expliqué que l'acquisition de ces équipements répondait exclusivement aux besoins de sa société de sécurité privée. Selon lui, après avoir remporté plusieurs marchés de gardiennage, il avait souhaité doter ses agents des moyens nécessaires à l'exercice de leurs missions. Il reconnaît également avoir acheté une arme factice auprès de Sakory Ka, mais assure qu'elle n'avait qu'un objectif dissuasif.
Le moment le plus marquant de l'audience est intervenu lorsque le président du tribunal a évoqué une vidéo retrouvée dans le téléphone portable du prévenu. Les images le montreraient manipulant un lance-grenades.
Invité à s'expliquer, Jérôme Badiaky a affirmé ne plus se souvenir du lieu où la vidéo avait été tournée avant de lâcher une phrase qui a suscité de nombreuses réactions dans la salle d'audience : « Je suis amoureux des armes. »
Une déclaration qui n'a cependant pas été suivie d'un aveu sur les infractions poursuivies. Tout au long de son interrogatoire, Jérôme Badiaky a maintenu qu'il contestait les faits mis à sa charge.
Concernant les armes découvertes lors des perquisitions, il soutient que certaines provenaient de fournisseurs agréés et qu'elles étaient destinées à son activité professionnelle. Il réfute toute implication dans un trafic d'armes.
Le ministère public ne partage pas cette analyse. Dans un réquisitoire particulièrement sévère, le procureur a estimé que plusieurs armes retrouvées ne figuraient dans aucun fichier officiel de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST). Il a également relevé que certaines vérifications effectuées auprès d'une armurerie contredisaient les explications fournies par les prévenus.
Pour le parquet, les éléments réunis permettent de retenir les infractions de détention illégale d'armes et de trafic illicite d'armes contre Jérôme Badiaky.
À l'inverse, ses avocats ont plaidé la relaxe, soutenant que leur client ne détenait qu'une arme factice ne nécessitant aucune autorisation particulière et que les autres équipements saisis s'inscrivaient dans le cadre des activités de sa société de sécurité.
Au terme des débats, le procureur a requis cinq ans d'emprisonnement ferme ainsi qu'une amende de cinq millions de francs CFA contre Jérôme Badiaky. Le tribunal a mis l'affaire en délibéré. Le jugement sera rendu le 22 juillet 2026.
Avec Dakaractu
Au cœur des débats figuraient les nombreuses armes saisies lors des perquisitions effectuées à ses domiciles de Dakar et de Mbour. Face au tribunal, le prévenu a expliqué que l'acquisition de ces équipements répondait exclusivement aux besoins de sa société de sécurité privée. Selon lui, après avoir remporté plusieurs marchés de gardiennage, il avait souhaité doter ses agents des moyens nécessaires à l'exercice de leurs missions. Il reconnaît également avoir acheté une arme factice auprès de Sakory Ka, mais assure qu'elle n'avait qu'un objectif dissuasif.
Le moment le plus marquant de l'audience est intervenu lorsque le président du tribunal a évoqué une vidéo retrouvée dans le téléphone portable du prévenu. Les images le montreraient manipulant un lance-grenades.
Invité à s'expliquer, Jérôme Badiaky a affirmé ne plus se souvenir du lieu où la vidéo avait été tournée avant de lâcher une phrase qui a suscité de nombreuses réactions dans la salle d'audience : « Je suis amoureux des armes. »
Une déclaration qui n'a cependant pas été suivie d'un aveu sur les infractions poursuivies. Tout au long de son interrogatoire, Jérôme Badiaky a maintenu qu'il contestait les faits mis à sa charge.
Concernant les armes découvertes lors des perquisitions, il soutient que certaines provenaient de fournisseurs agréés et qu'elles étaient destinées à son activité professionnelle. Il réfute toute implication dans un trafic d'armes.
Le ministère public ne partage pas cette analyse. Dans un réquisitoire particulièrement sévère, le procureur a estimé que plusieurs armes retrouvées ne figuraient dans aucun fichier officiel de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST). Il a également relevé que certaines vérifications effectuées auprès d'une armurerie contredisaient les explications fournies par les prévenus.
Pour le parquet, les éléments réunis permettent de retenir les infractions de détention illégale d'armes et de trafic illicite d'armes contre Jérôme Badiaky.
À l'inverse, ses avocats ont plaidé la relaxe, soutenant que leur client ne détenait qu'une arme factice ne nécessitant aucune autorisation particulière et que les autres équipements saisis s'inscrivaient dans le cadre des activités de sa société de sécurité.
Au terme des débats, le procureur a requis cinq ans d'emprisonnement ferme ainsi qu'une amende de cinq millions de francs CFA contre Jérôme Badiaky. Le tribunal a mis l'affaire en délibéré. Le jugement sera rendu le 22 juillet 2026.
Avec Dakaractu

