Poursuivie pour des propos jugés contraires aux bonnes mœurs après un direct diffusé sur les réseaux sociaux, la commerçante Ndeye Khady Ndiaye a comparu devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Face aux juges, elle a reconnu avoir insulté le Premier ministre Ousmane Sonko, affirmant avoir agi sous le coup de la provocation après avoir été prise pour cible par des internautes.
Placée sous mandat de dépôt le 1er juillet dernier, la prévenue, domiciliée à Grand-Yoff, a expliqué à la barre avoir créé, il y a environ un mois, un mouvement de soutien au président Bassirou Diomaye Faye. Selon ses déclarations, un direct organisé sur les réseaux sociaux a rapidement été perturbé par des internautes qu'elle présente comme des militants de PASTEF.
« J'ai tenu ces propos à l'encontre de leur leader pour les intimider et les pousser à quitter mon live. Je voulais leur faire mal », a-t-elle déclaré en larmes devant le tribunal, d'après seneweb.
La commerçante affirme également que certains de ses détracteurs avaient diffusé l'adresse de sa boutique afin d'inciter d'autres personnes à s'en prendre à elle.
« Si je les insultais directement, ils n'allaient pas arrêter. C'est pour cette raison que j'ai insulté leur leader », a-t-elle expliqué, avant de présenter ses excuses aux juges et d'exprimer ses regrets.
Dans son réquisitoire, le procureur de la République a estimé que les propos tenus par la prévenue étaient « contraires aux bonnes mœurs et indécents ». Il a requis une peine de six mois d'emprisonnement, dont trois mois ferme, une amende de 250 000 FCFA ainsi que la confiscation du téléphone portable ayant servi à diffuser les propos incriminés.
La défense a plaidé en faveur de circonstances atténuantes. Me Tafsir Abdoul Sy a invoqué l'excuse de provocation et demandé au tribunal de faire preuve de clémence, rappelant notamment l'état de grossesse de sa cliente.
Intervenant également pour la défense, Me El Hadji Diouf a soutenu que Ndeye Khady Ndiaye n'avait fait que répondre aux attaques dont elle disait être victime.
« Un jour, j'ai reçu 573 appels injurieux. C'est Ousmane Sonko qui a appris à ses militants à injurier les gens. Cette dame n'a fait que riposter », a plaidé l'avocat, sollicitant une simple peine d'avertissement.
Après en avoir délibéré, le tribunal des flagrants délits a déclaré Ndeye Khady Ndiaye coupable des faits qui lui étaient reprochés. Les juges se sont toutefois montrés plus cléments que le parquet en la condamnant à une amende ferme de 75 000 FCFA, sans peine d'emprisonnement. Cette décision lui permet de recouvrer la liberté. Le tribunal a également ordonné la restitution de son téléphone portable.
Placée sous mandat de dépôt le 1er juillet dernier, la prévenue, domiciliée à Grand-Yoff, a expliqué à la barre avoir créé, il y a environ un mois, un mouvement de soutien au président Bassirou Diomaye Faye. Selon ses déclarations, un direct organisé sur les réseaux sociaux a rapidement été perturbé par des internautes qu'elle présente comme des militants de PASTEF.
« J'ai tenu ces propos à l'encontre de leur leader pour les intimider et les pousser à quitter mon live. Je voulais leur faire mal », a-t-elle déclaré en larmes devant le tribunal, d'après seneweb.
La commerçante affirme également que certains de ses détracteurs avaient diffusé l'adresse de sa boutique afin d'inciter d'autres personnes à s'en prendre à elle.
« Si je les insultais directement, ils n'allaient pas arrêter. C'est pour cette raison que j'ai insulté leur leader », a-t-elle expliqué, avant de présenter ses excuses aux juges et d'exprimer ses regrets.
Dans son réquisitoire, le procureur de la République a estimé que les propos tenus par la prévenue étaient « contraires aux bonnes mœurs et indécents ». Il a requis une peine de six mois d'emprisonnement, dont trois mois ferme, une amende de 250 000 FCFA ainsi que la confiscation du téléphone portable ayant servi à diffuser les propos incriminés.
La défense a plaidé en faveur de circonstances atténuantes. Me Tafsir Abdoul Sy a invoqué l'excuse de provocation et demandé au tribunal de faire preuve de clémence, rappelant notamment l'état de grossesse de sa cliente.
Intervenant également pour la défense, Me El Hadji Diouf a soutenu que Ndeye Khady Ndiaye n'avait fait que répondre aux attaques dont elle disait être victime.
« Un jour, j'ai reçu 573 appels injurieux. C'est Ousmane Sonko qui a appris à ses militants à injurier les gens. Cette dame n'a fait que riposter », a plaidé l'avocat, sollicitant une simple peine d'avertissement.
Après en avoir délibéré, le tribunal des flagrants délits a déclaré Ndeye Khady Ndiaye coupable des faits qui lui étaient reprochés. Les juges se sont toutefois montrés plus cléments que le parquet en la condamnant à une amende ferme de 75 000 FCFA, sans peine d'emprisonnement. Cette décision lui permet de recouvrer la liberté. Le tribunal a également ordonné la restitution de son téléphone portable.