Le procureur de Conakry, Alphonse Charles Wright, ancien ministre guinéen de la Justice, poursuit sa campagne contre les constructions anarchiques. Lors d'une descente inopinée dans les mangroves de Gbessia-Faban, plusieurs chantiers ont été interrompus et des interpellations ont eu lieu, y compris sur des sites présentés comme appartenant à de hauts responsables de l'État.
L'une des arrestations, largement relayée sur les réseaux sociaux, concerne une femme dont le mari construirait une maison au cœur de la mangrove. Selon des vidéos diffusées en ligne, elle a affirmé ne pas connaître le numéro de téléphone de son époux avant d'être interpellée sur instruction du procureur. Cette arrestation a suscité de nombreuses réactions. Se présentant comme le fils de la prévenue, Lamarana Diallo, citoyen engagé contre l'injustice, a dénoncé les méthodes du magistrat dans une publication. « Je suis convaincu d'une chose : ma mère ne peut pas donner mon numéro de téléphone, quelle que soit l'urgence. Elle ne lit ni ne mémorise les chiffres en français. Devrait-elle être arrêtée pour cela ? Non. Pourtant, Charles Wright pourrait le faire », écrit-il.
Il ajoute que lui-même lui est déjà arrivé de se tromper en communiquant le second numéro de téléphone de son épouse. « Beaucoup parmi nous ne maîtrisent pas les numéros de téléphone de leurs conjoints, surtout lorsqu'ils changent de numéro ou en utilisent un second. Si une hésitation, une incapacité ou un refus de donner le numéro d'un proche, qui n'est ni condamné ni recherché, peut conduire à une arrestation, c'est très dangereux », estime-t-il.
Dans un autre message, Lamarana Diallo accuse le procureur d'outrepasser le cadre légal. « Aujourd'hui, Charles Wright se comporte comme un pacha, voire comme un gangster. Il abuse de son pouvoir et humilie des pères et des mères de famille en dehors de tout cadre juridique. Le jour où un innocent perdra la vie, il sera trop tard pour réagir », dénonce-t-il.
Le parquet invoque une complicité
L'une des arrestations, largement relayée sur les réseaux sociaux, concerne une femme dont le mari construirait une maison au cœur de la mangrove. Selon des vidéos diffusées en ligne, elle a affirmé ne pas connaître le numéro de téléphone de son époux avant d'être interpellée sur instruction du procureur. Cette arrestation a suscité de nombreuses réactions. Se présentant comme le fils de la prévenue, Lamarana Diallo, citoyen engagé contre l'injustice, a dénoncé les méthodes du magistrat dans une publication. « Je suis convaincu d'une chose : ma mère ne peut pas donner mon numéro de téléphone, quelle que soit l'urgence. Elle ne lit ni ne mémorise les chiffres en français. Devrait-elle être arrêtée pour cela ? Non. Pourtant, Charles Wright pourrait le faire », écrit-il.
Il ajoute que lui-même lui est déjà arrivé de se tromper en communiquant le second numéro de téléphone de son épouse. « Beaucoup parmi nous ne maîtrisent pas les numéros de téléphone de leurs conjoints, surtout lorsqu'ils changent de numéro ou en utilisent un second. Si une hésitation, une incapacité ou un refus de donner le numéro d'un proche, qui n'est ni condamné ni recherché, peut conduire à une arrestation, c'est très dangereux », estime-t-il.
Dans un autre message, Lamarana Diallo accuse le procureur d'outrepasser le cadre légal. « Aujourd'hui, Charles Wright se comporte comme un pacha, voire comme un gangster. Il abuse de son pouvoir et humilie des pères et des mères de famille en dehors de tout cadre juridique. Le jour où un innocent perdra la vie, il sera trop tard pour réagir », dénonce-t-il.
Le parquet invoque une complicité
De son côté, le parquet apporte une tout autre version des faits. Selon les autorités judiciaires, la femme n'a pas été arrêtée pour avoir ignoré le numéro de téléphone de son mari, mais pour complicité présumée et refus de coopérer avec la justice dans le cadre de l'enquête sur les constructions illégales.
Des méthodes qui divisent
Si les méthodes employées par Charles Wright font l'objet de critiques de la part de certains observateurs et défenseurs des droits, elles sont également saluées par une partie de la population.
Mme Sow, interrogée sur cette campagne contre les constructions anarchiques, apporte son soutien au procureur. « Il faut bien que quelqu'un mette fin à ces constructions anarchiques dans ce pays. Si les ministères de tutelle ne le font pas, par peur ou parce que certains sont impliqués, il faut une personne pour s'en charger. Je soutiens cette démarche. Chaque année, des vies sont perdues à cause des mauvaises occupations du sol et des constructions illégales », affirme-t-elle.
Cette vaste opération menée par le parquet continue ainsi d'alimenter le débat en Guinée, entre ceux qui dénoncent des méthodes jugées excessives et ceux qui estiment qu'une action ferme est nécessaire pour lutter contre l'urbanisation anarchique.
Des méthodes qui divisent
Si les méthodes employées par Charles Wright font l'objet de critiques de la part de certains observateurs et défenseurs des droits, elles sont également saluées par une partie de la population.
Mme Sow, interrogée sur cette campagne contre les constructions anarchiques, apporte son soutien au procureur. « Il faut bien que quelqu'un mette fin à ces constructions anarchiques dans ce pays. Si les ministères de tutelle ne le font pas, par peur ou parce que certains sont impliqués, il faut une personne pour s'en charger. Je soutiens cette démarche. Chaque année, des vies sont perdues à cause des mauvaises occupations du sol et des constructions illégales », affirme-t-elle.
Cette vaste opération menée par le parquet continue ainsi d'alimenter le débat en Guinée, entre ceux qui dénoncent des méthodes jugées excessives et ceux qui estiment qu'une action ferme est nécessaire pour lutter contre l'urbanisation anarchique.