« Je crois fermement à l’innocence de Pape Cheikh Diallo. La justice doit rassurer, pas terroriser»; selon Baba Aidara

Dimanche 8 Février 2026

L’interpellation de l’animateur Pape Cheikh Diallo continue de susciter interrogations et débats dans l’opinion publique. Pour certains observateurs, les conditions entourant cette affaire soulèvent de sérieuses questions sur la méthode employée et sur le respect des principes fondamentaux de l’État de droit.

Dans une tribune largement relayée, le journaliste Baba Aidara invite à « poser calmement les faits ». Selon lui, Pape Cheikh Diallo n’aurait pas été arrêté en flagrant délit, ni sur la base de preuves matérielles solides. « A-t-il été arrêté en flagrant délit ? NON. A-t-il été interpellé sur la base de preuves matérielles solides ? NON PLUS », écrit-il, soulignant que l’interpellation reposerait essentiellement sur une simple citation par un tiers.

Cette situation amène le journaliste à s’interroger ouvertement : « Et cela suffit désormais pour priver un citoyen de sa liberté ? Alors je m’interroge. Pourquoi Pape Cheikh Diallo, et pas d’autres ? » Il évoque également des précédents médiatisés restés sans suites judiciaires, se demandant si le pays ne glisse pas vers « une République à deux vitesses ».

Baba Aidara relève par ailleurs une coïncidence qu’il juge troublante entre cette interpellation et l’actualité professionnelle de l’animateur. Il rappelle « l’annonce du grand retour de Pape Cheikh à la TFM », ainsi que les préparatifs autour de l’émission Quartier Général, présentée comme « un véritable carrefour de réflexion, un espace où les non-dits de ce pays allaient enfin être mis sur la table ». Et de s’interroger : « Coïncidence ? Ou volonté d’anéantir une voix avant qu’elle ne parle ? »

Pour le journaliste, le fond du problème est ailleurs. « Interpeller un homme parce qu’il a été cité, sans preuve formelle, est un précédent extrêmement dangereux. Si cette logique s’installe, plus personne n’est en sécurité. Aujourd’hui lui. Demain, qui ? », alerte-t-il.

Affichant clairement sa position, Baba Aidara conclut sans ambiguïté : « Je crois fermement à l’innocence de Pape Cheikh Diallo. Et je dénonce avec la dernière énergie cette manière de procéder. La justice doit rassurer, pas terroriser. La République doit protéger, pas régler des comptes. »

Au-delà du cas individuel, la question posée reste entière : « Sommes-nous encore dans un État de droit, ou dans l’ère des accusations sans preuves ? » Une interrogation qui, à en croire les réactions, mérite réflexion et clarification de la part des autorités compétentes.

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