Lamin Tamba, responsable de la communication de l’Aprc dans le site atlanticactu.com, apporte une réplique. « Dans quel pays des bavures n’existent pas? N’est-ce pas aux États Unis, miroir de la démocratie occidentale que des policiers ont tué un jeune afro-américain en l’étranglant publiquement? Pour autant Donald Trump a-t-il été indexé ? Combien d’étudiants sénégalais ont-ils été tué lors de manifestations par les forces de sécurité, pour autant le Président Macky Sall a-t-il été pointé du doigt par ces associations de défense des droits humains ? Récemment au Mali, près de 23 manifestants ont été tués lors des heurts contre les forces de l’ordre, qu’attend t-on pour accusé IBK d’être un tueur ou un sanguinaire ? »
Et de poursuivre, « Après les 400 ans de domination coloniale et les 33 années de feu le président Dawda Jawara, il n’existait aucune route digne de ce nom, aucune université, aucun hôpital où les gambiens pouvaient se soigner, la télévision était un mirage pour ce peuple car le PPP , parti du premier président avait peur d’éveiller la conscience des gambiens. Pendant toutes ces années, les gambiens de la diaspora embarquaient ou débarquaient de l’aéroport international Léopold Sedar Senghor car il n’existait qu’une seule piste sur laquelle aucune compagnie sérieuse ne ferait de dessertes. Aujourd’hui, la Gambie tient son aéroport international ».
En conclusion, Lamin Tamba nous apprend, « Quatre après le départ de Jamneh, les gambiens revivent les coupures d’électricité, les meurtres, les vols les hausses unilatérales des prix des denrées, la corruption, en somme ce pays a fait un recul de 4 siècles avec Adama Barrow. Yaya Jamneh avait bâti une armée nationale, aujourd’hui nous avons une armée ethnique ».