JOJ Dakar 2026 : Mary Teuw Niane émerveillé par une cérémonie d’ouverture digne d’un « conte de fées »

Dimanche 8 Novembre 2026

L’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, le professeur Mary Teuw Niane, a salué la réussite de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Dans une contribution intitulée « Le conte de fées », publiée ce dimanche 8 novembre, il rend un vibrant hommage aux artistes, aux organisateurs et à tous ceux qui ont contribué à ce spectacle. Pour lui, cette réussite dépasse les clivages politiques et constitue une victoire collective du Sénégal, de l’Afrique et de la jeunesse mondiale.

La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 continue de susciter des réactions enthousiastes. Dans une contribution publiée ce dimanche, le professeur Mary Teuw Niane est revenu sur l’émotion ressentie devant le spectacle présenté au Stade Abdoulaye Wade. « Ce soir-là, au Stade Abdoulaye Wade, comme devant nos téléviseurs, nous avons cessé de regarder le monde. Nous l’avons rêvé », écrit-il.

L’ancien ministre décrit une cérémonie qui l’a transporté dans l’univers des contes et des traditions africaines. « La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 avait quelque chose d’un conte de fées. Un spectacle magique. Une fresque sublime. Un enchantement de sons, de lumières, de couleurs et de mouvements », témoigne-t-il.

Il salue particulièrement la créativité des artistes et la qualité de la mise en scène, capables, selon lui, de faire revivre les souvenirs d’enfance et l’imaginaire collectif africain.



Dans son texte, Mary Teuw Niane évoque avec nostalgie les veillées traditionnelles et les histoires racontées par les grands-mères autour desquelles se réunissaient les enfants. « Moi, j’ai retrouvé grand-mère Daadanel. Nous nous agglutinions autour d’elle. Nous buvions ses paroles. Chaque soir, ses contes nous entraînaient plus loin dans le merveilleux », se souvient-il.

Il revient également sur les tableaux artistiques qui ont marqué la cérémonie, notamment les représentations inspirées d’Aline Sitoé Diatta, d’El Hadj Oumar Foutiyou Tall et des traditions africaines. « Entre le réel et le fantastique, j’étais profondément heureux. Assis dans mon fauteuil, je voyageais dans le temps. Je retrouvais mon enfance. Je retrouvais nos histoires. Je retrouvais notre Afrique », confie-t-il.

Pour le professeur, cette cérémonie a permis de présenter au monde une Afrique riche de ses cultures, de son histoire et de ses valeurs.

« L’Afrique, Madagascar à ses côtés, déployait une fresque humaine d’une beauté saisissante. Une Afrique généreuse. Une Afrique de rencontres. Une Afrique qui respirait l’humanisme de Senghor », souligne-t-il.

Un hommage à Cheikh Anta Diop et à la jeunesse africaine

Mary Teuw Niane s’est également attardé sur la place accordée à Cheikh Anta Diop dans le spectacle d’ouverture.

Il voit dans cette évocation du savant sénégalais un message adressé aux jeunes générations africaines.

« Et puis, il y eut Cheikh Anta Diop. Dans son laboratoire de carbone 14, sa parole savante, sa démonstration rigoureuse, son invitation à la jeunesse africaine à conquérir la science et la technologie », écrit-il.

Avant d’ajouter : « Comme un rappel magnifique : notre continent a aussi rendez-vous avec le savoir, l’invention et l’avenir. »

L’ancien ministre estime que le Stade Abdoulaye Wade s’est ainsi transformé en un lieu de célébration de la créativité africaine et de la jeunesse mondiale.

« Ce soir-là, le Stade Abdoulaye Wade n’était plus seulement un stade. Il était devenu la capitale de la jeunesse du monde. Le théâtre du génie créateur africain », affirme-t-il.

« Les querelles partisanes sont bien petites devant les grandes victoires d’un peuple »

Au-delà de son appréciation artistique, Mary Teuw Niane adresse un message à la classe politique sénégalaise.

Alors que les divergences politiques continuent d’alimenter le débat national, il invite à reconnaître le caractère collectif de la réussite de cette cérémonie.

« Mais les querelles partisanes sont bien petites devant les grandes victoires d’un peuple », écrit-il.

Il tient ainsi à associer à ce succès l’ensemble des acteurs ayant participé à l’organisation de l’événement.

« Car cette victoire appartient au Sénégal. Au Président de la République. Au Président du COJOJ. Aux organisateurs. Aux artistes. Aux techniciens. Aux bénévoles. À toutes celles et à tous ceux qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes », déclare le professeur.

Pour lui, la portée de cette réussite dépasse largement les frontières sénégalaises.

« Le Sénégal a gagné. L’Afrique a gagné. La jeunesse du monde a gagné », se réjouit-il.

« Une porte vient de s’ouvrir. Rien ne doit plus la refermer »

Mary Teuw Niane voit également dans l’organisation des JOJ Dakar 2026 une démonstration des capacités du continent africain à accueillir de grands événements internationaux.

« Nous avons prouvé que l’Afrique pouvait accueillir le monde, le surprendre et l’émerveiller. Nous avons démontré que les grandes compétitions internationales n’étaient pas l’apanage d’autres continents », soutient-il.

Il appelle à préserver cette dynamique et à poursuivre les ambitions ouvertes par l’organisation des Jeux.

« Une porte vient de s’ouvrir. Rien ne doit plus la refermer », insiste-t-il.

L’ancien ministre conclut sa contribution sur une note d’espoir et de fierté africaine.

« Ce soir-là, nous avons vécu un conte de fées. Mais ce n’était pas un rêve. C’était l’Afrique qui se racontait au monde. Et le monde, émerveillé, l’écoutait. »

Et d'ajouter : « Le conte est terminé. Mais le rêve, lui, ne fait que commencer. ».
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