Les déclarations de Vance visaient notamment le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, et le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir. Tous deux ont appelé Israël à ne pas se conformer aux termes de l’accord, qu’ils considèrent comme une menace pour la sécurité nationale.
Dans un entretien accordé au New York Times, le vice-président américain a estimé que certaines critiques reposaient davantage sur la méfiance que sur une analyse objective du contenu de l’accord. « Toute cette agitation en Israël est un peu étrange », a-t-il déclaré, ajoutant que de nombreux responsables israéliens semblaient relayer des informations erronées à son sujet.
J.D. Vance a également rejeté l’idée selon laquelle la force militaire pourrait constituer une réponse suffisante aux défis sécuritaires d’Israël. « Vous êtes un pays de 9 millions d'habitants. Vous ne pouvez pas simplement tuer pour résoudre tous vos problèmes de sécurité nationale », a-t-il affirmé.
Signé mercredi par le président américain Donald Trump et son homologue iranien Massoud Pezeshkian, l’accord prévoit notamment un important allègement des sanctions économiques imposées à Téhéran, en échange d’un engagement de principe concernant une future dilution de son uranium enrichi.
Toutefois, plusieurs dossiers sensibles restent en suspens. Le texte reporte en effet à une nouvelle phase de négociations, prévue sur une période de 60 jours, les discussions relatives au programme nucléaire iranien ainsi qu’à d’autres questions stratégiques majeures.
Selon J.D. Vance, ce nouveau cycle de pourparlers a officiellement débuté jeudi. Des discussions techniques pourraient être organisées dans les prochains jours, avant d’éventuelles rencontres politiques de haut niveau auxquelles le vice-président américain a indiqué vouloir participer.
Malgré les critiques persistantes en Israël, Washington affiche sa confiance dans le processus diplomatique engagé avec Téhéran et espère parvenir à un accord plus global au terme des deux prochains mois de négociations.