En affirmant lors de son discours à l’Assemblée générale de l’ONU que le Hamas n'a jamais été actif en Cisjordanie, où siège l'Autorité palestinienne, Emmanuel Macron s'est attiré une riposte cinglante de la classe politique israélienne. Les propos du chef de l'État français ne passent pas.
Dans son discours à l'assemblée générale de l'ONU, Emmanuel Macron a déploré la situation humanitaire à Gaza, ainsi que les actions d'Israël en Cisjordanie. « Quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ? », a lancé le président français. Il a déploré de voir à Gaza un « spectacle qui nous fait honte à tous », réaffirmant que bâtir une solution à deux États était la condition de la « sécurité d'aujourd'hui et de demain pour Israël et son peuple ».
La réplique en Israël a été immédiate. « L'absurdité grotesque de la déclaration d'Emmanuel Macron est stupéfiante », indique un communiqué du bureau du Premier ministre israélien. Benyamin Netanyahu a rappelé un fait tragique survenu deux jours plus tôt : l’assassinat en Cisjordanie de Netanel Shukrun, un père de famille israélo-français abattu, affirme-t-il, par un membre du Hamas, précise notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. « L’ignorance n’est pas une excuse pour effacer le sang versé », a tranché le chef du gouvernement.
Des relations tendues
Qualifiant ses propos de « honte absolue », l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, a vivement fustigé Emmanuel Macron, l’accusant de nier délibérément la présence du Hamas en Cisjordanie simplement pour s'accrocher à ses théories. L'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, lui a emboîté le pas, jugeant « difficile d'imaginer un discours plus déconnecté de la réalité que celui de Macron à l'ONU ».
Et cette indignation dépasse les clivages politiques : dans l'opposition, l'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot condamne une déclaration « déconnectée du terrain », selon ses termes, rappelant les attentats et cellules terroristes régulièrement déjoués dans la région.
Un épisode qui, selon des commentateurs en Israël, vient tendre un peu plus des relations bilatérales déjà au plus bas. Benyamin Netanyahu entretient de mauvaises relations avec Emmanuel Macron, qui a mené l'an dernier, lors de l'Assemblée générale de l'ONU, une initiative des pays occidentaux visant à reconnaître un État palestinien.
Dans son discours à l'assemblée générale de l'ONU, Emmanuel Macron a déploré la situation humanitaire à Gaza, ainsi que les actions d'Israël en Cisjordanie. « Quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ? », a lancé le président français. Il a déploré de voir à Gaza un « spectacle qui nous fait honte à tous », réaffirmant que bâtir une solution à deux États était la condition de la « sécurité d'aujourd'hui et de demain pour Israël et son peuple ».
La réplique en Israël a été immédiate. « L'absurdité grotesque de la déclaration d'Emmanuel Macron est stupéfiante », indique un communiqué du bureau du Premier ministre israélien. Benyamin Netanyahu a rappelé un fait tragique survenu deux jours plus tôt : l’assassinat en Cisjordanie de Netanel Shukrun, un père de famille israélo-français abattu, affirme-t-il, par un membre du Hamas, précise notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. « L’ignorance n’est pas une excuse pour effacer le sang versé », a tranché le chef du gouvernement.
Des relations tendues
Qualifiant ses propos de « honte absolue », l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, a vivement fustigé Emmanuel Macron, l’accusant de nier délibérément la présence du Hamas en Cisjordanie simplement pour s'accrocher à ses théories. L'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, lui a emboîté le pas, jugeant « difficile d'imaginer un discours plus déconnecté de la réalité que celui de Macron à l'ONU ».
Et cette indignation dépasse les clivages politiques : dans l'opposition, l'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot condamne une déclaration « déconnectée du terrain », selon ses termes, rappelant les attentats et cellules terroristes régulièrement déjoués dans la région.
Un épisode qui, selon des commentateurs en Israël, vient tendre un peu plus des relations bilatérales déjà au plus bas. Benyamin Netanyahu entretient de mauvaises relations avec Emmanuel Macron, qui a mené l'an dernier, lors de l'Assemblée générale de l'ONU, une initiative des pays occidentaux visant à reconnaître un État palestinien.