En Israël, la polémique enfle autour de l'enquête sur le massacre du 7-Octobre. Peut-on être juge et partie ? Car le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu va diriger la commission qui définira le mandat de cette investigation, alors qu'il pourrait lui-même faire l'objet de l'enquête. Une décision vécue comme une provocation par l'opposition et les familles de victimes, qui dénoncent une tentative de « blanchiment » politique.
Selon le site d’information Ynet, le Premier ministre israélien a été nommé à la tête de cet organe, qui se réunira dès lundi 22 décembre. L'objectif de la coalition gouvernementale est clair : remplacer la commission d’enquête indépendante, prévue par la loi, par une commission politique dont les membres seraient de fait validés par le pouvoir.
Face à la nouvelle, l’opposition fait bloc et annonce un boycott total. Yair Lapid, le chef de l’opposition, dénonce une « commission de camouflage », précise notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.
Les mots sont encore plus durs chez l'ancien chef d'état-major Yaïr Golan, le leader des démocrates, qui parle de « crime organisé sous couvert de la loi », tandis que Naftali Bennett, un autre ténor de l’opposition, résume l'absurdité de la situation : « Ceux qui doivent faire l'objet de l'enquête nomment leurs propres enquêteurs ».
Les ex-otages qualifient cette nomination de « blanchiment »
La colère gronde aussi chez les premiers concernés : plus de 200 ex-otages et proches de victimes ont signé une lettre cinglante. Ils exigent l’arrêt immédiat de ce qu'ils qualifient de « blanchiment » et réclament, sans délai, la mise sur pied d'une véritable commission d’État indépendante.
Selon des sondages, plus de 70 % des Israéliens souhaitent la création d'une commission nationale d'enquête pour établir les responsabilités dans les défaillances ayant permis au Hamas de percer la barrière - réputée inviolable - érigée autour de la bande de Gaza. Ce qui a permis au groupe palestinien de semer la mort dans le sud d'Israël le 7 octobre 2023.
Les commissions nationales d'enquête n'ont rien d'exceptionnel en Israël. Celle mise sur pied après la guerre israélo-arabe d'octobre 1973, où le pays avait été pris par surprise par une attaque conjuguée de l'Égypte et de la Syrie, avait mené à la démission du Premier ministre Golda Meir en 1974. Selon la loi, la décision de créer une commission d'enquête d'État revient au gouvernement, mais ses membres doivent être nommés par le président de la Cour suprême. Cette institution est accusée par Benyamin Netanyahu et ses alliés de lui être intrinsèquement hostile.
Le 10 novembre dernier, le Premier ministre israélien avait une nouvelle fois repoussé l'idée, devant les députés, de création d'une commission nationale d'enquête.
Selon le site d’information Ynet, le Premier ministre israélien a été nommé à la tête de cet organe, qui se réunira dès lundi 22 décembre. L'objectif de la coalition gouvernementale est clair : remplacer la commission d’enquête indépendante, prévue par la loi, par une commission politique dont les membres seraient de fait validés par le pouvoir.
Face à la nouvelle, l’opposition fait bloc et annonce un boycott total. Yair Lapid, le chef de l’opposition, dénonce une « commission de camouflage », précise notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.
Les mots sont encore plus durs chez l'ancien chef d'état-major Yaïr Golan, le leader des démocrates, qui parle de « crime organisé sous couvert de la loi », tandis que Naftali Bennett, un autre ténor de l’opposition, résume l'absurdité de la situation : « Ceux qui doivent faire l'objet de l'enquête nomment leurs propres enquêteurs ».
Les ex-otages qualifient cette nomination de « blanchiment »
La colère gronde aussi chez les premiers concernés : plus de 200 ex-otages et proches de victimes ont signé une lettre cinglante. Ils exigent l’arrêt immédiat de ce qu'ils qualifient de « blanchiment » et réclament, sans délai, la mise sur pied d'une véritable commission d’État indépendante.
Selon des sondages, plus de 70 % des Israéliens souhaitent la création d'une commission nationale d'enquête pour établir les responsabilités dans les défaillances ayant permis au Hamas de percer la barrière - réputée inviolable - érigée autour de la bande de Gaza. Ce qui a permis au groupe palestinien de semer la mort dans le sud d'Israël le 7 octobre 2023.
Les commissions nationales d'enquête n'ont rien d'exceptionnel en Israël. Celle mise sur pied après la guerre israélo-arabe d'octobre 1973, où le pays avait été pris par surprise par une attaque conjuguée de l'Égypte et de la Syrie, avait mené à la démission du Premier ministre Golda Meir en 1974. Selon la loi, la décision de créer une commission d'enquête d'État revient au gouvernement, mais ses membres doivent être nommés par le président de la Cour suprême. Cette institution est accusée par Benyamin Netanyahu et ses alliés de lui être intrinsèquement hostile.
Le 10 novembre dernier, le Premier ministre israélien avait une nouvelle fois repoussé l'idée, devant les députés, de création d'une commission nationale d'enquête.