Le Parlement iranien doit prochainement se prononcer sur un projet de loi particulièrement controversé, prévoyant une récompense financière estimée à 50 millions d’euros pour toute personne visant des personnalités étrangères de premier plan, notamment le président américain Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou ainsi que le commandant du CENTCOM Brad Cooper, selon plusieurs médias internationaux, dont i24news.
Le texte, intitulé « Action réciproque des forces militaires et sécuritaires de la République islamique », s’inscrit dans un contexte de fortes tensions géopolitiques et vise, selon ses promoteurs, à formaliser des mesures de représailles face à des menaces attribuées à des responsables étrangers.
Le président de la commission iranienne de la sécurité nationale, Ebrahim Azizi, a affirmé à la télévision d’État que certaines figures politiques devaient être « ciblées » en réponse à la mort de l’ancien guide suprême iranien Ali Khamenei.
Dans la même dynamique, le député religieux chiite Mahmoud Nabavian a confirmé la tenue prochaine du vote parlementaire, évoquant une réponse iranienne qualifiée de « dévastatrice » en cas de menace contre le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.
Cette initiative intervient également dans un climat déjà tendu, marqué par des déclarations d’un groupe iranien nommé Blood Covenant, qui aurait annoncé avoir collecté des fonds importants pour financer une prime visant notamment Donald Trump. Selon le centre de recherche américain MEMRI, ce groupe évoluerait sous influence indirecte du régime iranien.
Pour plusieurs observateurs, ces annonces relèvent autant d’une stratégie de communication politique que d’une forme de guerre psychologique destinée à envoyer un signal fort à Washington et à Tel-Aviv. Toutefois, le fait qu’elles soient relayées par des responsables politiques iraniens leur confère une portée diplomatique particulièrement sensible, susceptible d’accentuer les tensions déjà vives au Moyen-Orient et au-delà.