La mort de Saïf al-Islam Kadhafi continue de provoquer de vives réactions au sein de la classe politique libyenne et parmi les partisans de l’ancien régime. Moussa Ibrahim, dernier porte-parole officiel de Mouammar Kadhafi, a livré une déclaration virulente dans laquelle il accuse des forces internes et étrangères de vouloir saboter toute perspective de réconciliation nationale en Libye.
Selon lui, l’assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi ne relève pas d’un simple fait divers sécuritaire, mais s’inscrit dans une logique politique délibérée. « Ils l’ont tué de manière perfide. Saïf al-Islam Kadhafi voulait une Libye unie et souveraine, sûre pour l’ensemble de son peuple », a-t-il affirmé.
Moussa Ibrahim estime que cette disparition constitue un coup porté à l’avenir du pays. « Ils ont assassiné l’espoir et l’avenir, et semé la haine et le ressentiment », a-t-il déclaré, dénonçant une stratégie visant à maintenir la Libye dans un cycle de violences et de divisions. À ses yeux, « l’objectif est davantage de sang versé, une division plus profonde de la Libye, et la destruction de tout projet d’unité nationale, au service d’intérêts étrangers dans le pays ».
L’ancien porte-parole a également révélé avoir échangé récemment avec Saïf al-Islam Kadhafi, soulignant le caractère pacifique de ses préoccupations. « Je me suis entretenu avec lui il y a deux jours. Saïf al-Islam Kadhafi ne parlait que d’une Libye pacifique et de la sécurité de ses habitants », a-t-il confié.
Dans un message empreint de gravité et de solennité, Moussa Ibrahim a rendu hommage à celui qu’il considère comme une figure centrale pour l’avenir du pays. « Puisses-tu reposer dans les jardins de la félicité éternelle, ô noble et sincère fils de la Libye », a-t-il écrit, avant de conclure par une condamnation sévère de ses ennemis : « Que la malédiction de Dieu s’abatte sur les bandes de la trahison et de la perfidie, agents de puissances étrangères ».