La récente sortie du ministre de la Justice, Mme Yacine Fall, sur le dossier Farba Ngom continue de susciter débats et interrogations dans l’espace public. Au-delà du fond judiciaire, c’est surtout la lisibilité des procédures et la nature de la communication institutionnelle autour de cette affaire qui cristisent les critiques. Dans une analyse rendue publique, le chroniqueur politique Ibrahima Pouye pointe une communication qu’il juge confuse et politiquement sensible.
Farba Ngom est poursuivi pour association de malfaiteurs et détournement présumé de deniers publics, dans une affaire dont le montant évoqué atteint 125 milliards de francs CFA. Des accusations graves, aux implications judiciaires et politiques majeures.
Toutefois, la situation procédurale des mis en cause interroge. « Dans ce même dossier, Tahirou Sarr a bénéficié d’une mise en liberté, tandis que Farba Ngom demeure en détention préventive », relève Ibrahima Pouye, estimant que « ce traitement différencié suscite de légitimes interrogations au sein de l’opinion publique ». Pour le chroniqueur politique, cette configuration alimente le sentiment que « la politique politicienne dicte sa loi » dans la gestion du dossier.
Une communication source de confusion
La polémique s’est accentuée après les explications publiques évoquant des éléments matériels limités, notamment des téléphones portables et des contenus vidéo. Une communication que le chroniqueur juge maladroite. « Les explications publiques ont contribué à brouiller la compréhension du dossier », analyse-t-il.
Ibrahima Pouye insiste sur le flou entourant la nature réelle de ces vidéos : « Tout le monde parle de vidéos porno, mais s’agit-il réellement de vidéos pornographiques ou de simples vidéos liées à des clients de Sweet Beauté ? » s’interroge-t-il, estimant que l’absence de clarification juridique a nourri les amalgames et fragilisé la perception des charges financières lourdes évoquées.
Selon lui, « présentée sans clarification juridique suffisante, cette communication a alimenté des incompréhensions sur la solidité des charges évoquées », ouvrant la voie à des interprétations contradictoires et à une surenchère médiatique.
Dans son analyse, Ibrahima Pouye rappelle un principe fondamental : « Dans un État de droit, les décisions judiciaires reposent sur des éléments de procédure et d’enquête qui ne peuvent être entièrement exposés au public ». Pour autant, cette réserve ne saurait justifier, selon lui, une communication imprécise ou sensationnaliste.
Il plaide ainsi pour « une communication institutionnelle prudente, pédagogique et cohérente », estimant qu’elle est « indispensable pour préserver la confiance des citoyens et garantir la crédibilité de la justice ». À défaut, prévient-il, « la confusion et la suspicion risquent de prendre le pas sur le débat juridique ».
Dans l’affaire Farba Ngom, conclut le chroniqueur politique, la justice est attendue non seulement sur le fond des poursuites, mais aussi sur « la maîtrise, la clarté et la retenue de sa communication ».
Farba Ngom est poursuivi pour association de malfaiteurs et détournement présumé de deniers publics, dans une affaire dont le montant évoqué atteint 125 milliards de francs CFA. Des accusations graves, aux implications judiciaires et politiques majeures.
Toutefois, la situation procédurale des mis en cause interroge. « Dans ce même dossier, Tahirou Sarr a bénéficié d’une mise en liberté, tandis que Farba Ngom demeure en détention préventive », relève Ibrahima Pouye, estimant que « ce traitement différencié suscite de légitimes interrogations au sein de l’opinion publique ». Pour le chroniqueur politique, cette configuration alimente le sentiment que « la politique politicienne dicte sa loi » dans la gestion du dossier.
Une communication source de confusion
La polémique s’est accentuée après les explications publiques évoquant des éléments matériels limités, notamment des téléphones portables et des contenus vidéo. Une communication que le chroniqueur juge maladroite. « Les explications publiques ont contribué à brouiller la compréhension du dossier », analyse-t-il.
Ibrahima Pouye insiste sur le flou entourant la nature réelle de ces vidéos : « Tout le monde parle de vidéos porno, mais s’agit-il réellement de vidéos pornographiques ou de simples vidéos liées à des clients de Sweet Beauté ? » s’interroge-t-il, estimant que l’absence de clarification juridique a nourri les amalgames et fragilisé la perception des charges financières lourdes évoquées.
Selon lui, « présentée sans clarification juridique suffisante, cette communication a alimenté des incompréhensions sur la solidité des charges évoquées », ouvrant la voie à des interprétations contradictoires et à une surenchère médiatique.
Dans son analyse, Ibrahima Pouye rappelle un principe fondamental : « Dans un État de droit, les décisions judiciaires reposent sur des éléments de procédure et d’enquête qui ne peuvent être entièrement exposés au public ». Pour autant, cette réserve ne saurait justifier, selon lui, une communication imprécise ou sensationnaliste.
Il plaide ainsi pour « une communication institutionnelle prudente, pédagogique et cohérente », estimant qu’elle est « indispensable pour préserver la confiance des citoyens et garantir la crédibilité de la justice ». À défaut, prévient-il, « la confusion et la suspicion risquent de prendre le pas sur le débat juridique ».
Dans l’affaire Farba Ngom, conclut le chroniqueur politique, la justice est attendue non seulement sur le fond des poursuites, mais aussi sur « la maîtrise, la clarté et la retenue de sa communication ».