Hongrie : le Parlement adopte un amendement ouvrant la voie au départ du président de la République Tamas Sulyok

Mardi 14 Juillet 2026

Le Parlement hongrois a adopté, ce lundi 13 juillet, un amendement constitutionnel mettant fin au mandat du président Tamas Sulyok. Le texte a été approuvé par 139 voix contre 6, lors d'un vote boycotté par le parti nationaliste Fidesz de l'ancien Premier ministre Viktor Orbán, battu aux élections législatives d'avril après seize années au pouvoir.

Le nouveau Premier ministre, Peter Magyar, a salué une étape décisive dans son programme de réformes. « Nous avons achevé la réforme constitutionnelle du régime Orbán », a-t-il déclaré, promettant de démanteler « brique par brique » le système hérité de son prédécesseur.

L'amendement prévoit que le mandat de Tamas Sulyok prendra fin dès l'entrée en vigueur du texte. Un nouveau président sera ensuite élu par le Parlement pour un mandat de cinq ans. Peter Magyar a toutefois averti que si le chef de l'État refusait de signer l'amendement ou de quitter ses fonctions dans le délai de cinq jours prévu, une procédure de destitution serait engagée.

De son côté, Tamas Sulyok a dénoncé une réforme qui, selon lui, « viole les principes de l'État de droit, de la démocratie et de la séparation des pouvoirs ».

En déplacement aux États-Unis pour assister à la phase finale de la Coupe du monde de football, Viktor Orbán a appelé ses partisans à « résister si le président est évincé de force », faisant planer la menace d'une crise institutionnelle.

L'amendement, présenté comme une mesure transitoire avant l'adoption d'une nouvelle Constitution, suscite également des critiques de plusieurs organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International et Human Rights Watch, qui s'inquiètent du respect des principes démocratiques.
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