Homosexualité, santé publique et protection des mineurs : une urgence sociale et morale (Mohamed MBOW, PSYCHOLOGUE)

Lundi 9 Février 2026

Le démantèlement récent d’un réseau homosexuel à Keur Massar occupe, depuis plusieurs jours, le centre de l’actualité nationale. L’événement suscite une vague d’émotions, de réactions et de prises de position sur les réseaux sociaux. Dans cette effervescence, de nombreux discours circulent, souvent dénués de preuves factuelles, au risque de brouiller la compréhension d’une réalité pourtant grave.

Il faut le dire avec clarté : les mots ne soignent pas les maux.
Derrière les débats, les slogans et les polémiques, se cache une réalité douloureuse, marquée par des drames humains, sociaux et sanitaires.

Combien de jeunes étudiants, en quête de ressources pour achever leur parcours scolaire, ont été entraînés dans des pratiques qui les ont exposés à la violence, à l’exploitation et à la contamination au VIH, en échange d’avantages matériels dérisoires ? Combien ont sacrifié leur dignité pour survivre dans un environnement où la précarité économique devient un terreau fertile pour toutes les dérives ?

Combien de mineurs ont été manipulés, enrôlés et entraînés dans un univers où la drogue et certaines pratiques sexuelles deviennent des instruments d’asservissement ? Combien de familles ont été brisées par la souffrance, le deuil et la honte sociale ? Combien de victimes vivent aujourd’hui dans l’ombre, contraintes à un traitement médical à vie pour lutter contre une maladie contractée dans des circonstances qui relèvent de l’exploitation humaine ?

Ces réalités ne peuvent être réduites à de simples débats idéologiques. Elles posent une question fondamentale : un choix d’orientation sexuelle peut-il être placé au-dessus des impératifs de santé publique et du droit à la protection de l’enfant ?

Dans notre société, marquée par une forte religiosité et un attachement profond aux valeurs morales et culturelles, le silence des autorités religieuses face à ces enjeux interpelle. Pourquoi les khalifes, les imams et les responsables de l’Église n’ont-ils pas, avec la même vigueur, apporté une parole claire et argumentée au nom des référentiels coraniques et évangéliques ? Pourquoi le débat public est-il abandonné aux seuls acteurs médiatiques et militants ?

Il est indéniable que, depuis plusieurs années, certains intellectuels ont tenté de légitimer l’homosexualité au nom de théories sociologiques ou de principes universels. Mais aujourd’hui, les faits imposent une réflexion plus lucide et plus responsable. La tolérance, lorsqu’elle devient aveugle aux conséquences sociales et sanitaires, cesse d’être une vertu pour devenir une forme de renoncement collectif.

En tant que travailleur social, attaché à l’éthique et à la déontologie de ma profession, je ne me permets ni de juger les individus ni de discriminer les personnes. Mais je revendique le droit et le devoir de défendre les enfants, qui sont les premières victimes de ces dérives : détournement de mineurs, contamination précoce, orphelinat, traumatismes psychologiques et sociaux. Ces enfants paient le prix d’erreurs qu’ils n’ont jamais commises.

C’est au nom de cette responsabilité sociale que je plaide pour la criminalisation de l’homosexualité et pour la poursuite du démantèlement de tous les réseaux qui exploitent la vulnérabilité humaine. La promotion de la santé publique, mission partagée par les travailleurs sociaux, les agents de santé communautaire et les spécialistes de l’économie sociale et familiale, ne peut s’accommoder d’un laxisme qui met en danger l’avenir de la société.

Je préfère renoncer à mes titres et à mes diplômes plutôt que de me taire face à des arguments de tolérance qui ignorent la souffrance des victimes. La véritable responsabilité consiste à protéger les plus faibles, non à justifier des pratiques qui fragilisent le tissu social.

J’en appelle à l’Assemblée nationale, dépositaire de la souveraineté populaire, à inscrire la criminalisation de l’homosexualité au cœur du débat législatif. Même dans un contexte politique incertain, les députés doivent comprendre que le plus grand service qu’ils puissent rendre au peuple est de poser un acte fort en faveur de la protection de la société et de l’enfance.

C’est là le pacte fondamental qui lie les représentants du peuple à la nation.

En ma qualité de président de l’Alliance pour la défense de la République, je réaffirme mon engagement en faveur de la criminalisation de l’homosexualité. Car si les mots ne soignent pas les maux, seule une action politique et sociale courageuse, fondée sur nos valeurs morales et culturelles, peut contribuer à endiguer ce que beaucoup perçoivent comme un fléau menaçant l’équilibre de notre société. 

Mohamed MBOW PSYCHOLOGUE CONSEILLER
TRAVAILLEUR SOCIAL SPÉCIALISÉ... 
PRÉSIDENT DE L'ADR
MEMBRE DE LA COALITION DIOMAYE PRÉSIDENT
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