La polémique enfle autour de la nouvelle orientation du gouvernement sur la question de l’homosexualité. Prenant la parole ce mardi à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé le dépôt d’un projet de loi visant à durcir les peines réprimant les relations homosexuelles, désormais passibles de cinq à dix ans de prison. Une initiative qui, loin de calmer les esprits, suscite une vive controverse dans un contexte marqué par des vagues d’arrestations pour actes contre nature et transmission volontaire du VIH.
Pour l’Alliance pour la République, cette annonce sonne comme une volte-face politique. Dans un communiqué au ton sévère, son porte-parole, Alioune Badara Coulibaly, dénonce la ligne actuelle du Pastef, estimant qu’elle rompt avec les engagements fermes pris avant l’accession au pouvoir. « On ne criminalise plus, on pénalise durement », résume-t-il, fustigeant un changement de discours que l’opposition et plusieurs activistes jugent incohérent.
Selon l’APR, après deux années de tergiversations, le gouvernement tente de justifier ce revirement en se défaussant sur le régime précédent. À la tribune de l’Assemblée, le Premier ministre a ainsi déclaré : « Avec cette nouvelle loi, on peut avoir ce qu’on cherche. Alors que si nous criminalisons, ceux qui étaient là pendant douze ans sans jamais le faire vont chanter partout que nous bafouons les droits humains. » Une explication que le parti présidentiel d’hier qualifie de « dérobade ».
Le communiqué va plus loin et accuse le PASTEF d’avoir instrumentalisé un sujet sensible à des fins électorales. En guise d’illustration, l’APR rappelle la visite de Jean-Luc Mélenchon, lequel s’était félicité de son engagement en faveur des droits des homosexuels en France, sans provoquer de réaction ferme des nouvelles autorités. Ousmane Sonko avait même affirmé qu’« au Sénégal, le phénomène est toléré », une assertion jugée « en total décalage avec la réalité sociale et culturelle du pays ».
À l’inverse, l’APR met en avant la constance du magistère de Macky Sall. Dès 2014, ce dernier déclarait que « notre pays n’est pas prêt à dépénaliser l’homosexualité », ajoutant que le phénomène était « contraire à la religion musulmane » et qu’il ne serait pas permis tant qu’il serait président. Des propos assumés, tenus notamment devant Barack Obama, puis réitérés face au Premier ministre canadien Justin Trudeau, en invoquant la spécificité culturelle du Sénégal.
Pour Alioune Badara Coulibaly, la question reste entière : pourquoi le Pastef refuse-t-il d’aller au bout de sa promesse de criminalisation ? « De quoi a-t-il peur ? », s’interroge-t-il, rappelant que 26 pays africains criminalisent officiellement l’homosexualité.
En conclusion, l’APR estime que, malgré le discours de rupture, la nouvelle loi ne change pas le fond : « Avant, la loi punissait de un à cinq ans de prison, aujourd’hui elle passe de cinq à dix ans. Sinon, il n’y a rien qui change. » Une position qui, selon le parti, rapproche paradoxalement le Pastef de la ligne de Macky Sall, autrefois décriée mais désormais présentée comme une posture de « sagesse et de responsabilité ».
Pour l’Alliance pour la République, cette annonce sonne comme une volte-face politique. Dans un communiqué au ton sévère, son porte-parole, Alioune Badara Coulibaly, dénonce la ligne actuelle du Pastef, estimant qu’elle rompt avec les engagements fermes pris avant l’accession au pouvoir. « On ne criminalise plus, on pénalise durement », résume-t-il, fustigeant un changement de discours que l’opposition et plusieurs activistes jugent incohérent.
Selon l’APR, après deux années de tergiversations, le gouvernement tente de justifier ce revirement en se défaussant sur le régime précédent. À la tribune de l’Assemblée, le Premier ministre a ainsi déclaré : « Avec cette nouvelle loi, on peut avoir ce qu’on cherche. Alors que si nous criminalisons, ceux qui étaient là pendant douze ans sans jamais le faire vont chanter partout que nous bafouons les droits humains. » Une explication que le parti présidentiel d’hier qualifie de « dérobade ».
Le communiqué va plus loin et accuse le PASTEF d’avoir instrumentalisé un sujet sensible à des fins électorales. En guise d’illustration, l’APR rappelle la visite de Jean-Luc Mélenchon, lequel s’était félicité de son engagement en faveur des droits des homosexuels en France, sans provoquer de réaction ferme des nouvelles autorités. Ousmane Sonko avait même affirmé qu’« au Sénégal, le phénomène est toléré », une assertion jugée « en total décalage avec la réalité sociale et culturelle du pays ».
À l’inverse, l’APR met en avant la constance du magistère de Macky Sall. Dès 2014, ce dernier déclarait que « notre pays n’est pas prêt à dépénaliser l’homosexualité », ajoutant que le phénomène était « contraire à la religion musulmane » et qu’il ne serait pas permis tant qu’il serait président. Des propos assumés, tenus notamment devant Barack Obama, puis réitérés face au Premier ministre canadien Justin Trudeau, en invoquant la spécificité culturelle du Sénégal.
Pour Alioune Badara Coulibaly, la question reste entière : pourquoi le Pastef refuse-t-il d’aller au bout de sa promesse de criminalisation ? « De quoi a-t-il peur ? », s’interroge-t-il, rappelant que 26 pays africains criminalisent officiellement l’homosexualité.
En conclusion, l’APR estime que, malgré le discours de rupture, la nouvelle loi ne change pas le fond : « Avant, la loi punissait de un à cinq ans de prison, aujourd’hui elle passe de cinq à dix ans. Sinon, il n’y a rien qui change. » Une position qui, selon le parti, rapproche paradoxalement le Pastef de la ligne de Macky Sall, autrefois décriée mais désormais présentée comme une posture de « sagesse et de responsabilité ».