Haïti : la résidence du redoutable chef de gang « Lanmò San Jou » détruite par des frappes de drones

Dimanche 8 Novembre 2026

L'étau se resserre autour de Wilson Joseph, alias « Lanmò San Jou », le redoutable chef du gang des 400 Mawozo, qui contrôle plusieurs secteurs de Croix-des-Bouquets, près de Port-au-Prince. Sa résidence a été détruite dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 novembre 2026, lors d'une opération menée par les forces de sécurité haïtiennes avec l'appui de militaires salvadoriens. Cette offensive intervient alors que le chef de gang aurait déjà quitté son principal refuge face à la pression militaire.

Le puissant chef de gang haïtien Wilson Joseph, plus connu sous le surnom de « Lanmò San Jou », vient de subir un nouveau revers. Sa résidence, située dans la commune de Croix-des-Bouquets, a été réduite en ruines à la suite d'une opération des forces de sécurité.

Selon le média haïtien Le Facteur Haïti, qui cite une source policière, l'intervention a été déclenchée aux environs de 3 heures du matin, ce dimanche 8 novembre.

Des frappes de drones auraient visé le bâtiment, avec un appui aérien assuré par des hélicoptères. L'opération aurait mobilisé des unités de la Police nationale d'Haïti (PNH), de la Force de répression des gangs (FRG), de la Task Force ainsi que des militaires salvadoriens.

La destruction de cette propriété constitue un nouveau développement dans les opérations visant à affaiblir les positions du gang des 400 Mawozo.

« Lanmò San Jou » contraint de quitter son fief

Cette offensive intervient alors que Wilson Joseph aurait abandonné son principal bastion de Croix-des-Bouquets.

Selon plusieurs informations publiées dans la presse haïtienne, le chef de gang aurait été aperçu dans un autre secteur de l'agglomération de Port-au-Prince, après l'intensification des opérations terrestres et aériennes.

Le chef des 400 Mawozo fait partie des figures les plus redoutées du banditisme armé en Haïti. Son organisation est notamment accusée d'enlèvements, d'extorsions et de violences contre les populations civiles.

Les opérations menées contre son groupe se sont intensifiées après l'attaque, le 18 octobre dernier, d'un véhicule transportant quatre techniciens militaires salvadoriens dans la zone de Croix-des-Bouquets.

Depuis cette embuscade, les forces haïtiennes et leurs partenaires étrangers multiplient les interventions contre les positions attribuées aux groupes armés.

Un chef de gang qui avait sollicité une médiation de l'ONU

Quelques jours avant la destruction annoncée de sa résidence, Wilson Joseph avait adressé une lettre au secrétaire général des Nations unies pour solliciter une médiation et l'ouverture d'un dialogue.

Cette démarche intervenait alors que les affrontements entre les forces de sécurité et les gangs s'intensifiaient dans la capitale haïtienne.

Le président salvadorien Nayib Bukele a, de son côté, affiché sa détermination à poursuivre les opérations, notamment pour retrouver les quatre ressortissants de son pays portés disparus.

Une offensive dont le bilan reste inconnu

À ce stade, aucun bilan officiel des éventuelles victimes de l'opération menée contre la résidence de « Lanmò San Jou » n'a été rendu public.

La destruction du bâtiment est rapportée par plusieurs médias haïtiens, mais les circonstances exactes des frappes et l'étendue des dégâts restent à confirmer officiellement.

Aucune information ne permet non plus d'affirmer que Wilson Joseph a été blessé ou tué au cours de cette intervention.

Cette nouvelle opération illustre néanmoins la pression exercée sur les principaux chefs de gangs dans le cadre de l'offensive sécuritaire engagée à Port-au-Prince et dans ses environs.
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