Une vague d’arrestations touche depuis la fin du mois d’août les familles de plusieurs responsables de l’opposition équato-guinéenne en exil. Selon des informations publiées ce mercredi 16 septembre par Jeune Afrique, plusieurs dizaines de personnes ont été interpellées et interrogées par les services de sécurité, dans le cadre d’investigations liées à une supposée tentative de coup d’État.
Les personnes visées appartiendraient principalement aux familles de responsables de la Coalition pour la restauration d’un État démocratique (Cored), notamment de son dirigeant Salomon Abeso Ndong et de Filiberto Manale Andem, présenté comme son « chef militaire ». Des informations publiées au début du mois faisaient déjà état d’interpellations dans leur entourage après la saisie d’un conteneur au port de Bata.
D’après Jeune Afrique, plusieurs dizaines de personnes ont depuis été arrêtées puis interrogées. Certaines auraient subi des actes de torture, selon leurs proches, une allégation qui n’est pas établie de manière indépendante. Quatre personnes seraient toujours détenues au 16 septembre.
Au cours des interrogatoires, les enquêteurs auraient cherché à déterminer qui avait affrété le conteneur arrivé au port de Bata, qui devait le réceptionner et ce qu’il contenait. Les personnes interpellées auraient également été questionnées sur leurs éventuels contacts avec la Cored et sur leur connaissance d'un projet de renversement du pouvoir.
Selon le récit de Jeune Afrique, certains suspects auraient même été interrogés sur les fonctions qu’ils étaient supposés exercer dans un éventuel gouvernement après le présumé putsch. Des téléphones ont également été fouillés et la présence de messages ou de photographies de membres de la Cored aurait été retenue contre certains interpellés.
Malabo dément finalement toute tentative de putsch
L’affaire est marquée par des versions contradictoires. Au début du mois de septembre, plusieurs sources avaient rapporté que les autorités équato-guinéennes affirmaient avoir déjoué une tentative de coup d’État après avoir reçu des renseignements provenant de la partie russe. La découverte présumée d’armes dans un conteneur arrivé d’Europe au port de Bata avait alors été présentée comme un élément central du dossier.
Mais, selon Jeune Afrique, Malabo a par la suite démenti cette version. Dans un droit de réponse adressé au magazine, l’ambassadeur équato-guinéen auprès de l’Union européenne, Miguel Oyono Ndong Mifumu, a assuré que le pays n’avait « à aucun moment » été victime d’une tentative de putsch. Les autorités évoquent désormais une affaire de fraude douanière concernant notamment des produits alimentaires, des médicaments et des biens de consommation.
La Cored, de son côté, nie catégoriquement avoir préparé une opération destinée à renverser le régime de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Elle reconnaît l’expédition par Filiberto Manale Andem d’un conteneur destiné à sa famille, mais soutient que celui-ci ne renfermait que des biens de consommation.
Malgré le démenti officiel sur l’existence d’une tentative de coup d’État, les investigations et les détentions rapportées se poursuivent. Les circonstances précises des arrestations et les accusations éventuellement retenues contre les quatre personnes toujours détenues n’ont pas été détaillées publiquement.
Les personnes visées appartiendraient principalement aux familles de responsables de la Coalition pour la restauration d’un État démocratique (Cored), notamment de son dirigeant Salomon Abeso Ndong et de Filiberto Manale Andem, présenté comme son « chef militaire ». Des informations publiées au début du mois faisaient déjà état d’interpellations dans leur entourage après la saisie d’un conteneur au port de Bata.
D’après Jeune Afrique, plusieurs dizaines de personnes ont depuis été arrêtées puis interrogées. Certaines auraient subi des actes de torture, selon leurs proches, une allégation qui n’est pas établie de manière indépendante. Quatre personnes seraient toujours détenues au 16 septembre.
Au cours des interrogatoires, les enquêteurs auraient cherché à déterminer qui avait affrété le conteneur arrivé au port de Bata, qui devait le réceptionner et ce qu’il contenait. Les personnes interpellées auraient également été questionnées sur leurs éventuels contacts avec la Cored et sur leur connaissance d'un projet de renversement du pouvoir.
Selon le récit de Jeune Afrique, certains suspects auraient même été interrogés sur les fonctions qu’ils étaient supposés exercer dans un éventuel gouvernement après le présumé putsch. Des téléphones ont également été fouillés et la présence de messages ou de photographies de membres de la Cored aurait été retenue contre certains interpellés.
Malabo dément finalement toute tentative de putsch
L’affaire est marquée par des versions contradictoires. Au début du mois de septembre, plusieurs sources avaient rapporté que les autorités équato-guinéennes affirmaient avoir déjoué une tentative de coup d’État après avoir reçu des renseignements provenant de la partie russe. La découverte présumée d’armes dans un conteneur arrivé d’Europe au port de Bata avait alors été présentée comme un élément central du dossier.
Mais, selon Jeune Afrique, Malabo a par la suite démenti cette version. Dans un droit de réponse adressé au magazine, l’ambassadeur équato-guinéen auprès de l’Union européenne, Miguel Oyono Ndong Mifumu, a assuré que le pays n’avait « à aucun moment » été victime d’une tentative de putsch. Les autorités évoquent désormais une affaire de fraude douanière concernant notamment des produits alimentaires, des médicaments et des biens de consommation.
La Cored, de son côté, nie catégoriquement avoir préparé une opération destinée à renverser le régime de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Elle reconnaît l’expédition par Filiberto Manale Andem d’un conteneur destiné à sa famille, mais soutient que celui-ci ne renfermait que des biens de consommation.
Malgré le démenti officiel sur l’existence d’une tentative de coup d’État, les investigations et les détentions rapportées se poursuivent. Les circonstances précises des arrestations et les accusations éventuellement retenues contre les quatre personnes toujours détenues n’ont pas été détaillées publiquement.