Guinée : Mamadi Doumbouya met fin à des décennies d'incertitude foncière à Simbaya et sur l'île de Kassa

Samedi 24 Octobre 2026

.


Le président guinéen Mamadi Doumbouya a annoncé le déclassement des réserves foncières de la zone industrielle de Simbaya, à Wanindara, et de l'île de Kassa. Prise par décret le 16 octobre 2026, cette décision vise à régulariser la situation des familles installées depuis plusieurs décennies sur ces terres, longtemps confrontées à la menace d'expulsion. Le chef de l'État promet également la construction d'infrastructures sociales de base dans les zones concernées.

Dans une déclaration adressée à ses compatriotes, le président Mamadi Doumbouya est revenu sur sa visite effectuée le lundi 19 octobre auprès des populations de Simbaya, à Wanindara. Une rencontre marquée, selon lui, par le soulagement des habitants après plusieurs années d'incertitude concernant leur situation foncière.

« J'ai vu des visages que l'attente avait marqués, mais que l'espoir n'avait jamais quittés. J'ai entendu vos chants, j'ai serré vos mains, j'ai lu dans vos yeux la joie de ceux qui, après des décennies d'incertitude, retrouvent enfin la paix du foyer », a déclaré le chef de l'État.

Mamadi Doumbouya a reconnu que de nombreuses familles avaient vécu pendant des générations sur ces terres sans disposer de garanties suffisantes quant à leur avenir.

« Pendant trop longtemps, des familles entières ont vécu sur ces terres sans jamais savoir si le lendemain leur appartiendrait. Des générations y sont nées, y ont grandi, y ont bâti leur vie à la sueur de leur front, dans la crainte permanente d'être un jour chassées », a-t-il souligné.

« Ce n'est pas une faveur, c'est un droit »
Pour mettre fin à cette situation, le président guinéen a signé, le 16 octobre 2026, un décret portant déclassement des réserves foncières de la zone industrielle de Simbaya et de l'île de Kassa.

Selon les autorités, les terrains concernés feront l'objet d'opérations de restructuration, de régularisation et d'aménagement au profit de leurs occupants. « Cette injustice, l'État l'avait laissée sans réponse. Elle est désormais réparée », a affirmé Mamadi Doumbouya.

Le chef de l'État a insisté sur la portée sociale de cette décision, qu'il présente comme une mesure de justice en faveur des populations. « Ce n'est pas une faveur : c'est un droit que la République vous restitue », a-t-il déclaré.

Des routes, des écoles et des centres de santé annoncés

Au-delà de la régularisation foncière, Mamadi Doumbouya a annoncé un programme d'aménagement destiné à améliorer les conditions de vie des habitants.

Après les opérations de lotissement qui seront conduites par le ministère chargé de l'Urbanisme, de l'Habitat et de l'Aménagement du territoire, l'État prévoit notamment la construction de routes, d'établissements scolaires, de centres de santé, de terrains de sport et d'aires de jeux. « Un quartier ne se résume pas à des parcelles ; c'est un lieu de vie, de dignité et d'avenir », a rappelé le président guinéen.

Ces investissements devraient accompagner la transformation des zones concernées en espaces urbains mieux structurés et dotés d'équipements collectifs.


Le président guinéen a également adressé un message aux populations confrontées à des situations similaires dans d'autres localités du pays. Il a assuré que les dossiers fonciers en suspens feront l'objet d'un examen attentif de la part des autorités. « À tous nos compatriotes qui, à Conakry comme à l'intérieur du pays, vivent encore une situation semblable, je dis ceci : vous n'êtes pas oubliés. Chaque dossier sera examiné avec rigueur et équité. Personne ne sera laissé au bord du chemin », a-t-il promis.

Pour Mamadi Doumbouya, cette politique de régularisation foncière s'inscrit dans une vision plus large du développement économique et social de la Guinée.

« Il n'y a pas de développement véritable sans justice sociale, et pas de justice sociale sans un État qui protège les plus vulnérables », a-t-il soutenu.

Le chef de l'État a enfin appelé les Guinéens à préserver la cohésion nationale et la fraternité entre les communautés.

« Ensemble, préservons ce qui fait notre force : le vivre-ensemble, la fraternité entre nos communautés, et la conviction que la République de Guinée est une et indivisible. Sa terre appartient à tous ses enfants », a-t-il insisté.

Dans la même rubrique :