Guinée : Ibrahima Sory Tounkara nommé ministre de la Justice dans un gouvernement remanié

Mardi 3 Février 2026

Le président guinéen, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à une nomination partielle de son gouvernement, marquée par des changements significatifs dans les ministères clés de la Justice, de la Sécurité et des Finances, selon un décret lu lundi soir sur la télévision nationale.

Parmi ces changements, le ministère de la Justice attire particulièrement l’attention avec la nomination d’Ibrahima Sory Tounkara. Ancien président du tribunal ayant jugé le massacre du 28 septembre 2009 à Conakry, M. Tounkara a dirigé le procès qui a conduit, en juillet 2024, à la condamnation de l’ex-dictateur Moussa Dadis Camara à vingt ans de prison pour crimes contre l’humanité. Sa nomination à la tête du ministère de la Justice envoie un signal fort sur la volonté du gouvernement de renforcer l’État de droit et la continuité judiciaire dans le pays.

Dans ce nouveau rôle, Ibrahima Sory Tounkara devra superviser la réforme de la justice guinéenne, assurer l’indépendance et l’efficacité des institutions judiciaires, tout en faisant face aux attentes d’une population marquée par des décennies d’impunité et d’injustices historiques.

Le gouvernement partiellement nommé compte 18 ministres et 2 secrétaires généraux, avec également des changements à la tête des ministères de la Sécurité et des Finances. Ces nominations s’inscrivent dans le cadre du premier gouvernement officiel de la présidence de Mamadi Doumbouya, élu le 28 décembre dernier pour un mandat de sept ans, après avoir pris le pouvoir par la force en septembre 2021.

Le Premier ministre Amadou Oury Bah, reconfirmé à ses fonctions, reste chargé de piloter cette équipe, dans laquelle le profil et l’expérience de Ibrahima Sory Tounkara au sein du système judiciaire guinéen devrait inspirer confiance et donner une orientation forte à la réforme de la justice.

Cette nomination apparaît ainsi comme un geste symbolique et stratégique, témoignant de la volonté du président Doumbouya de consolider l’autorité de l’État tout en mettant l’accent sur la justice et la responsabilité historique.

(Avec AFP)

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