La Guinée est en danger, le destin du pays est en péril, l’éclatement du château d’eau de l’Afrique de l’ouest est imminent. C’est du moins ce que laisse entrevoir les derniers développements de la situation politique à Conakry où des troubles sont notés au quotidien avec ses cortèges de morts, tués par les forces de l’ordre qui tirent sans pitié sur les militants de l’opposition qui manifestent dans les rues de la capitale pour réclamer le respect des accords politiques, conclus au mois d’août dernier pour mettre fin aux troubles qui avaient suivi la proclamation des élections locales de février 2017.
On se rappelle qu’à l’occasion de ces élections, plusieurs procès verbaux dont les résultats étaient favorables à l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, comme à Kindia ou dans la capitale Conakry, avaient été falsifiés en faveur du RPG de Alpha Con-dé au pouvoir, lors de leur transfert vers la commission de centralisation des résultats. Cela avait provoqué de violentes manifestations dans les rues de Conakry et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Après plusieurs mois de violences qui avaient fait une dizaine de morts dans les rangs de l’opposition, froidement assassinés par les balles de forces de l’ordre et des dégâts matériels impor-tants, lors de ces manifestations, le pouvoir acculé de toute part avait initié des négociations de sortie de crise avec l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, principale force de l’opposition.
Ces accords conclus stipulaient, entre autres, la restitution de la mairie hautement stratégique de Kindia que le pouvoir avait voulue confisquée à l’UFDG. Mais coup de théâtre: lors de l’installation des conseil-lers communaux, c’est un maire, issu de l’UDG, un parti anonyme qui n’avait même pas cinq con-seillers, qui a été installé à la tête de cette mairie avec la complicité du RPG au pouvoir au détriment de l’UFDG. C’est cette goutte qui a fait déborder le vase et a amené les opposants à reprendre la rue, mais cette fois-ci avec plus de détermination d’en finir avec le pouvoir dictatorial de Alpha Condé.
Et face à la détermination affichée de Cellou Diallo qui veut aller jusqu’au bout pour amener le gouvernement à faire respecter la Constitution du pays qui reconnait le droit de marche, le locataire du palais Sékoutoureya a choisi la répression comme c’est toujours le cas depuis son arrivée à la tête de la Guinée. Conakry et certaines villes de l’intérieur du pays comme Kindia sont à feu et à sang. Et chaque jour, la liste des morts par balles s’allonge un peu plus et toutes les victimes sont d’une même communauté ; les peuls. Les forces de l’ordre tirent impunément chaque jour sur les foules dans les quartiers dits de l’axe (Bambété, Cosa, Wanindara,… ), dans la banlieue de Conakry, habités par les peuls et y détruit toute maison ou boutique sur leur passage. La liste des morts a dépassé la barre des cents et pourraient atteindre bientôt 200, c’est-à-dire dépassera bientôt le nombre de per-sonnes qui avaient été tuées, lors du carnage du stade du 28 septembre de 2008, une tuerie qui avait été orchestrée par la junte militaire dirigée par Moussa Dadis Camara. Même la vie de Cellou Dalein Diallo est aujourd’hui en danger. En témoigne les balles que son véhicule a essuyées il y a deux semaines, au rond-point Bellevue qui avaient perforé son par-brise.
Et ni la CEDEAO ni l’Union africaine ni l’Onu ou moins encore la CPI ne pipent mot par rapport à cette situation qui pourrait basculer la Guinée dans une guerre civile qui pointe déjà le nez à l’horizon. Cette guerre est d’autant plus plausible que Alpha Condé prépare un coup d’état constitutionnel pour pouvoir s’offrir un troisième mandat en 2020 qui marque la fin de ce son second et dernier mandat.
D’ailleurs, c’est pour cette éventualité qu’il veuille, à tout prix, contrôler les collectivités les plus significatives du pays. En fait, les maires sont des acteurs très puissants dans les processus électoraux en Guinée. Celui qui contrôle les mairies en Guinée peut facilement frauder lors des élections, reconnaissent tous les observateurs de la scène politique guinéenne. Et avant la prési-dentielle de 2020, il y a les législatives en 2019 dont l’issue déterminera forcément la présidentielle. Autrement, celui qui gagnera ces législatives remportera, à coup sûr, la présidentielle. Aussi Condé essaie d’inverser les résultats des communales qui ont vu son parti perdre une bonne partie des grandes villes du pays dont la capitale Conakry et Kindia qui polarisent la Basse Côte, c’est-à-dire la Guinée-maritime, habitée par les soussous, contrée sans le soutien de laquelle personne ne peut gagner des élections en Guinée.
La situation en Guinée se résume à ce scénario vrai et qui suscite la haine du pouvoir: Cellou Dalein Diallo est le plus populaire en Guinée, il contrôle près de 60% de l’électorat du pays et il fait face à Alpha Condé qui est au pouvoir mais qui sait qu’il peut perdre à tout moment un pouvoir qu’il ne veut pas lâcher face à son adversaire.
L’autre sous-bassement des tueries et destructions de biens matériels (maisons et boutiques) est incontestablement la haine des malinkés contre les peuls qui date depuis les années de l’indépendance du pays, amplifiée par le régime de Alpha Condé qui y trouve un moyen de subsis-tance certain. Et les malinkés contrôlent tous les appareils de la sécurité du pays: armée, police et gendarmerie.
Et aujourd’hui l’opposition significative guinéenne au régime de Alpha Condé est incarnée par les peuls. C’est ce qui fait qu’à chaque marche de l’opposition, les forces de l’ordre (malinkés) tirent sans hésiter sur les manifestants et bénéficient d’une impunité totale. Comme men-tionné plus haut, plus de 100 personnes ont été tuées par les forces de l’ordre dans les rues de Cona-kry, depuis la prise du pouvoir par Alpha Condé, mais il n’y a jamais eu d’enquête pour identifier les auteurs et les traduire devant les tribunaux. Jusqu’à quand cela va durer ? Jusqu’à quand ce régime de Alpha Condé et ses soldats dépourvus de toute conscience humaine continueront à tuer les pauvres peuls dans les rues de Conakry et détruire leurs maisons et boutiques ?
Aux dernières nouvelles, on apprend que les forces de l’ordre qui ont investi le quartier de Wanin-dara, depuis avant-hier, pour venger un de leur collègue lynché par les populations, ont humilié des femmes peules en tirant leurs seins et déshabillées certaines. Donc la CPI est directement interpellée.
Mamadou Alpha Diallo (infos15.com)
On se rappelle qu’à l’occasion de ces élections, plusieurs procès verbaux dont les résultats étaient favorables à l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, comme à Kindia ou dans la capitale Conakry, avaient été falsifiés en faveur du RPG de Alpha Con-dé au pouvoir, lors de leur transfert vers la commission de centralisation des résultats. Cela avait provoqué de violentes manifestations dans les rues de Conakry et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Après plusieurs mois de violences qui avaient fait une dizaine de morts dans les rangs de l’opposition, froidement assassinés par les balles de forces de l’ordre et des dégâts matériels impor-tants, lors de ces manifestations, le pouvoir acculé de toute part avait initié des négociations de sortie de crise avec l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, principale force de l’opposition.
Ces accords conclus stipulaient, entre autres, la restitution de la mairie hautement stratégique de Kindia que le pouvoir avait voulue confisquée à l’UFDG. Mais coup de théâtre: lors de l’installation des conseil-lers communaux, c’est un maire, issu de l’UDG, un parti anonyme qui n’avait même pas cinq con-seillers, qui a été installé à la tête de cette mairie avec la complicité du RPG au pouvoir au détriment de l’UFDG. C’est cette goutte qui a fait déborder le vase et a amené les opposants à reprendre la rue, mais cette fois-ci avec plus de détermination d’en finir avec le pouvoir dictatorial de Alpha Condé.
Et face à la détermination affichée de Cellou Diallo qui veut aller jusqu’au bout pour amener le gouvernement à faire respecter la Constitution du pays qui reconnait le droit de marche, le locataire du palais Sékoutoureya a choisi la répression comme c’est toujours le cas depuis son arrivée à la tête de la Guinée. Conakry et certaines villes de l’intérieur du pays comme Kindia sont à feu et à sang. Et chaque jour, la liste des morts par balles s’allonge un peu plus et toutes les victimes sont d’une même communauté ; les peuls. Les forces de l’ordre tirent impunément chaque jour sur les foules dans les quartiers dits de l’axe (Bambété, Cosa, Wanindara,… ), dans la banlieue de Conakry, habités par les peuls et y détruit toute maison ou boutique sur leur passage. La liste des morts a dépassé la barre des cents et pourraient atteindre bientôt 200, c’est-à-dire dépassera bientôt le nombre de per-sonnes qui avaient été tuées, lors du carnage du stade du 28 septembre de 2008, une tuerie qui avait été orchestrée par la junte militaire dirigée par Moussa Dadis Camara. Même la vie de Cellou Dalein Diallo est aujourd’hui en danger. En témoigne les balles que son véhicule a essuyées il y a deux semaines, au rond-point Bellevue qui avaient perforé son par-brise.
Et ni la CEDEAO ni l’Union africaine ni l’Onu ou moins encore la CPI ne pipent mot par rapport à cette situation qui pourrait basculer la Guinée dans une guerre civile qui pointe déjà le nez à l’horizon. Cette guerre est d’autant plus plausible que Alpha Condé prépare un coup d’état constitutionnel pour pouvoir s’offrir un troisième mandat en 2020 qui marque la fin de ce son second et dernier mandat.
D’ailleurs, c’est pour cette éventualité qu’il veuille, à tout prix, contrôler les collectivités les plus significatives du pays. En fait, les maires sont des acteurs très puissants dans les processus électoraux en Guinée. Celui qui contrôle les mairies en Guinée peut facilement frauder lors des élections, reconnaissent tous les observateurs de la scène politique guinéenne. Et avant la prési-dentielle de 2020, il y a les législatives en 2019 dont l’issue déterminera forcément la présidentielle. Autrement, celui qui gagnera ces législatives remportera, à coup sûr, la présidentielle. Aussi Condé essaie d’inverser les résultats des communales qui ont vu son parti perdre une bonne partie des grandes villes du pays dont la capitale Conakry et Kindia qui polarisent la Basse Côte, c’est-à-dire la Guinée-maritime, habitée par les soussous, contrée sans le soutien de laquelle personne ne peut gagner des élections en Guinée.
La situation en Guinée se résume à ce scénario vrai et qui suscite la haine du pouvoir: Cellou Dalein Diallo est le plus populaire en Guinée, il contrôle près de 60% de l’électorat du pays et il fait face à Alpha Condé qui est au pouvoir mais qui sait qu’il peut perdre à tout moment un pouvoir qu’il ne veut pas lâcher face à son adversaire.
L’autre sous-bassement des tueries et destructions de biens matériels (maisons et boutiques) est incontestablement la haine des malinkés contre les peuls qui date depuis les années de l’indépendance du pays, amplifiée par le régime de Alpha Condé qui y trouve un moyen de subsis-tance certain. Et les malinkés contrôlent tous les appareils de la sécurité du pays: armée, police et gendarmerie.
Et aujourd’hui l’opposition significative guinéenne au régime de Alpha Condé est incarnée par les peuls. C’est ce qui fait qu’à chaque marche de l’opposition, les forces de l’ordre (malinkés) tirent sans hésiter sur les manifestants et bénéficient d’une impunité totale. Comme men-tionné plus haut, plus de 100 personnes ont été tuées par les forces de l’ordre dans les rues de Cona-kry, depuis la prise du pouvoir par Alpha Condé, mais il n’y a jamais eu d’enquête pour identifier les auteurs et les traduire devant les tribunaux. Jusqu’à quand cela va durer ? Jusqu’à quand ce régime de Alpha Condé et ses soldats dépourvus de toute conscience humaine continueront à tuer les pauvres peuls dans les rues de Conakry et détruire leurs maisons et boutiques ?
Aux dernières nouvelles, on apprend que les forces de l’ordre qui ont investi le quartier de Wanin-dara, depuis avant-hier, pour venger un de leur collègue lynché par les populations, ont humilié des femmes peules en tirant leurs seins et déshabillées certaines. Donc la CPI est directement interpellée.
Mamadou Alpha Diallo (infos15.com)