Un scandale politico-diplomatique agite la capitale bissau-guinéenne depuis plusieurs jours. Au cœur de la polémique : une somme de 30 000 dollars, soit plus de 15 millions de francs CFA, qui aurait été déposée dans la chambre d’un membre d’une mission des chefs d’état-major des armées de la CEDEAO en visite à Bissau, rapporte confidentielafrique.
Selon des informations relayées par la Radio Télévision Portugaise (RTP), citant des sources jugées crédibles, l’argent aurait été découvert sur le lit du chef d’état-major du Ghana, membre de la délégation régionale dépêchée dans le cadre des efforts visant à favoriser un retour à l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau.
D’après la même source, l’officier ghanéen aurait immédiatement signalé l’incident au chef de la mission. Ce dernier aurait alors exigé l’accès aux images des caméras de surveillance de l’hôtel où séjournait la délégation. L’exploitation des enregistrements aurait permis d’identifier un membre du protocole du Premier ministre Ilidio Vieira Té comme principal suspect dans cette affaire.
L’homme cité serait un proche du pouvoir en place. Ilidio Vieira Té est considéré comme l’un des collaborateurs les plus influents du président Umaro Sissoco Embaló. Il occupe également le poste de ministre des Finances et avait dirigé la campagne présidentielle du chef de l’État lors du scrutin controversé du 23 novembre dernier.
Démentis et tensions politiques
Face à l’ampleur prise par cette affaire sur les réseaux sociaux et dans certains médias internationaux, les autorités de transition ont rapidement réagi. Dans un communiqué publié lundi, le Conseil national de transition a rejeté les accusations et dénoncé ce qu’il qualifie de campagne de désinformation. Les responsables ont également pris pour cible la journaliste de la RTP à l’origine des révélations.
Pour l’heure, la délégation des chefs d’état-major de la CEDEAO n’a fait aucune déclaration publique concernant cette affaire, alimentant davantage les spéculations.
Des relations déjà tendues avec la CEDEAO
Cette polémique intervient dans un contexte de relations souvent compliquées entre les autorités bissau-guinéennes et les organisations régionales chargées d’accompagner le processus politique du pays.
Les tensions avaient notamment culminé lorsque l’ancien président Umaro Sissoco Embaló avait ordonné l’expulsion d’une mission conjointe de la CEDEAO et des Nations unies venue évaluer la situation politique à l’approche de la fin de son mandat.
Alors que les médiateurs régionaux poursuivent leurs efforts pour favoriser une transition politique apaisée, cette affaire de présumé pot-de-vin risque de compliquer davantage le dialogue entre Bissau et ses partenaires ouest-africains.
Selon des informations relayées par la Radio Télévision Portugaise (RTP), citant des sources jugées crédibles, l’argent aurait été découvert sur le lit du chef d’état-major du Ghana, membre de la délégation régionale dépêchée dans le cadre des efforts visant à favoriser un retour à l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau.
D’après la même source, l’officier ghanéen aurait immédiatement signalé l’incident au chef de la mission. Ce dernier aurait alors exigé l’accès aux images des caméras de surveillance de l’hôtel où séjournait la délégation. L’exploitation des enregistrements aurait permis d’identifier un membre du protocole du Premier ministre Ilidio Vieira Té comme principal suspect dans cette affaire.
L’homme cité serait un proche du pouvoir en place. Ilidio Vieira Té est considéré comme l’un des collaborateurs les plus influents du président Umaro Sissoco Embaló. Il occupe également le poste de ministre des Finances et avait dirigé la campagne présidentielle du chef de l’État lors du scrutin controversé du 23 novembre dernier.
Démentis et tensions politiques
Face à l’ampleur prise par cette affaire sur les réseaux sociaux et dans certains médias internationaux, les autorités de transition ont rapidement réagi. Dans un communiqué publié lundi, le Conseil national de transition a rejeté les accusations et dénoncé ce qu’il qualifie de campagne de désinformation. Les responsables ont également pris pour cible la journaliste de la RTP à l’origine des révélations.
Pour l’heure, la délégation des chefs d’état-major de la CEDEAO n’a fait aucune déclaration publique concernant cette affaire, alimentant davantage les spéculations.
Des relations déjà tendues avec la CEDEAO
Cette polémique intervient dans un contexte de relations souvent compliquées entre les autorités bissau-guinéennes et les organisations régionales chargées d’accompagner le processus politique du pays.
Les tensions avaient notamment culminé lorsque l’ancien président Umaro Sissoco Embaló avait ordonné l’expulsion d’une mission conjointe de la CEDEAO et des Nations unies venue évaluer la situation politique à l’approche de la fin de son mandat.
Alors que les médiateurs régionaux poursuivent leurs efforts pour favoriser une transition politique apaisée, cette affaire de présumé pot-de-vin risque de compliquer davantage le dialogue entre Bissau et ses partenaires ouest-africains.