Le retour annoncé d’Umaro Sissoco Embaló en Guinée-Bissau prend une nouvelle tournure. À trois jours de la date annoncée par l’ancien président pour regagner le pays, le Haut Commandement Militaire pour le Rétablissement de la Sécurité Nationale et de l’Ordre Public affirme qu’« il n’existe aucune condition de sécurité » permettant de garantir son retour sur le territoire national.
Dans un communiqué publié ce jeudi 1er octobre à Bissau, le commandement militaire annonce ainsi l’interdiction du retour de l’ancien chef de l’État, destitué après la prise de pouvoir militaire du 26 novembre 2025.
Selon l’armée, cette décision intervient après une analyse de « la situation nationale et du contexte sécuritaire ». Elle serait motivée, précise le communiqué n° 07/ACM/2026, exclusivement par « des raisons de sécurité nationale, de préservation de l’ordre public et de prévention des situations susceptibles de compromettre la stabilité ».
Exclusif.net avait révélé le désarmement de la garde présidentielle http://xfru.it/70M48Y
Cette décision intervient dans un climat particulièrement tendu à Bissau. Exclusif.net avait révélé dès le 29 septembre le désarmement d’éléments de la garde présidentielle du général Horta N’Tam, à quelques jours du retour annoncé d’Umaro Sissoco Embaló.
Cette information intervient alors que plusieurs sources faisaient état de mouvements et de mécontentements au sein de la garde présidentielle. Des militaires, dont des officiers, auraient été désarmés et placés sous contrôle au quartier général des forces armées.
Le ministère de l’Intérieur avait toutefois tenté de calmer les inquiétudes. Son porte-parole, Agostinho Tonecas Djata, avait assuré qu’il n’y avait « pas de situation alarmante au point de créer la panique à Bissau », présentant les mouvements de personnel comme des affectations normales au sein des forces de défense et de sécurité.
Ces événements ont néanmoins alimenté les interrogations sur les rapports de force au sein de l’appareil sécuritaire et de l’État, alors que le retour d’Embaló était annoncé pour le 4 octobre. L’ancien président avait confirmé son intention de rentrer au pays et de participer à la présidentielle prévue le 6 décembre.
Manifestations et rassemblements interdits
Dans son communiqué de ce jeudi, le Haut Commandement militaire rappelle par ailleurs que les manifestations et les rassemblements politiques restent interdits dans le cadre de la transition politique.
L’armée prévient que toute désobéissance à ces mesures sera sanctionnée conformément à la loi. Elle appelle dans le même temps la population ainsi que la communauté internationale « au calme et à la coopération » afin de préserver la paix et l’ordre public.
À trois jours de la date annoncée pour le retour d’Umaro Sissoco Embaló, la situation demeure donc incertaine à Bissau. Le désarmement signalé au sein de la garde présidentielle, les mouvements de troupes rapportés ces derniers jours et désormais l’interdiction officielle du retour de l’ancien président placent la transition bissau-guinéenne sous une forte tension sécuritaire et politique.
Dans un communiqué publié ce jeudi 1er octobre à Bissau, le commandement militaire annonce ainsi l’interdiction du retour de l’ancien chef de l’État, destitué après la prise de pouvoir militaire du 26 novembre 2025.
Selon l’armée, cette décision intervient après une analyse de « la situation nationale et du contexte sécuritaire ». Elle serait motivée, précise le communiqué n° 07/ACM/2026, exclusivement par « des raisons de sécurité nationale, de préservation de l’ordre public et de prévention des situations susceptibles de compromettre la stabilité ».
Exclusif.net avait révélé le désarmement de la garde présidentielle http://xfru.it/70M48Y
Cette décision intervient dans un climat particulièrement tendu à Bissau. Exclusif.net avait révélé dès le 29 septembre le désarmement d’éléments de la garde présidentielle du général Horta N’Tam, à quelques jours du retour annoncé d’Umaro Sissoco Embaló.
Cette information intervient alors que plusieurs sources faisaient état de mouvements et de mécontentements au sein de la garde présidentielle. Des militaires, dont des officiers, auraient été désarmés et placés sous contrôle au quartier général des forces armées.
Le ministère de l’Intérieur avait toutefois tenté de calmer les inquiétudes. Son porte-parole, Agostinho Tonecas Djata, avait assuré qu’il n’y avait « pas de situation alarmante au point de créer la panique à Bissau », présentant les mouvements de personnel comme des affectations normales au sein des forces de défense et de sécurité.
Ces événements ont néanmoins alimenté les interrogations sur les rapports de force au sein de l’appareil sécuritaire et de l’État, alors que le retour d’Embaló était annoncé pour le 4 octobre. L’ancien président avait confirmé son intention de rentrer au pays et de participer à la présidentielle prévue le 6 décembre.
Manifestations et rassemblements interdits
Dans son communiqué de ce jeudi, le Haut Commandement militaire rappelle par ailleurs que les manifestations et les rassemblements politiques restent interdits dans le cadre de la transition politique.
L’armée prévient que toute désobéissance à ces mesures sera sanctionnée conformément à la loi. Elle appelle dans le même temps la population ainsi que la communauté internationale « au calme et à la coopération » afin de préserver la paix et l’ordre public.
À trois jours de la date annoncée pour le retour d’Umaro Sissoco Embaló, la situation demeure donc incertaine à Bissau. Le désarmement signalé au sein de la garde présidentielle, les mouvements de troupes rapportés ces derniers jours et désormais l’interdiction officielle du retour de l’ancien président placent la transition bissau-guinéenne sous une forte tension sécuritaire et politique.